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La presse ne retient que les formules à sensation…
« La presse est le lieu privilégié où se manifestent cette hâte et cette superficialité qui sont la maladie mentale du XXe siècle. Aller au cœur des problèmes lui est contre-indiqué, cela n’est pas dans sa nature, elle ne retient que les formules à sensation. »
Alexandre Soljenitsyne
Le déclin du courage, discours à l’université de Harvard du 8 juin 1978, trad. Geneviève et José Johannet, éditions Les Belles Lettres, 2014
C’est facile d’exiger que tout change…
« Les jeunes qui se sont révoltés se sont trompés de révolte – c’est facile d’exiger que tout change alors qu’on n’est pas prêt à changer soi-même. La couleur du ciel, ce n’est pas un problème extérieur mais une affaire intérieure. À quoi bon le soleil si les cœurs ne sont pas prêts à l’accueillir ? »
Erik L’Homme
Un peu de nuit en plein jour, éditions Calmann-Lévy, 2019
Le travail bien fait…
« Le travail bien fait, il aime ça, il trouve que c’est un moyen de donner du sens à une vie qui n’en a aucun. »
Erik L’Homme
Un peu de nuit en plein jour, éditions Calmann-Lévy, 2019
Il vise beaucoup moins le bonheur que la puissance…
« Mais, à mesure que le progrès se développe, il se démasque. Il vise beaucoup moins le bonheur que la puissance. »
Emmanuel Berl
La France irréelle, 1957, Éditions Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 1996
Le progressisme, nous l’avons dit, n’est pas une option politique…
« En réalité, le progressisme, nous l’avons dit, n’est pas une option politique, mais une neutralisation de la politique. Il ne consiste pas à considérer qu’un progrès est désirable — ce qui est une tautologie, mais à considérer que tout mouvement est un progrès. De ce point de vue, la seule maxime qui reste à la politique est l’injonction de tout faire pour libérer le mouvement, pour défaire les immobilismes, pour déconstruire les barrières, pour “laisser faire et laisser passer”. La politique est conduite par là à s’effacer pour que plus rien ne puisse empêcher la circulation universelle des personnes et des choses, orchestrée par l’économie marchande. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
Ainsi la publicité vide de leur sens…
« Ainsi la publicité vide de leur sens les mots les plus essentiels, et rend absurde le langage. Derrière elle, le marché trahit des réalités qu’il absorbe : rendre tout bien échangeable et liquide, c’est à la fin détruire ce qui ne saurait devenir l’objet d’un échange marchand. La mobilisation générale qui constitue la dynamique du marché, cette extension perpétuelle pour ne rien laisser en dehors de la marche de l’économie, c’est, au sens littéral du terme, une liquidation générale. Vendre de la “présence”, c’est seulement révéler et emmurer encore notre infinie solitude ; commercialiser l’humain, c’est de toute évidence contribuer à construire un monde inhumain. Si elle va au bout de ce renversement universel, la société la plus prospère peut aussi bien devenir celle la plus grande misère… Cette misère n’a rien d’une fatalité : elle est un choix, le produit d’une vision du monde. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
La technologie contemporaine…
« La technologie contemporaine entre en lutte contre le réel, parce qu’il est constitué de consistances qui sont autant de pesanteurs pour notre exigence de mobilité. La vie implique pourtant de les assumer — et si nous préférons les fuir, seule la mort pourrait nous offrir la perspective d’une absence de contrariétés. Vivre et habiter ce monde, exister et être un corps, suppose d’accepter un ordre de contraintes, une infinité de renoncements. Se trouver vraiment quelque part, c’est à chaque instant de cette présence renoncer à être ailleurs. Faire vraiment quelque chose, c’est ne pas faire tout le reste. Voilà ce à quoi nous ne voulons plus nous résoudre. »
François-Xavier Bellamy
Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel, Éditions Grasset, 2018
Aux formules figées de l’ère des Lumières…
