Auteurs
Auteurs récemment ajoutés
Thèmes
Thèmes au hasard
Citations
Dernières citations mises en ligne
Que serait donc un homme à ses propres yeux…
« Que serait donc un homme à ses propres yeux, s’il ne représentait que soi-même ? Quand chacun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indéfinie de mystères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le produit d’une collectivité qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit permanente, et les fils seront énergiques et droits, la nation une. »
Maurice Barrès
La Terre et les Morts, 1899, éditions de L’Herne, 2013
Les peuples ne vivent réellement…
« Les peuples ne vivent réellement que dans la mesure où ils sont gavés d’idéaux, dans la mesure où ils ne peuvent plus respirer sous trop de croyances. La décadence est la vacance des idéaux, le moment où s’installe le dégoût de tout ; c’est une intolérance à l’avenir – et, en tant que tel, un sentiment déficitaire du temps, avec son inévitable conséquence : le manque de prophète et, implicitement, le manque de héros. »
Emil Cioran
De la France, 1941, Cahier Cioran, Éditions de L’Herne, 2009 puis 2024
Taire la vérité, c’est t’enterrer tout vif…
« Taire la vérité, c’est t’enterrer tout vif. »
Laurent Obertone
Éloge de la force : Renverser l’Histoire, éditions Magnus, 2022
Le juriste tend spontanément à l’absolutisme…
« Le juriste tend spontanément à l’absolutisme.
Les libertés sont les lacunes des lois. »
Nicolás Gómez Dávila
Les Horreurs de la démocratie (tiré de Escolios a un texto implícito), 1977, trad. Michel Bibard, Éditions du Rocher/Anatolia, 2003
L’émigration et le dernier recours du réactionnaire…
« L’émigration et le dernier recours du réactionnaire.
Le dernier recours du révolutionnaire est la terreur. »
Nicolás Gómez Dávila
Les Horreurs de la démocratie (tiré de Escolios a un texto implícito), 1977, trad. Michel Bibard, Éditions du Rocher/Anatolia, 2003
C’est qu’Homère devint très vite et resta pour les grecs…
« C’est qu’Homère devint très vite et resta pour les grecs, malgré les voix discordantes de certains philosophes, non seulement le poète par excellence, mais le meilleur moraliste et le meilleurs théologien, le dépositaire et l’interprète de toute sagesse humaine et divine, un maître à penser et un maître à vivre (…). »
Robert Flacelière
La poésie homérique, introduction à l’édition de la « bibliothèque de la pléiade » (n°115) de l’Iliade et l’Odyssée, Gallimard, 1956
Mariage : c’est ainsi que j’appelle la volonté à deux…
« Mariage : c’est ainsi que j’appelle la volonté à deux de créer l’unique qui est plus que ceux qui l’ont créé. Respect mutuel, c’est là le mariage, respect de ceux qui veulent d’une telle volonté. »
Friedrich Nietzsche
Ainsi parlait Zarathoustra – Un livre pour tous et pour personne (Also sprach Zarathustra – Ein Buch für Alle und Keinen), 1883 – 1885, trad. Henri Albert, Mercure de France, 1952
L’une des plus graves erreurs de la pensée politique…
« L’une des plus graves erreurs de la pensée politique “moderne”, dont nous subissons encore les éclaboussures, a été de confondre la société avec l’association : celle-ci en est plus ou moins le contraire. Une société ne se constitue pas par l’accord des volontés. Au contraire, tout accord de volontés présuppose l’existence d’une société, de gens qui vivent ensemble, et leur accord ne peut consister qu’à préciser l’une ou l’autre forme de cette coexistence, de cette société préexistante. L’idée de la société en tant que réunion contractuelle et donc juridique, est la tentative la plus absurde qui ait été faite de mettre la charrue avant les bœufs. »
José Ortega y Gasset
Une méditation sur l’Europe (Meditación de Europa), 1949, trad. Jean Canavaggio, éditions Bartillat, 2023
La seule violence légitime…
Celui qui accepte son sort…
