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Citations sur la grâce

Citations sur la grâce : découvrez 7 citations de Dominique Venner, Marcel Conche, Nicolas Berdiaev, Charles Maurras, Javier Portella, Charles Péguy, Walter Flex

Avant 1945, dans toutes les nations européennes, on honorait encore les symboles militaires…

« Avant 1945, dans toutes les nations euro­péennes, on hono­rait encore les sym­boles mili­taires et l’héroïsme du com­bat­tant. Même en France, mal­gré les consé­quences mul­tiples de la Révo­lu­tion, l’offi­cier de réserve béné­fi­ciait d’un sta­tut moral pri­vi­lé­gié, au même titre que le pro­prié­taire ter­rien, alors que cette grâce était refu­sée aux pro­fes­sions du com­merce et de la finance. Faute de recul et de vision his­to­rique, on ne mesure pas encore l’ampleur de ce qui a été détruit. »

Domi­nique Ven­ner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

Le mystère de l’Histoire est un mystère aristocratique…

« Le mys­tère de l’Histoire est un mys­tère aris­to­cra­tique. Il s’accomplit par la mino­ri­té. Celle-ci porte l’esprit de l’universel, lequel est un esprit aris­to­cra­tique. L’esprit de la majo­ri­té, celui de la démo­cra­tie est pro­vin­cial et par­ti­cu­la­riste. Dans l’Histoire, ce sont les mino­ri­tés et l’aristocratie qui dirigent. Se rebel­ler contre leur direc­tion, c’est por­ter atteinte aux mys­tères de l’Histoire. Vous ne réus­si­rez pas à détruire la dis­sem­blance onto­lo­gique des âmes, à effa­cer la dif­fé­rence entre les intel­li­gents et les sots, les doués et les inca­pables, les nobles et les vils, les beaux et les informes, ceux qui ont la grâce et ceux qui ne la portent pas. »

Nico­las Ber­diaev
De l’inégalité, Édi­tions L’Âge d’homme, 2008

Il faut que le laurier ait de grandes feuilles…

« Il faut que le lau­rier ait de grandes feuilles vigou­reuses et fermes, d’un beau vert sombre et relui­sant. Il exprime la vic­toire enle­vée de vive force et par un brusque élan. Et tou­te­fois, cette éner­gie est gra­cieuse encore. Il y a une nymphe, une femme, jeune et char­mante, empri­son­née dans le lau­rier, sur­tout dans les lau­riers d’Athènes. »

Charles Maur­ras
Lettres des Jeux olym­piques, 1896, édi­tions Flam­ma­rion, coll. GF, 2004

Le beau… qu’est-il donc ?

« Le beau… qu’est-il donc ? Le beau n’est rien d’autre, disait Goethe, que « le sai­sis­se­ment devant le sacré ». Le sai­sis­se­ment donc devant quelque chose qui a trait avec le divin, mais qui ne se confond pas avec lui. Le sai­sis­se­ment devant quelque chose d’insaisissable… et qui par là même nous sai­sit, nous ébranle, nous ravit (dans tous les sens du mot). »

Javier Por­tel­la
La dis­si­dence par la beau­té, allo­cu­tion au deuxième col­loque de l’Ins­ti­tut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 25 avril 2015

Car le surnaturel est lui-même charnel…

« Car le sur­na­tu­rel est lui-même char­nel
Et l’arbre de la grâce est raci­né pro­fond
Et plonge dans le sol et cherche jusqu’au fond. »

Charles Péguy
Eve, Les Cahiers de la Quin­zaine, 1913, in Œuvres poé­tiques com­plètes, édi­tions Gal­li­mard, coll. Biblio­thèque de la Pléiade, 1941

L’harmonie de cette jeune voix…

« L’har­mo­nie de cette jeune voix était un cris­tal sonore, enser­rant le vin lim­pide de la parole éter­nelle. Cet homme aux nobles pro­por­tions, aux lignes élan­cées, était en soi un monu­ment d’ac­tion de grâces dres­sé par la créa­tion dans la claire splen­deur du jar­din de Dieu, la fraî­cheur de ses lèvres exha­laient le souffle d’un prin­temps reli­gieux, répan­du sur la Terre et les hommes. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

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