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Citations d’un auteur français
Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls…
« Au milieu d’un monde à la dérive, nous sommes seuls. Nous sommes tragiquement seuls. Nous n’avons rien à voir avec toutes les formules commodes qui permettent toujours d’entrer dans une des chapelles bien étiquetées de l’échiquier politique. Nous naviguons sur une mer inconnue et personne ne peut comprendre vers quels continents nous cinglons. Nous ne sommes à l’aise nulle part. Mais si chaque parti nous est étranger, chaque militant reste notre frère. Un véritable activiste refuse toutes les formations de l’heure mais il accepte tous les hommes de courage. Et c’est pourquoi nous sommes joyeusement seuls.
C’est justement parce que nous refusons toutes les compromissions et toutes les manœuvres que nous serons le plus pur métal de l’alliage de demain. »
Jean Mabire
La torche et le glaive, éditions Libres opinions, 1994
Concernant les Européens, tout montre selon moi…
« Concernant les Européens, tout montre selon moi qu’ils seront contraints d’affronter à l’avenir des défis immenses et des catastrophes redoutables qui ne sont pas seulement celles de l’immigration. Dans ces épreuves, l’occasion leur sera donnée de renaître et de se retrouver eux-mêmes. Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dormition. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011
La tradition est un choix, un murmure…
« La tradition est un choix, un murmure des temps anciens et du futur. Elle me dit qui je suis.
Elle me dit que je suis de quelque part.
Je suis du pays de l’arbre et de la forêt, du chêne et du sanglier, de la vigne et des toits pentus, des chansons de geste et des contes de fées, du solstice d’hiver et de la Saint-Jean d’été, des enfants blonds et des regards clairs, de l’action opiniâtre et des rêves fous, des conquêtes et de la sagesse. Je suis du pays où l’on fait ce que l’on doit parce qu’on se doit d’abord à soi-même.
Voilà pourquoi je suis un cœur rebelle. Rebelle par fidélité. »
Dominique Venner
Le cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014
Il ne s’agit pas de le nier, cet autre…
« Il ne s’agit pas de le nier, cet autre. C’est à lui que nous devons d’exister en tant que communauté singulière, en tant que non-autre, selon l’arithmétique de l’identité, qui procède par discrimination et retranchement, mais de constater que lui seul a désormais droit de cité. Il a pris toute la place. C’est la seule parole autorisée. Assorti d’une majuscule, l’Autre est devenu, sous les espèces de l’idéologie des droits de l’homme et de l’antiracisme, une logomachie d’autant plus tyrannique qu’elle est philosophiquement inconsistante. »
François Bousquet
L’idéologie Big Other, les autres avant les nôtres, allocution au troisième colloque de l’Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 9 avril 2016.
Pour moi, se vouloir Normand n’a jamais été…
« Pour moi, se vouloir Normand n’a jamais été un repli frileux sur notre seule terre et notre seul peuple. Nous existons certes, à nuls autres semblables, mais il s’est toujours noué d’étranges connivences privilégiées avec nos voisins, même si nous devions parfois durement nous heurter au cours d’un millénaire et même davantage. »
Jean Mabire
La Varende entre nous, éditions Présence de La Varende, 1999
Nous luttons pour que les hommes restent fidèles…
« Nous luttons pour que les hommes restent fidèles à leur nature profonde, pour qu’ils s’épanouissent dans tous les domaines, pour qu’ils continuent à former des communautés « à l’échelle humaine », de la famille à l’Europe, de l’usine à la région. Nous luttons contre le temps des robots que nous préparent ensemble les techniciens du monde communiste et ceux du monde capitaliste. Nous refusons « les temps modernes » parce qu’ils procèdent d’une même vision illusoire et irréelle. »
Jean Mabire
La torche et le glaive, éditions Libres opinions, 1994
Si les Irlandais ne sont pas libres…
« Si les Irlandais ne sont pas libres, c’est qu’ils n’ont pas mérité de l’être… Il n’est pas raisonnable de compter sur le Tout-Puissant pour annuler les lois temporelles qui nous brident. Seuls des hommes armés briseront les chaînes que des hommes armés ont forgées pour nous. »
Patrick Pearse cité par Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, éditions Terre et Peuple, 1998
Un homme de l’ancien temps et un insurgé…
« Un homme de l’ancien temps et un insurgé. »
Marcel Schneider à propos de Paul Morand
Mille roses trémières. L’amitié de Paul Morand, 2004
Notre monde se meurt de n’avoir…
« Notre monde se meurt de n’avoir plus de hors-la-loi au grand cœur. »
Laurent Maréchaux
Hors-la-loi, éditions Arthaud, 2005
C’était l’hiver. Il y était allé en voiture…
« C’était l’hiver. Il y était allé en voiture. Qui ne connaît pas la campagne l’hiver ne connaît pas la campagne, et ne connaît pas la vie. Traversant les vastes étendues dépouillées, les villages tapis, l’homme des villes est brusquement mis en face de l’austère réalité contre laquelle les villes sont construites et fermées. Le dur revers des saisons lui est révélé, le moment sombre et pénible des métamorphoses, la condition funèbre des renaissances. Alors, il voit que la vie se nourrit de la mort, que la jeunesse sort de la méditation la plus froide et la plus désespérée et que la beauté est le produit de la claustration et de la patience. »
Pierre Drieu la Rochelle
Gilles, éditions Gallimard, 1939
J’emprunte à l’histoire tout ce qu’elle peut…
« J’emprunte à l’histoire tout ce qu’elle peut m’apporter pour voir clair dans le présent et humer l’avenir. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, éditions Via Romana, 2011
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