Nous avons un marché universel…

« Nous avons un mar­ché uni­ver­sel, mais il n’est pas por­teur des effets civi­li­sa­teurs qu’en atten­daient avec tant de confiance Hume et Vol­taire. Au lieu d’engendrer une prise en compte nou­velle de nos incli­na­tions de nos inté­rêts com­muns – de l’identité essen­tielle des êtres humains sur toute la sur­face du globe – le mar­ché mon­dial semble inten­si­fier la prise de conscience des dif­fé­rences eth­niques et natio­nales. L’unification du mar­ché va de pair avec la frag­men­ta­tion de la culture. »

Chris­to­pher Lasch
La révolte des élites et la tra­hi­son de la démo­cra­tie (The Revolt of the Elites and the Betrayal of Demo­cra­cy), 1995, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 2007

Le refus de reconnaître les particularités des races et des cultures…

« L’androgénie, le refus de recon­naître les par­ti­cu­la­ri­tés des races et des cultures sont les ruis­seaux d’un même fleuve, un mou­ve­ment mon­dial, hui­lé par les enseignes puis­santes, par­fai­te­ment sexistes et racistes, car leur seul objec­tif est de détruire les richesses spé­ci­fiques des sexes et des races. »

Lau­rence Mau­gest
L’égalitarisme : le géno­cide de l’humanité, Polé­mia, 9 juin 2015

Le système occidental ne présente aucun attrait…

« Étant don­né la richesse de déve­lop­pe­ment spi­ri­tuel acquise dans la dou­leur par notre pays en ce siècle, le sys­tème occi­den­tal, dans son état actuel d’épuisement spi­ri­tuel, ne pré­sente aucun attrait. La simple énu­mé­ra­tion des par­ti­cu­la­ri­tés de votre exis­tence à laquelle je viens de me livrer plonge dans le plus extrême cha­grin. »

Alexandre Sol­je­nit­syne
Le déclin du cou­rage, dis­cours à l’université de Har­vard du 8 juin 1978, trad. Gene­viève et José Johan­net, édi­tions Les Belles Lettres, 2019

Les Français courageux et fidèles…

« Les Fran­çais cou­ra­geux et fidèles à l’image de l’idée qu’ils ont de leur pays – celui du bap­tême de Clo­vis, celui de la jus­tice de Saint-Louis, celui des quinze siècles de gloire et d’honneur – […] doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines. Si l’oriflamme de saint Denis n’est plus éle­vée pour pré­cé­der les com­bat­tants, son esprit doit être là. Vivant. »

Louis Alphonse de Bour­bon
« Les Fran­çais doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines », Valeurs Actuelles, 12 avril 2020

Quelle honte pour le genre humain…

« En effet, l’Eu­rope qui s’é­ta­lait sous les yeux de Leon­tiev contras­tait avec celle de sa bien-aimée Renais­sance. Ne serait-il pas atroce et vexant de pen­ser que Moïse n’a gra­vi le Sinaï, que les Hel­lènes n’ont édi­fié leurs gra­cieuses Acro­poles, que les Romains n’ont fait les guerres puniques, que le génial, le superbe Alexandre, coif­fé d’un casque emplu­mé, n’a fran­chi le Gra­nique et com­bat­tu à Arbèles, que les apôtres n’ont prê­ché, les mar­tyrs souf­fert, les poètes chan­té, les peintres peint, les che­va­liers brillé dans les tour­nois, qu’à cette fin unique qu’un bour­geois fran­çais, alle­mand ou russe, affu­blé de ses habits ridi­cules et hideux, jouisse d’un confort indi­vi­duel” et col­lec­tif” sur les ruines de toute gran­deur pas­sée ?… Quelle honte pour le genre humain si ce vil idéal de l’u­ti­li­té com­mune, de la mes­qui­ne­rie du tra­vail et de l’i­gno­mi­nie du tran­tran devait triom­pher pour tou­jours !” »

Vla­di­mir Vol­koff
Le com­plexe de Pro­custe, édi­tions Jul­liard – L’Âge d’Homme, 1981

Nous devons nous forger…

« À par­tir du moment où plus rien ne mérite le res­pect dans notre socié­té, nous devons nous for­ger dans la soli­tude de nou­velles loyau­tés silen­cieuses. »

Nicolás Gómez Dávi­la
Le Réac­tion­naire authen­tique (El reac­cio­na­rio autén­ti­co), 1995, trad. Michel Bibard, Édi­tions du Rocher, coll. Ana­to­lia, 2005

Une image s’impose…

« Une image s’im­pose que j’ai eue ailleurs l’oc­ca­sion d’é­vo­quer. N’est-il pas sur­pre­nant en effet, de pen­ser qu’aux temps féo­daux la Reine est cou­ron­née comme le Roi, géné­ra­le­ment à Reims, par­fois dans d’autres cathé­drales du domaine royal (à Sens pour Mar­gue­rite de Pro­vence), mais tou­jours par les mains de l’Archevêque de Reims ? Autre­ment dit, on attri­bue au cou­ron­ne­ment de la reine autant de valeur qu’à celui du Roi. »

Régine Per­noud
Pour en finir avec le Moyen Âge, édi­tions du Seuil, 1977

Les vestiges de l’époque médiévale…

« Il se trouve qu’en France notam­ment, en dépit de van­da­lismes plus graves, plus métho­diques que par­tout ailleurs, les ves­tiges de l’é­poque médié­vale res­tent plus nom­breux que ceux de toutes les autres époques réunies. Impos­sible de cir­cu­ler chez nous sans voir poin­ter un clo­cher, qui suf­fit à évo­quer le XIIe ou le XIIIe siècle. Impos­sible de gra­vir un som­met sans trou­ver une petite cha­pelle dont on se demande sou­vent par quel miracle elle a pu pous­ser dans un coin aus­si sau­vage, aus­si éloi­gné. »

Régine Per­noud
Pour en finir avec le Moyen Âge, édi­tions du Seuil, 1977

Le chevalier faisait le serment…

« À par­tir du XIe et pen­dant tout le XIIe siècle, la che­va­le­rie va se déve­lop­per. Le che­va­lier fai­sait le ser­ment de se ser­vir de son épée uni­que­ment pour défendre le faible. C’est une exi­gence de dépas­se­ment extra­or­di­naire. La femme y a joué un rôle non négli­geable, puisque c’est elle qui remet­tait son épée au che­va­lier. »

Régine Per­noud
His­toire et lumière, édi­tions du Cerf, 1998

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