« S’accrocher aujourd’hui aux formules figées de l’ère des Lumières, c’est se montrer rétrograde. Cette dogmatique sociale nous rend impuissants dans les épreuves de l’ère actuelle. »
Alexandre Soljenitsyne
Le déclin du courage, discours à l’université de Harvard du 8 juin 1978, trad. Geneviève et José Johannet, éditions Les Belles Lettres, 2014
Excepté l’intelligence, la seule faculté humaine…
« Excepté l’intelligence, la seule faculté humaine vraiment intéressée à la liberté publique d’expression est cette partie du cœur qui crie contre le mal. »
Simone Weil
La personne et le sacré, 1943, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1957, R&N Éditions, 2016
Le meilleur des livres…
« Le meilleur des livres est celui qui ne se contente pas de me procurer un plaisir en venant satisfaire mon attente : au contraire, il la surprend, la dépasse, me tire hors de mon état initial ; et c’est en me dépassant, à sa lecture, que je m’approche de ce que je suis, de ce que je pense, ressens et vis. Par son ouvrage, l’auteur ne m’offre pas qu’un divertissement : il augmente en moi ma propre liberté — il m’augmente de moi-même, pourrait-on dire. C’est d’ailleurs là le principe même de son autorité : l’auctor est celui dont le propre est d’augere, d’augmenter. Ce que l’auteur fait croître en moi, ce n’est pas seulement un contenu de savoir, une quantité de culture, un capital à entretenir, mais l’être même que je suis. »
François-Xavier Bellamy
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre, éditions Plon, 2014
Rien n’est plus beau que d’apprendre par cœur…
« Rien n’est plus beau que d’apprendre par cœur, c’est-à-dire de recevoir pleinement une parcelle de cet immense héritage qui reste toujours à comprendre. L’expression même manifeste, de façon lumineuse, l’unité de l’intelligence et de la sensibilité, augmentées ensemble de ce qui nous est transmis. Apprendre par cœur, c’est laisser un texte, une musique, un savoir nous habiter, nous transformer, élever et élargir notre esprit et notre cœur jusqu’à leur propre hauteur. De cette maturation, notre être même a besoin. »
François-Xavier Bellamy
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre, éditions Plon, 2014
L’Appel se faisait entendre…
« Une nuit, il fut réveillé tout à coup en sursaut : alerte, les yeux brillants, les narines frémissantes, le poil hérissé en vagues… L’Appel se faisait entendre, et tout près cette fois. Jamais il ne l’avait distingué si clair et si net. Cela ressemblait au long hurlement du chien indigène. Et, dans ce cri familier, il reconnut cette voix, entendue jadis, qu’il cherchait depuis des semaines, et des mois. »
Jack London
L’Appel de la forêt (The Call of the Wild), 1903, trad. Raymonde de Galard, Éditions du Rocher, coll. Motifs, 2006
Quelle peine a frappé le mot courage…
« En passant du singulier au pluriel, le trio célèbre, amours, délices et orgues, change de sexe et devient féminin. D’autres se dégradent profondément. Les honneurs ont peu à voir avec l’honneur, les devoirs avec le devoir, les droits avec le droit, les espérances, langage des notaires de Labiche, avec l’espérance qui est la volonté d’espoir quand il n’y a pas d’espoir. Il y a des objets perdus, des soldats perdus, des enfants perdus. Il y a aussi des mots perdus. Quelle peine a frappé le mot courage ? »
Jean-François Deniau
Histoires de courage, éditions Plon, 2000
Se rebeller contre l’inévitable…
Vanité de la photo…
« Vanité de la photo, l’écran réduit le réel à sa valeur euclidienne. Il tue la substance des choses, en compresse la chair. La réalité s’écrase contre les écrans. Un monde obsédé par l’image se prive de goûter aux mystérieuses émanations de la vie. Aucun objectif photographique ne captera les réminiscences qu’un paysage déploie en nos cœurs. »
Sylvain Tesson
Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
Il est clair qu’un parti occupé à la conquête…
« Il est clair qu’un parti occupé à la conquête ou à la conservation du pouvoir gouvernemental ne peut discerner dans ces cris que du bruit. Il réagira différemment selon que ce bruit gêne celui de sa propre propagande ou au contraire le grossit. Mais en aucun cas il n’est capable d’une attention tendre et divinatrice pour en discerner la signification. »
