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Jardinier du paysage…

« Jar­di­nier du pay­sage” a‑t‑on dit du pay­san. Le pay­san médié­val, sur ses par­celles infimes, a été un orfèvre. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

La France, don du ciel pour une part…

« La France, don du ciel pour une part, mais aus­si tra­vail de géné­ra­tions de pay­sans qui l’ont amoureusement faite”, poli­cée, jardinée. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Le paysannat est l’origine nécessaire…

« Le pay­san­nat est l’origine néces­saire, l’assise irrem­pla­çable de toute socié­té. Et voi­là notre socié­té indus­trielle qui mesure son expan­sion à la rare­té de ses pay­sans, autre­ment dit à sa pro­gres­sion vers la mort. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Si les Européens finissaient par oublier ce qu’ils sont…

« Si les Euro­péens finis­saient par oublier ce qu’ils sont ou par deve­nir mino­ri­taires sur leur propre sol, il serait illu­soire de croire qu’ils pour­raient conti­nuer à y impo­ser leurs modes de vie, leurs repré­sen­ta­tions, leurs pro­blé­ma­tiques, leur être au monde. C’est ce que savent bien ceux qui veulent à la fois « abo­lir la race blanche » et « détruire l’Occident » au nom du com­bat contre le pri­vi­lège blanc. C’est leur but, conscient ou non, assu­mé ou pas. Ce qui est atta­qué, c’est bel et bien tout ce qui fonde l’être de l’Européen, sa culture et, au-delà, les fon­de­ments anthro­po­lo­giques de la pos­si­bi­li­té même d’une culture qui lui est propre. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

La soumission ne paie jamais…

« Les pro­gres­sistes blancs battent leur coulpe pour faire leur auto­cri­tique et res­ter du côté des gen­tils, des « alliés » aux mino­ri­tés, plu­tôt que de sem­bler être dans le camp des racistes. Cette ser­vi­li­té ne leur sera d’aucune aide ; la sou­mis­sion ne paie jamais et il leur sera deman­dé tou­jours plus de contri­tion. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

Ce que l’on gagne en extension géographique…

« Ce que l’on gagne en exten­sion géo­gra­phique des échanges, par le brouillage du proche et du loin­tain, on le perd par l’extension conco­mi­tante de la bureau­cra­tie et des sys­tèmes for­mels de contrôle. D’une part, on paraît démul­ti­plier les pos­si­bi­li­tés d’échanges, en les ouvrant à la Terre entière. Mais de l’autre, on les réduit consi­dé­ra­ble­ment en nor­ma­li­sant, en régle­men­tant, en véri­fiant. C’est ain­si qu’un vaste car­can juri­dique, nor­ma­tif et tech­nique finit par deve­nir le cadre prin­ci­pal de l’action humaine. L’homme est « libre », mais uni­que­ment au sein de cette « mégamachine ». »

Guillaume Tra­vers
La socié­té de sur­veillance, stade ultime du libé­ra­lisme, édi­tions La Nou­velle Libraire, coll. dans l’arène, 2021

Chefs d’États et gouvernements sont de plus en plus dépourvus…

« Chefs d’États et gou­ver­ne­ments sont de plus en plus dépour­vus vis-à-vis de la « méga­ma­chine » de sur­veillance des flux, laquelle mène une exis­tence de plus en plus auto­nome. Ain­si, lorsqu’une pro­cé­dure est mise en place, la ques­tion qui domine n’est sou­vent plus de savoir si elle est conforme aux inté­rêts poli­tiques locaux, mais de s’assurer de sa confor­mi­té avec ce qui a été déci­dé ailleurs. Les logi­ciels doivent être com­pa­tibles. Les for­mu­laires har­mo­ni­sés. Les pro­ces­sus stan­dar­di­sés. Etc. »

Guillaume Tra­vers
La socié­té de sur­veillance, stade ultime du libé­ra­lisme, édi­tions La Nou­velle Libraire, coll. dans l’arène, 2021

Parce qu’elles sont le fruit d’expériences historiques…

« Parce qu’elles sont le fruit d’expériences his­to­riques de la vie en com­mu­nau­té, les liber­tés ne durent que tant qu’on les défend concrè­te­ment contre la ten­ta­tion de leur for­ma­li­sa­tion et de leur stan­dar­di­sa­tion dans un droit abs­trait et uni­ver­sel. »

Guillaume Tra­vers
La socié­té de sur­veillance, stade ultime du libé­ra­lisme, édi­tions La Nou­velle Libraire, coll. dans l’arène, 2021

L’homme d’âge moyen élevé, vacciné, revacciné…

« L’homme d’âge moyen éle­vé, vac­ci­né, revac­ci­né, débar­ras­sé de ses microbes, habi­tué aux médi­ca­ments, a moins de chances d’en sor­tir qu’un autre qui ne sait rien de tous ces remèdes. La basse mor­ta­li­té des époques pai­sibles ne donne pas la mesure de la san­té véri­table ; elle peut, d’un jour à l’autre, faire place à son contraire. Il se peut même qu’elle pro­voque des mala­dies encore incon­nues. Le tis­su des peuples devient fragile. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Nous sommes trop engagés dans notre temps…

