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« [Ce que nous vivons ?] Une sor­tie bru­tale du monde du dû et du lien au monde du soi et du droit. » Her­vé Juvin Le ren­ver­se­ment du monde. Poli­tique de la crise, édi­tions Gal­li­mard, 2010
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L’histoire, comme une bonne fée veillant sur la France…

« L’histoire, heu­reu­se­ment, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire sou­ve­nir qu’il n’y a pas à déses­pé­rer. Les situa­tions les plus catas­tro­phiques trouvent tou­jours un dénoue­ment. Le sur­saut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cher­chant à retrou­ver les fon­de­ments de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que mil­lé­naire. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Vœux aux Fran­çais de Mon­sei­gneur le Prince Louis de Bour­bon à l’occasion de la Fête des Rois, legitimite.fr, 6 jan­vier 2019

Le faux dogme de l’égalité…

« Le faux dogme de l’égalité, flat­teur aux faibles, abou­tit en réa­li­té à la licence infi­nie des puis­sants. »

Ber­trand de Jou­ve­nel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

Si Plutarque est d’une lecture tellement exaltante…

« Si Plu­tarque est d’une lec­ture tel­le­ment exal­tante, c’est parce que ses per­son­nages, du meilleur au pire, sou­tiennent tous une conti­nuelle noblesse d’attitudes. Ce n’est point mer­veille qu’ils aient four­ni à la tra­gé­die presque tous ses héros, car déjà dans la vie ils étaient en quelque sorte sur la scène, for­més pour jouer cer­tains per­son­nages et rete­nus dans leur rôle par l’attente exi­geante des spec­ta­teurs. »

Ber­trand de Jou­ve­nel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

C’est à l’instinct de domination que le grand ensemble doit son existence…

« C’est com­mettre une erreur grosse de consé­quences, de pos­tu­ler comme tant d’auteurs que la grande for­ma­tion poli­tique, l’État, résulte natu­rel­le­ment de la socia­bi­li­té humaine. Cela paraît aller de soi, car tel en effet est sans doute le prin­cipe de la socié­té, fait de nature. Mais cette socié­té natu­relle est petite. Et l’on ne peut pas­ser de la petite socié­té à la grande par le même pro­ces­sus. Il faut ici un fac­teur de coa­gu­la­tion, qui dans la très grande majo­ri­té des cas n’est pas l’instinct d’association, mais l’instinct de domi­na­tion. C’est à l’instinct de domi­na­tion que le grand ensemble doit son exis­tence. »

Ber­trand de Jou­ve­nel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

Nous avons un marché universel…

« Nous avons un mar­ché uni­ver­sel, mais il n’est pas por­teur des effets civi­li­sa­teurs qu’en atten­daient avec tant de confiance Hume et Vol­taire. Au lieu d’engendrer une prise en compte nou­velle de nos incli­na­tions de nos inté­rêts com­muns – de l’identité essen­tielle des êtres humains sur toute la sur­face du globe – le mar­ché mon­dial semble inten­si­fier la prise de conscience des dif­fé­rences eth­niques et natio­nales. L’unification du mar­ché va de pair avec la frag­men­ta­tion de la culture. »

Chris­to­pher Lasch
La révolte des élites et la tra­hi­son de la démo­cra­tie (The Revolt of the Elites and the Betrayal of Demo­cra­cy), 1995, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 2007

La religion n’est pas qu’un simple refuge…

« La reli­gion n’est pas qu’un simple refuge, un vec­teur de sécu­ri­té dans un monde agi­té. C’est aus­si un défi à l’apitoiement sur soi et au déses­poir. »

Chris­to­pher Lasch
Les femmes et la vie ordi­naire (Women and the Com­mon Life), 1997, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 2018

Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir…

« Désor­mais il n’y avait plus de limites au pou­voir et tout deve­nait per­mis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connais­sons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les tota­li­ta­rismes ; elle cau­tionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus pro­fon­dé­ment, elle entraîne une crise morale tant le fos­sé se creuse entre la socié­té légale et le pays. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Dis­cours sui­vant la Messe célé­brée à la mémoire du Roi Louis XVI à la Cha­pelle Expia­toire, 20 jan­vier 2019

Le refus de reconnaître les particularités des races et des cultures…

« L’androgénie, le refus de recon­naître les par­ti­cu­la­ri­tés des races et des cultures sont les ruis­seaux d’un même fleuve, un mou­ve­ment mon­dial, hui­lé par les enseignes puis­santes, par­fai­te­ment sexistes et racistes, car leur seul objec­tif est de détruire les richesses spé­ci­fiques des sexes et des races. »

Lau­rence Mau­gest
L’égalitarisme : le géno­cide de l’humanité, Polé­mia, 9 juin 2015

L’égalitarisme ne relève pas du domaine de la mesure…

« L’éga­li­ta­risme ne relève pas du domaine de la mesure” mais de celui des armes tran­chantes. Il ne toise pas mais guillo­tine en per­sé­cu­tant le noyau cen­tral de la vie : la diver­si­té”.
Pri­vi­lé­giée, dès la lote­rie géné­tique, elle est la base même de toute exis­tence et en assure la péren­ni­té. Sa suite logique, la dis­cri­mi­na­tion”, est tout aus­si hon­nie. On lutte contre… Et encore une fois, il s’agit d’un com­bat contre la vie elle-même, car la marche, la vue, les gestes quo­ti­diens et l’ensemble des dédales de l’intelligence s’élaborent grâce à la dis­cri­mi­na­tion. »

Lau­rence Mau­gest
L’égalitarisme : le géno­cide de l’humanité, Polé­mia, 9 juin 2015

