Le courage ne s’exerce plus sur les champs de bataille…

« Le cou­rage ne s’exerce plus sur les champs de bataille, mais dans l’arène média­tique, dans l’arène intel­lec­tuelle, dans l’arène poli­tique. Il n’est plus tant dans l’action que dans le dire. Le dire est l’action, le faire est le verbe. Telle est la per­for­ma­ti­vi­té. Elle est la force entraî­nante du verbe, sa force agis­sante. Le verbe réa­lise lui-même ce qu’il énonce. La parole est alors créa­trice, pro­créa­trice, cocréa­trice. Dire, c’est for­cer l’inertie des choses. Les sor­tir de leur mutisme, de leur immo­bi­lisme. Dire, c’est pro­duire de l’énergie col­lec­tive, de l’enthou­siasme. »

Fran­çois Bousquet
Cou­rage ! Manuel de gué­rilla cultu­relle, édi­tions de La Nou­velle Librai­rie, 2019

Une suspension d’égoïsme dépassant le dévouement…

« Ce n’est que dans l’activité réso­lue que nous trou­vons une sus­pen­sion d’égoïsme dépas­sant le dévoue­ment conventionnel. »

Chris­to­pher Lasch
Les femmes et la vie ordi­naire (Women and the Com­mon Life), 1997, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 2018

Tout est à faire…

« Rien n’est jamais acquis par avance de ce qui advien­dra. Tout est à faire, chaque jour, par cha­cun et pour sa Cité. Le deve­nir, en résu­mé, n’est pas sans repères ; il est seule­ment sans pro­gramme acquis par avance ; c’est la pre­mière des leçons poli­tiques du paga­nisme : le monde n’a pas de fina­li­té ; seule l’action en porte une, la sienne, si et seule­ment si elle est adé­quate, appro­priée aux circonstances. »

Jean-Fran­çois Gautier
À pro­pos des Dieux. L’esprit des poly­théismes, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Longue Mémoire, 2020

Dans cette guerre où l’ennemi était chez nous…

« Dans cette guerre où l’ennemi était chez nous, et sou­vent dans nos églises et dans les palais gou­ver­ne­men­taux, il fal­lait un sens par­ti­cu­lier de l’orientation pour trou­ver son chemin. »

Domi­nique Venner
Car­nets rebelles – volume I, édi­tions de La Nou­velle Librai­rie, 2021

L’optimisme historique signifie qu’on sait la vérité, si cruelle qu’elle soit…

« Celui qui dira que nous sommes condam­nés et que c’est pour­quoi nous devons com­battre jusqu’au bout (comme disent les Russes, tant qu’à mou­rir, il faut le faire en musique), celui-là ne sera pas un pes­si­miste. Ce sera un opti­miste his­to­rique. L’opti­misme his­to­rique signi­fie qu’on sait la véri­té, si cruelle qu’elle soit, et qu’on est déter­mi­né à se battre, quoi qu’il en coûte. L’optimisme his­to­rique ne compte sur rien ni per­sonne, sauf sur soi-même et sur la bagarre. »

Alexandre Zino­viev
Nous et l’Occident, édi­tions de L’Âge d’homme, 1981, trad. Wla­di­mir Bere­lo­witch, édi­tions Gal­li­mard, coll. Idées, 1982

Si nous continuons à regarder sans rien faire…

« Si nous conti­nuons à regar­der sans rien faire, ciel et terre ne se rejoin­dront jamais. Pour que ciel et terre se rejoignent, il faut un acte pur, déci­sif. Afin d’accomplir une action aus­si réso­lue, il faut ris­quer sa vie, sans du tout son­ger pour soi-même à gagner ou à perdre. Il faut se trans­for­mer en dra­gon, déchaî­ner l’ouragan et, déchi­rant les nuées sombres amon­ce­lées, s’élever dans le ciel bleu azur. »

Yukio Mishi­ma
Che­vaux échap­pés, 1969, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard 1980, coll. Quar­to, 2004

Affronter une mort certaine…

« Qu’il nous soit don­né (…) d’affronter les périls afin de chas­ser toutes divi­ni­tés mau­vaises et tous esprits pervers.
Qu’il nous soit don­né, for­geant entre nous ami­tié pro­fonde, de nous entrai­der comme des cama­rades, en affron­tant les périls aux­quels est expo­sée la patrie.
Qu’il nous soit son­né, sans cher­cher le pou­voir, sans sou­ci de récom­pense per­son­nelle, d’affronter une mort cer­taine pour deve­nir les pre­mières pierres de la Restauration. »

Yukio Mishi­ma
Che­vaux échap­pés, 1969, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard 1980, coll. Quar­to, 2004

L’honneur : ne jamais faillir aux normes qu’on s’est fixées…

« L’honneur : ne jamais faillir aux normes qu’on s’est fixées. L’image que l’on se fait de soi devient vraie dès l’instant qu’on s’y conforme de façon durable. Dès lors, que ce soit une image” ou une réa­li­té” importe peu ; les deux termes sont confondus. »

Alain de Benoist
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (post­face), La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

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