Sur les terres d’Europe, les religions antiques…

« Sur les terres d’Europe, les reli­gions antiques ont repré­sen­té de manières très diverses les arcanes du monde vécu. Leurs récits et leurs légendes, quoique com­po­sites et lin­guis­ti­que­ment éloi­gnés, ont néan­moins un carac­tère com­mun : de la Médi­ter­ra­née au cercle polaire, les per­son­nages divins y sont tou­jours décli­nés au plu­riel. »

Jean-Fran­çois Gau­tier
À pro­pos des Dieux. L’esprit des poly­théismes, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Longue Mémoire, 2020

Vivre en Européen, c’est refuser d’être esclave…

Vivre en Euro­péen, c’est refu­ser d’être esclave de sa propre vie : c’est agir et être res­pon­sable des consé­quences de ses actes. C’est épui­ser tous les pos­sibles tant qu’il en est encore temps. C’est pré­fé­rer en toute cir­cons­tance la ver­ti­ca­li­té de l’attitude à l’horizontalité des pul­sions et des besoins. C’est ne jamais se résoudre au désen­chan­te­ment du monde, pré­fé­rer comme Jose Anto­nio brû­ler sa vie au ser­vice d’une grande cause”, et entre­voir la per­ma­nence du divin à tra­vers l’aurore aux doigts de rose” chan­tée par Homère, le vitrail d’une cathé­drale, les fron­dai­sons d’une forêt. »

Gré­goire Gam­bier
Conclu­sion à Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

Le poids démesuré du plus glorieux des héritages…

« Je sens peser sur mes épaules misé­rables le poids déme­su­ré du plus glo­rieux des héri­tages. À moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civi­li­sa­tion fait un cadeau gigan­tesque : le patri­moine de l’Europe. Il est fait de tré­sors et de sou­ve­nirs. Cha­cun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Ber­lin et à Madrid, à Athènes et à Var­so­vie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Bel­grade, doit res­sen­tir le même drame. Cha­cun de nous est le der­nier des Euro­péens. »

Jean de Brem
Le tes­ta­ment d’un Euro­péen, édi­tions de La Table Ronde, 1964

Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul instant à leurs propres valeurs…

« Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul ins­tant à leurs propres valeurs, ils eussent inté­gré la You­go­sla­vie en bloc plu­tôt que d’en ramas­ser un à un les éclats tran­chants et inutiles. Qu’on se rap­pelle les noms de MM. Badin­ter et Kohl, Kouch­ner et Sola­na, Jup­pé et Blair, Woj­ty­la, Havel et Habs­bourg ! Ils auront, par sot­tise, incul­ture ou per­ver­sion, ame­né l’Eu­rope une fois de plus à se déchi­rer et se bom­bar­der elle-même avant de se mettre sous la tutelle du gou­ver­ne­ment mon­dial. »

Slo­bo­dan Des­pot
Entre­tien accor­dé à la revue Rébel­lion, nº 55, juillet-août 2012

L’Occident anglais et américain s’est toujours opposé…

« L’Oc­ci­dent anglais et amé­ri­cain s’est tou­jours oppo­sé à cette orga­ni­sa­tion ger­ma­no-russe des bas­sins flu­viaux centre-euro­péens, ceux du Rhin et du Danube. Car elle aurait per­mis un tra­fic pétro­lier sous­trait à leur contrôle mari­time en Médi­ter­ra­née. La pers­pec­tive de cette for­mi­dable syner­gie euro-russe était le cau­che­mar des puis­sances occi­den­tales. Elle explique bon nombre de tra­di­tions mili­ta­ro-diplo­ma­tiques anglaises et amé­ri­caines (…) »

Robert Steu­ckers
« Les impli­ca­tions géo­po­li­tiques des Accords de Munich en 1938, Allo­cu­tion de Robert Steu­ckers à la Com­mis­sion Géo­po­li­tique de la Dou­ma d’É­tat, Mos­cou, le 30 sep­tembre 1998 », Nou­velles de Syner­gies euro­péennes n°37, octobre-décembre 1998

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