« Celui qui accepte son sort et la nature guerrière, tragique, violente de la vie – celui qui sait rire et danser au-dessus des nuages parfois terribles de son destin – celui-là se dessine assurément en vue du surhomme pour triompher radicalement du nihilisme, en lui et autour de lui. »
Julien Rochedy
Nietzsche l’actuel : Introduction à la philosophie nietzschéenne, éditions Hétaire, 2020
Celui qui sert sa patrie ne se sert pas, lui…
« Celui qui sert sa patrie ne se sert pas, lui. Il se dévoue à autre chose que lui. Et c’est d’ailleurs à ce groupe tout proche, maison, rue, village, que s’applique un amour du prochain réel et fécond. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, Éditions L’Âge d’Homme, 2002, éditions La Nouvelle Librairie, 2023
Les socialistes n’ont jamais eu confiance dans l’être humain…
« Les socialistes n’ont jamais eu confiance dans l’être humain – c’est pourquoi ils massifient tout, c’est la masse qui les intéresse. »
Oskar Freysinger
Pas de Suisse à 10 millions : anatomie d’un échec qui n’en est pas un, Les Observateurs, 21 juin 2026
Mettez l’égalitarisme au-dessus de la liberté…
« Mettez l’égalitarisme au-dessus de la liberté, et vous obtenez ce que Tocqueville annonçait : couper toutes les têtes à la même hauteur, ce qui suppose forcément quelqu’un qui coupe et qui en a le pouvoir. »
Oskar Freysinger
Pas de Suisse à 10 millions : anatomie d’un échec qui n’en est pas un, Les Observateurs, 21 juin 2026
Le danger, c’est l’infantilisation…
« Le danger (…), c’est l’infantilisation. On fait des lois de plus en plus complexes où le citoyen ne s’y retrouve plus, alors que les enjeux peuvent toujours se formuler simplement. Dès qu’on complexifie artificiellement un texte, c’est qu’on veut vous tordre, qu’on ne veut pas que vous voyiez clair – et ensuite on vous dit : faites-nous confiance, nous savons ce qui est bon pour vous. »
Oskar Freysinger
Pas de Suisse à 10 millions : anatomie d’un échec qui n’en est pas un, Les Observateurs, 21 juin 2026
Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes…
« Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes, éblouis à l’idée d’être enfin des hommes et non plus des enfants. Nous mesurions la vie à l’étalon de nos rêves et la vie nous semblait plus riche, plus brûlante que nos rêves les plus fous, plus merveilleuse que tous les livres. Nous avions le sentiment que le temps qui passe − le terrible Temps qui décolore, use, érode, grignote ; qui tue toujours à la fin − ne pouvait rien contre nous.
Nous étions des enfants ! »
Pierre Schoendoerffer
Le Crabe-Tambour, éditions Grasset, 1976
La lumière de l’aube chasse les fantômes, les chimères et les rêves…
« La lumière de l’aube chasse les fantômes, les chimères et les rêves ; il faut se remettre à travailler pour mériter son pain quotidien. »
Pierre Schoendoerffer
Le Crabe-Tambour, éditions Grasset, 1976
Il n’y a pas de mots pour exprimer le sentiment de marcher au combat…
« Il y a des moments où des fragments de vie reviennent à l’esprit avec une clarté hallucinante, comme certains vers de poètes oubliés, comme certaines chansons dont on n’est pas très sûr de retrouver les paroles mais qu’on ne peut s’empêcher de fredonner… (…) Il n’y a pas de mots pour exprimer le sentiment de marcher au combat – J’aurais voulu fumer une cigarette mais nous foncions tous feux éteints. C’est aussi fort, aussi puissant, que l’angoisse sexuelle d’un adolescent. »
Pierre Schoendoerffer
Le Crabe-Tambour, éditions Grasset, 1976
Nous partons, nous tournons le dos aux cris…
« Nous partons, nous tournons le dos aux cris, aux pleurs et aux grincements de dents ; nous laissons derrière nous les arguties, les jérémiades et les pauvres excuses ; ici, à bord, on demandera que notre oui soit oui, que notre non soit non, rien d’autre. Ainsi il n’y aura point de place pour les séductions du Malin.