« Nous sommes trop enga­gés dans notre temps pour décou­vrir d’un seul coup les grandes lignes qui se décou­vri­ront d’elles-mêmes plus tard. Du moins sommes-nous sûrs que, si la France ne s’est pas faite toute seule, elle ne se conser­ve­ra pas sans efforts. Nous sommes sûrs aus­si qu’elle en vaut la peine. »

Pierre Gaxotte
His­toire de France, cha­pitre VII « Révo­lu­tions et Res­tau­ra­tions », édi­tions Hachette, 1960

Les idées ont leur importance en histoire, les institutions également…

« Les idées ont leur impor­tance en his­toire, les ins­ti­tu­tions éga­le­ment. La nation, telle que l’a consti­tuée la Décla­ra­tion des droits de l’homme et du citoyen (27 août 1789), est une socié­té indi­vi­dua­liste et théo­ri­que­ment éga­li­taire. […] En inter­di­sant les asso­cia­tions de métier, au moment où s’annonçait la nais­sance de la grande indus­trie, l’individualisme révo­lu­tion­naire a mis le sala­rié dans une posi­tion infé­rieure en face du patron, don­neur de tra­vail, dis­pa­ri­té qui sera l’occasion d’abus et de troubles sociaux. »

Pierre Gaxotte
His­toire de France, cha­pitre VII « Révo­lu­tions et Res­tau­ra­tions », édi­tions Hachette, 1960

Les conditions économiques ne dépendent pas seulement des techniques et de la science…

« Les condi­tions éco­no­miques ne dépendent pas seule­ment des tech­niques et de la science, mais encore des conjonc­tures poli­tiques et, en géné­ral, de don­nées fort diverses dont beau­coup ont leur source dans le choix par­fai­te­ment conscient des hommes. »

Pierre Gaxotte
His­toire de France, cha­pitre IV « La Guerre de Cent Ans et la guerre bour­gui­gnonne », édi­tions Hachette, 1960

Certains pensent aujourd’hui que la tâche unique de l’historien…

« Cer­tains pensent aujourd’hui que la tâche unique de l’historien est la des­crip­tion des struc­tures sociales’ suc­ces­sives et que le récit des évé­ne­ments poli­tiques est inutile. En véri­té, on sait depuis un nombre res­pec­table de siècles que les socié­tés humaines sont en per­pé­tuelle évo­lu­tion, que les métiers, les mœurs et les croyances ont beau­coup chan­gé depuis l’âge de pierre. Mais si l’histoire sociale est une part impor­tante de l’histoire, on ne voit pas com­ment une nation pour­rait pas­ser d’un état social à un autre, sinon au tra­vers d’événements dont l’issue dépend par­fois d’un très petit nombre d’individus. »

Pierre Gaxotte
His­toire de France, cha­pitre IV « La Guerre de Cent Ans et la guerre bour­gui­gnonne », édi­tions Hachette, 1960

On peut se réjouir de voir les bourses plonger…

« [Avec le coro­na­vi­rus] On peut se réjouir de voir les bourses plon­ger, l’économie per­tur­bée, les rela­tions humaines remises en ques­tion, la nou­ga­tine du vivre-ensemble’ mena­cée, le monde de la culture’ et le tou­risme exsangues, le sec­teur de l’’événementiel’ réduit à son insi­gni­fiance : tout ce qui nuit au Nou­vel Ordre mon­dial est béné­fique pour l’esprit. »

Richard Millet
Éloge du coro­na­vi­rus, in Paris bas-ventre, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Dans l’arène, 2021

Quand Valéry disait notre civilisation mortelle…

« Quand Valé­ry disait notre civi­li­sa­tion mor­telle, en véri­té elle était déjà morte, et nous répé­tons cette phrase comme un man­tra pour ten­ter de n’être pas mort. On peut le voir par exemple à Sète même, ville natale de Valé­ry, où je suis retour­né, après trente ans, à l’heure de Midi le juste, pour contem­pler une der­nière fois la mer depuis le cime­tière marin, dont je gage que le poème qui porte ce titre n’évoque plus rien pour per­sonne. Sète est aujourd’hui une ville qua­si arabe, comme Béziers, Lunel, La Cour­neuve ou Trappes. »

Richard Millet
Paris bas-ventre. Le RER comme prin­cipe éva­cua­teur du peuple fran­çais, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Dans l’arène, 2021

Par leur fantasme d’entendre encore le bruit de bottes…

« Par leur fan­tasme d’entendre encore le bruit de bottes des années trente, les mon­dia­listes sont plus que jamais dans le déni : ce sont les bottes de l’immigration de masse qu’on entend par­tout, et qui pro­voquent des situa­tions explo­sives, dès lors qu’on en arrive au para­doxe, éle­vé en iré­nique et insup­por­table contra­dic­tion, qui fait qu’un Tchét­chène, un Turc, un Malien, un Algé­rien vit en France non seule­ment comme il le ferait dans son pays d’origine, mais contri­bue acti­ve­ment, eût-il des papiers fran­çais, à la décom­po­si­tion de la France. »

Richard Millet
Paris bas-ventre. Le RER comme prin­cipe éva­cua­teur du peuple fran­çais, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Dans l’arène, 2021