L’économie médiévale se caractérise…

« L’économie médié­vale se carac­té­rise (…) par un esprit spé­ci­fique : le refus de valo­ri­ser la richesse pour elle-même, et la réti­cence à l’idée de pro­fit. (…) Le Moyen Âge per­pé­tue la vision, héri­tée des peuples indo-euro­­péens, d’un ordre social orga­ni­sé autour de trois fonc­tions : une pre­mière fonc­tion sacer­do­tale (rela­tive au sacré), une deuxième fonc­tion guer­rière, et une troi­sième fonc­tion éco­no­mique”, rela­tive à la pro­duc­tion et à la fécon­di­té. (…) À cet ordon­nan­ce­ment fonc­tion­nel de la socié­té cor­res­pond une hié­rar­chie nette des valeurs : la richesse, asso­ciée à la troi­sième fonc­tion, est peu de chose à côté des valeurs sacrées et guer­rières, asso­ciées aux deux pre­mières fonc­tions. Ain­si, les figures tuté­laires du Moyen Âge sont le saint (pre­mière fonc­tion) et le che­va­lier (deuxième fonc­tion), non le riche. »

Guillaume Tra­vers
Éco­no­mie médié­vale et socié­té féo­dale. Un temps de renou­veau pour l’Eu­rope, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Longue Mémoire, 2020

Tout ce que la France légua à l’Algérie fut construit à partir du néant…

« Tout ce que la France légua à l’Algérie en 1962 fut construit à par­tir du néant, dans un pays qui n’avait jamais exis­té et dont même le nom lui fut don­né par le colo­ni­sa­teur… Tout avait été payé par les impôts des Fran­çais. En 1959, toutes dépenses confon­dues, l’Algérie englou­tis­sait ain­si 20% du bud­get de l’État fran­çais, soit davan­tage que les bud­gets addi­tion­nés de l’Éducation natio­nale, des Tra­vaux publics, des Trans­ports, de la Recons­truc­tion et du Loge­ment, de l’Industrie et du Com­merce ! »

Ber­nard Lugan
À quand les excuses d’Alger pour la traite des esclaves euro­péens ?, L’Afrique Réelle, 11 juillet 2020

Les Anciens et les médiévaux habitaient un cosmos…

« Les Anciens et les médié­vaux habi­taient un cos­mos, c’est-à-dire, au sens pre­mier du terme grec, un ensemble ordon­né et har­mo­nieux, où il reve­nait à l’homme de jouer sa propre par­tie. Les Modernes se trouvent pla­cés dans un uni­vers sans qua­li­tés” – démo­ra­li­sé”, pour reprendre l’expression de Rémi Brague – qu’ils sont appe­lés à exploi­ter pour satis­faire leurs dési­rs. À l’exploitation de la nature, les Verts entendent sub­sti­tuer sa pro­tec­tion : on pré­tend tout chan­ger, mais le para­digme ges­tion­naire demeure. »

Oli­vier Rey
L’écologie ne se résume pas à la trot­ti­nette et aux éoliennes, entre­tien au Figa­ro, pro­pos recueillis par Alexandre Devec­chio, 10 juillet 2020

Le système occidental ne présente aucun attrait…

« Étant don­né la richesse de déve­lop­pe­ment spi­ri­tuel acquise dans la dou­leur par notre pays en ce siècle, le sys­tème occi­den­tal, dans son état actuel d’épuisement spi­ri­tuel, ne pré­sente aucun attrait. La simple énu­mé­ra­tion des par­ti­cu­la­ri­tés de votre exis­tence à laquelle je viens de me livrer plonge dans le plus extrême cha­grin. »

Alexandre Sol­je­nit­syne
Le déclin du cou­rage, dis­cours à l’université de Har­vard du 8 juin 1978, trad. Gene­viève et José Johan­net, édi­tions Les Belles Lettres, 2019

La mazurka. Cette reine des danses…

« La mazur­ka. Cette reine des danses au rythme ensor­ce­lant qui tisse des figures joyeuses ou lan­gou­reuses, appelle des ber­ce­ments, des sus­pen­sions, tours et tour­billons – le deuxième temps, enle­­vé-sau­­té, un mar­che­pied vers le ciel ! Comme un bal­lon ovale dans le qua­dra­tique de la piste, un dé pipé sur un tapis de jeu, une course aléa­toire contre les obs­tacles, un méca­nisme capri­cant – hale­tant. Une langue secrète dans laquelle naît la pro­messe d’une his­toire. Se cisèle un désir. »

Erik L’Homme
Un peu de nuit en plein jour, édi­tions Cal­­mann-Lévy, 2019

Les Français courageux et fidèles…

« Les Fran­çais cou­ra­geux et fidèles à l’image de l’idée qu’ils ont de leur pays – celui du bap­tême de Clo­vis, celui de la jus­tice de Saint-Louis, celui des quinze siècles de gloire et d’honneur – […] doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines. Si l’oriflamme de saint Denis n’est plus éle­vée pour pré­cé­der les com­bat­tants, son esprit doit être là. Vivant. »

Louis Alphonse de Bour­bon
« Les Fran­çais doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines », Valeurs Actuelles, 12 avril 2020

Les plus beaux noms portés par les hommes…

« Les plus beaux noms por­tés par les hommes furent les noms don­nés par leurs enne­mis. »

Jules Bar­bey d’Au­re­vil­ly
Cité par Léon Bloy en page de titre dans Le Men­diant ingrat (jour­nal de l’au­teur) 1892 – 1895, deuxième édi­tion, 1898