Je prends ! »
Pierre Schoendoerffer
Le Crabe-Tambour, éditions Grasset, 1976
Chaque fois, le divin est apparu aux hommes selon leur propre manière d’être…
« Chaque fois, le divin est apparu aux hommes selon leur propre manière d’être. Il a donné figure à leur existence et a d’abord fait d’eux ce qu’ils devaient être. »
Walter F. Otto
L’esprit de la religion grecque ancienne : Theophania (Theophania. Der Geist der altgriechischen Religion), 1959, trad. Jean Lauxerois et Claude Roëls, Berg international, 1995
L’agressivité est un instinct comme tous les autres…
« L’agressivité […] est un instinct comme tous les autres et, dans des conditions naturelles, elle contribue, comme tous les autres, à la conservation de la vie et de l’espèce. »
Konrad Lorenz
L’agression. Une histoire naturelle du mal, 1963, trad. Vilma Fritsch, éditions Flammarion, coll. Champs, 1969
La remigration n’est pas irréaliste…
« La remigration n’est pas irréaliste. Ce qui s’est révélé irréaliste, c’est le multiculturalisme, qui a échoué dans les faits. »
Martin Sellner
Remigration Summit 2026 : grand entretien avec Martin Sellner, LesObservateurs.ch, 22 avril 2026
La remigration est un concept englobant…
« La remigration est un concept englobant qui dépasse largement la seule question des expulsions. Nous la définissons comme une inversion des flux migratoires destinée à préserver la continuité ethnoculturelle de l’Europe. »
Martin Sellner
Remigration Summit 2026 : grand entretien avec Martin Sellner, LesObservateurs.ch, 22 avril 2026
Le terme de remigration s’est imposé parce qu’il répond à une angoisse de submersion démographique…
« Le terme de remigration s’est imposé parce qu’il répond à une angoisse de submersion démographique désormais perceptible partout en Europe. Quiconque constate le Grand Remplacement est placé devant l’alternative suivante : s’en réjouir ou se prononcer pour la remigration. Affaire de cohérence. Grand Remplacement et remigration fonctionnent comme diastole et systole. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration Summit 2026 : grand entretien avec Jean-Yves Le Gallou, LesObservateurs.ch, 12 mai 2026
La remigration, c’est notre nouvelle frontière…
« Comme pour la préférence nationale autrefois, on va observer le passage d’un mot d’abord diabolisé à un mot discuté. Le simple fait que le terme commence à être repris par les médias et déchaîne la fureur de l’extrême gauche marque déjà une victoire métapolitique. La remigration, c’est notre nouvelle frontière. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration Summit 2026 : grand entretien avec Jean-Yves Le Gallou, LesObservateurs.ch, 12 mai 2026
À partir d’une très vieille racine, je vis pour un avenir lointain…
« À partir d’une très vieille racine, je vis pour un avenir lointain. »
Hermann von Keyserling
Voyage dans le temps, Paris, éditions Bartillat, 1999
Version allemande originale : « Von uralter Wurzel aus lebe ich für ferne Zukunft. »
Eine Reise durch die Zeit. Band 1 : « Ursprünge und Entfaltungen », Innsbruck, Die Palme, 1948
Plus on est bien-pensant et politiquement correct plus on a accès aux médias…
« Plus on est bien-pensant et politiquement correct plus on a accès aux médias, même lorsqu’ils relèvent du service dit public, soit en principe au service de tous les publics ; comme cela n’est vraiment pas le cas, on voit se soulever des protestations de plus en plus massives contre ces médias partiels, partiaux et orientés idéologiquement ; il n’est même pas nécessaire de préciser dans quel sens. »
Uli Windisch
La Suisse brûle, Éditions LesObservateurs, 2021
Quel que soit le pays, les gens ne veulent plus être gouvernés par décrets…
« Quel que soit le pays, les gens ne veulent plus être gouvernés par décrets et par ukases provenant d’un gouvernement central, en l’espèce de la Commission européenne, où l’on considère qu’il va de soi que c’est cette Commission qui doit tout régenter. »
Uli Windisch
La Suisse brûle, Éditions LesObservateurs, 2021
Il faut absolument que l’on sorte de la logique dans laquelle, en Suisse, on est culpabilisé…
« Il faut absolument que l’on sorte de la logique dans laquelle, en Suisse, on est culpabilisé, on n’ose plus s’affirmer et où, quasiment à chaque fois qu’une loi est votée au niveau du Parlement, on se demande si cette loi est euro-compatible. »
Uli Windisch
La Suisse brûle, Éditions LesObservateurs, 2021
Une langue qui s’affaiblit, c’est l’identité qui s’effiloche…
« Une langue qui s’affaiblit, indépendamment de son aire de diffusion, c’est l’identité, dimension fondamentale liée à la langue, qui s’effiloche et peut créer de graves traumatismes. »
Uli Windisch
La Suisse brûle, Éditions LesObservateurs, 2021