Simone Weil
La personne et le sacré, 1943, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1957, R&N Éditions, 2016
Le journaliste et son journal sont-ils vraiment responsables…
« Le journaliste et son journal sont-ils vraiment responsables devant leurs lecteurs ou devant l’Histoire ? Quand il leur est arrivé, en donnant une information fausse ou des conclusions erronées, d’induire en erreur l’opinion publique ou même de faire faire un faux pas à l’État tout entier – les a‑t‑on jamais vus l’un ou l’autre battre publiquement leur coulpe ? Non, bien sûr, car cela aurait nui à la vente. Dans une affaire pareille, l’État peut laisser des plumes – le journaliste, lui, s’en tire toujours. Vous pouvez parier qu’il va maintenant, avec un aplomb renouvelé, écrire le contraire de ce qu’il affirmait auparavant. »
Alexandre Soljenitsyne
Le déclin du courage, discours à l’université de Harvard du 8 juin 1978, trad. Geneviève et José Johannet, éditions Les Belles Lettres, 2014
Une chance extraordinaire d’avoir voyagé…
« Je considère comme une chance extraordinaire d’avoir voyagé, en me rendant à Chitral, non seulement dans l’espace mais également dans le temps, et d’avoir pu regarder ce que d’autres ne peuvent désormais que lire. »
Erik L’Homme
Des pas dans la neige. Aventures au Pakistan, éditions Gallimard Jeunesse, coll. Pôle fiction, 2010
Les Grecs nous renseignent…
« Les Grecs nous renseignent sur ce que nous ne sommes pas encore devenus. »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, Éditions des Équateurs, 2018
Ainsi sont les âmes…
« Ainsi sont les âmes. Elles se mélangent parfois, après avoir quitté la petite patrie, à d’autres âmes venues de partout, elles se mêlent dans le plus odieux des creusets, dans la plus bruyante des promiscuités, mais elles gardent le bouquet, la saveur et l’accent qui rappellent le terroir. »
Henri Vincenot
Récits des friches et des bois, éditions Anne Carrière, 1997
Je veux vivre la vie…
« Je veux vivre la vie des “hommes” et partager leurs peines, je ne veux pas faire de la résistance en dentelles ! »
Henri Vincenot
Walther, ce boche mon ami, éditions Denoël, 1954
Prendre les armes au besoin contre un régime pourtant légal…
« Si l’héroïsme consiste, comme on nous l’enseigne à longueur de célébrations, de commémorations, de repentances et d’émissions de propagande, à prendre les armes au besoin contre un régime pourtant légal, alors n’écartons plus, a priori, la possibilité pour nous Français de souche d’être chez nous, pour la sauvegarde des nôtres, des héros. »
Serge de Beketch
« Unis comme au Front », Le Libre Journal de la France Courtoise n° 409, 2 juin 2007
Les descendants des anciens preux, les dernières branches…
« Plus que ces douairières, les hommes rassemblés autour d’un whist, se révélaient ainsi que des êtres immuables et nuls ; là, les descendants des anciens preux, les dernières branches des races féodales, apparurent à des Esseintes sous les traits de vieillards catarrheux et maniaques, rabâchant d’insipides discours, de centenaires phrases. De même que dans la tige coupée d’une fougère, une fleur de lis semblait seule empreinte dans la pulpe ramollie de ces vieux crânes.
Une indicible pitié vint au jeune homme pour ces momies ensevelies dans leurs hypogées pompadour à boiseries et à rocailles, pour ces maussades lendores qui vivaient, l’œil constamment fixé sur un vague Chanaan, sur une imaginaire Palestine. »
Joris Karl Huysmans
À Rebours, 1884, éditions Gallimard, coll. Folio classique, 1977
Et quand, dans un pays, les pouvoirs…
« Et quand, dans un pays, les pouvoirs publics entreprennent de déraciner vigoureusement le terrorisme, l’opinion les accuse aussitôt de piétiner les droits civiques des bandits. »
Alexandre Soljenitsyne
Le déclin du courage, discours à l’université de Harvard du 8 juin 1978, trad. Geneviève et José Johannet, éditions Les Belles Lettres, 2014
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Oswald Spengler
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