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Johann Wolfgang von Goethe

Né en 1749 à Francfort et mort en 1832 à Weimar, Goethe est un écrivain, un théoricien de l'art et un homme d'État allemand. Son œuvre littéraire comprend aussi bien de la poésie, que du théâtre et des épopées, une théorie littéraire et des écrits scientifiques liés à sa passion pour l'optique, la géologie et la botanique. C'est avec son roman Les Souffrances du jeune Werther (1774) qu'il devient célèbre dans toute l'Europe, avant que son Faust (1808) soit reconnu comme l'une des œuvres les plus importantes de la littérature de langue allemande. Élevé au rang de poète national, annonciateur d'un « être allemand » et, en tant que tel, assimilé au nationalisme allemand, il est autant admiré par son œuvre que pour sa personnalité et son mode de vie, perçus comme exemplaires. Aujourd'hui encore, ses poèmes, ses drames et ses romans figurent parmi les chefs-d'œuvre de la littérature mondiale.

Découvrez 4 citations de Johann Wolfgang von Goethe

Ne le dites à personne, aux sages seulement…

« Ne le dites à per­sonne, aux sages seulement,
Puisque la foule raille aussitôt !
La vie qui cherche la mort dans les flammes,
Est celle seule que j’entends célébrer.
Dans la fraî­cheur des nuits d’amour
Où tu reçus la vie, où tu don­nas la vie,
Un sen­ti­ment étrange t’envahit
Tan­dis que luit dans le silence une chandelle.
Alors l’obscurité ne te tient plus
Pri­son­nier de ton ombre,
Et une ardeur te porte
À dési­rer la créa­tion suprême.
Nulle dis­tance n’entrave ton élan,
Des ailes te portent, un charme t’est jeté,
Et enfin, assoif­fé de lumière,
Tu péris, paillon, dans les flammes !
Et tant que tu n’auras pas cela,
Ce : meurs et deviens !
Tu ne seras qu’un triste voyageur
Sur cette terre obscure. »

Johann Wolf­gang von Goethe
Nos­tal­gie bien­heu­reuse (Selige Sehn­sucht), in West-öst­li­cher Divan, 1819

Je me sens le courage de m’aventurer dans le monde…

« Je me sens le cou­rage de m’aventurer dans le monde, de por­ter toute la souf­france et tout le bon­heur de la terre, de me battre avec les tem­pêtes et de ne pas fai­blir dans les grin­ce­ments du naufrage ! »

Johann Wolf­gang von Goethe
Faust pri­mi­tif (ou pre­mier Faust), 1808

Il n’y a point de passé vers quoi il soit permis…

« Il n’y a point de pas­sé vers quoi il soit per­mis de por­ter ses regrets, il n’y a qu’une éter­nelle nou­veau­té, qui se forme des élé­ments gran­dis du pas­sé ; et la vraie nos­tal­gie doit être tou­jours créa­trice, pro­duire à tout ins­tant une nou­veau­té meilleure encore. »

Johann Wolf­gang von Goethe
Élé­gie de Marien­bad, 1823, trad. Jean Tar­dieu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Poé­sie, 1993

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