Un système qui admet un nombre illimité de dieux…
« Un système qui admet un nombre illimité de dieux admet du même coup non seulement la pluralité des cultes qui leur sont rendus mais aussi, et surtout, la pluralité des mœurs, des systèmes politiques et sociaux, des conceptions du monde dont ces dieux sont autant d’expressions sublimées. »
Alain de Benoist
Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
Le conflit, c’est de la relation…
« Le conflit, c’est de la relation, et la relation, c’est de l’espace, du lieu de vie, ce que les antiques nommaient un topos. Cette notion-là est extrêmement riche parce qu’elle est double : du côté hestial, elle a des limites extérieures ; du côté hermaïque, elle a des limites intérieures ; et la frontière est toujours mouvante, non parce qu’elle serait floue ou indéterminée, mais parce que les deux points de vue interne et externe sont coprésents. Tel est le ressort de la tragédie. »
Jean-François Gautier
La Polyphonie du monde (conversations avec Maxime Reynel), Éditions Krisis, 2022
Pas d’arrêt du phénomène de Grand Remplacement sans diminution du nombre d’immigrés…
« Pas d’arrêt du phénomène de Grand Remplacement sans diminution du nombre d’immigrés. Le choix est le suivant : ou accepter que les Européens deviennent progressivement minoritaires dans certains quartiers, certaines villes, certaines régions et surtout parmi les classes d’âge les plus jeunes, ou engager une ferme politique de remigration : arrêt de toute entrée nouvelle, engagement d’un flux de départ. À ce titre, la remigration est légitime. Elle est aussi indispensable. Tout simplement pour prévenir la submersion, éviter aux Européens de devenir minoritaires sur leur propre terre. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, éditions La Nouvelle Librairie, 2026
Les Européens doivent être considérés comme le peuple premier en Europe…
« Les Européens doivent être considérés comme le peuple premier en Europe : ils répondent au critère fondamental, celui de la continuité historique, sans rupture ni perturbation extérieure jusqu’à l’arrivée des néo-colonisateurs — je veux parler de l’immigration de masse extra-européenne — à partir des années 1960 – 1980. Nous savons d’où nous venons. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, éditions La Nouvelle Librairie, 2026
Il y a une incroyable unité d’origine des Européens…
« Derrière la diversité des nations, il y a une incroyable unité d’origine des Européens : 1 400 générations qui se sont succédé depuis la naissance de l’art dans les grottes ornées ; 500 générations depuis l’expansion des chasseurs-cueilleurs sur une large partie du territoire européen libérée des glaces ; 180 générations depuis le début de l’âge de Bronze. Notons que le substrat ethnique de l’Europe est resté inchangé depuis 5 000 ans et jusqu’au début de l’immigration extra-européenne dans les années 1960. Et qu’à l’exception du finnois, du hongrois et du basque, toutes les langues parlées en Europe sont indo-européennes et apparentées les unes aux autres. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, éditions La Nouvelle Librairie, 2026
La remigration peut être un mythe mobilisateur…
« Dans une Europe en dépression, la remigration peut être un mythe mobilisateur, un projet porteur d’espoir. L’espoir de retrouver son pays, de se réapproprier son histoire, de vivre pleinement sa culture et sa civilisation — avec ses pairs et ses semblables. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, éditions La Nouvelle Librairie, 2026
La remigration est légitime…
« La remigration est légitime : pour permettre aux Européens de vivre paisiblement sur la terre que leurs ancêtres mettent en valeur depuis des millénaires, et parce qu’ils ont le devoir de transmettre à leurs enfants la civilisation dont ils sont les héritiers. La remigration est une nécessité démographique pour éviter le Grand Remplacement. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, éditions La Nouvelle Librairie, 2026
Une caste de juges, jamais élue directement…
« Une caste de juges, jamais élue directement, pénétrée d’une idéologie progressiste et globaliste, s’est emparée du contrôle de la politique migratoire. Il s’agit d’un coup d’État, qui a arraché à des millions d’Européens la maîtrise de leurs frontières et de leur peuple. »
Jean-Yves Le Gallou
Remigration. Pour l’Europe de nos enfants, éditions La Nouvelle Librairie, 2026
Le but de la politique n’est pas celui de la morale…
« De même que le but de l’économie n’est pas celui de l’art, le but de la politique n’est pas celui de la morale. »
Antoine Dresse
La réalisme politique. Principes et présupposés, éditions La Nouvelle Librairie, 2024
La politique est rétive à se laisser enfermer dans les filets de l’idée…
« Ne respectant que ses propres lois, la politique est rétive à se laisser enfermer dans les filets de l’idée. »
Antoine Dresse
La réalisme politique. Principes et présupposés, éditions La Nouvelle Librairie, 2024
Le début et la fin sont une seule et même chose…
« Le début et la fin sont une seule et même chose,
et là où tu te dresses est le tournant des temps. »
« All eines ist der Anfang und das Ende,
und wo Du stehst, dort ist die Zeitenwende. »
Hugo von Hofmannsthal
Der Tor und der Tod, première parution en 1894 dans le “Modernen Musen-Almanach”, Insel Verlag, 2016
La connaissance d’une autre langue facilite l’entrée dans une autre culture…
Un jour viendra où, vieux et las, je saurai trouver la paix parmi les animaux et les fleurs…
« Si vraiment aucune pierre, aucun sérac, aucune crevasse ne m’attend quelque part dans le monde pour arrêter ma course, un jour viendra où, vieux et las, je saurai trouver la paix parmi les animaux et les fleurs. Le cercle sera fermé, enfin je serai le simple pâtre qu’enfant je rêvais de devenir… »
Lionel Terray
Les Conquérants de l’inutile. Des Alpes à l’Annapurna, éditions Gallimard, coll. Hors série Connaissance, 1961
Le paganisme est tolérant par nature…
« Le paganisme est tolérant par nature, non seulement parce qu’il est (éventuellement) polythéiste, et que le polythéisme est déjà une forme, sublimée, de pluralisme, mais également parce qu’il n’est pas dualiste, parce qu’à la discontinuité fondamentale de Dieu et du monde il oppose la continuité dialectique de tout ce qui ─ hommes, dieux et “nature” ─ constitue et incarne le seul être qu’est le monde, parce qu’il pose en postulat qu’un dieu qui ne serait pas de ce monde ne saurait, précisément, être un dieu. »
Alain de Benoist
Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
Des sociétés telles que les nôtres, dépourvues de religion…
« En résumé, des sociétés telles que les nôtres, dépourvues de religion officielle, ne sont pas pour autant indemnes de croyances proprement théologiques fortement mâtinées d’idéologies. La modernité, contrairement à ce que prétendent les modernes, n’est pas athée. Je la vois plutôt traversée, de part en part, par une religiosité de l’universel, nantie de points d’applications résumés dans le catéchisme des Droits de l’Homme, lesquels relèvent de croyances désincarnées. »
Jean-François Gautier
La Polyphonie du monde (conversations avec Maxime Reynel), Éditions Krisis, 2022
Les spécialistes consacrent tant d’énergie…
« Les spécialistes consacrent tant d’énergie à enquêter sur la plausibilité des choses qu’ils finissent par en négliger la substance ! »
Sylvain Tesson
Un été avec Homère, éditions des Équateurs, 2018
C’est dans la commune que réside la force des peuples libres…
« C’est […] dans la commune que réside la force des peuples libres. Les institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple ; elles lui en font goûter l’usage paisible et l’habituent à s’en servir. »
Alexis de Tocqueville
De la démocratie en Amérique, 1835
Pour les créateurs à venir, de grands défis à relever
« Il y a là, pour les créateurs à venir, de grands défis à relever. Ils devront trouver des mots pour s’en sortir, des formes pour renouveler les termes d’un contrat tacite entre leurs arts et les sociétés qui les environnent. Elles attendront d’eux des représentations non pas fermées sur elles-mêmes, ni grandes ouvertes sur le vide, mais disponibles encore pour des méditations partagées, pour un agir dont les modalités spatiales restent à construire. Les paganismes antiques peuvent être pour eux de puissants inspirateurs. »
Jean-François Gautier
La Polyphonie du monde (conversations avec Maxime Reynel), éditions Krisis, 2022
Si donc nous-mêmes, nous n’avons pas la sagesse…
Le visage de cette contrée était sombre et fantastique…
« Le visage de cette contrée était sombre et fantastique : la guerre en avait balayé la grâce et y avait imprimé ses traits d’airain, pour l’effroi du contemplateur solitaire. »
Ernst Jünger
Orages d’acier (In Stahlgewittern), 1920, trad. Henri Plard, éditions Le Livre de Poche, 1989
Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller…
« Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller, dis-toi : je me réveille pour accomplir mon travail d’homme. Se peut-il que je sois de mauvaise humeur alors que je vais accomplir la tâche pour laquelle je suis né ? Suis-je constitué pour rester couché bien au chaud sous les couvertures ? »
Marc Aurèle
Pensées pour moi-même, trad. Frédérique Vervliet, éditions Arléa, 2004
















































