On n’a rien donné tant qu’on n’a pas tout donné…

« On n’a rien don­né tant qu’on n’a pas tout don­né. À com­men­cer par soi-même : son corps, son esprit et sa joie. Pour cela, for­mons une pha­lange d’hommes inac­ces­sibles au décou­ra­ge­ment, fidèles et inso­lents, radi­caux et intel­li­gents, réa­listes et révo­lu­tion­naires. Don­nons tout et ne leur lais­sons rien ! »

Julien Lan­gel­la
Refaire un peuple. Pour un popu­lisme radi­cal, édi­tions La Nou­velle Libraire, 2021

L’honneur : ne jamais faillir aux normes qu’on s’est fixées…

« L’honneur : ne jamais faillir aux normes qu’on s’est fixées. L’image que l’on se fait de soi devient vraie dès l’instant qu’on s’y conforme de façon durable. Dès lors, que ce soit une image” ou une réa­li­té” importe peu ; les deux termes sont confondus. »

Alain de Benoist
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (post­face), La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

Les Français courageux et fidèles…

« Les Fran­çais cou­ra­geux et fidèles à l’image de l’idée qu’ils ont de leur pays – celui du bap­tême de Clo­vis, celui de la jus­tice de Saint-Louis, celui des quinze siècles de gloire et d’honneur – […] doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines. Si l’oriflamme de saint Denis n’est plus éle­vée pour pré­cé­der les com­bat­tants, son esprit doit être là. Vivant. »

Louis Alphonse de Bourbon
« Les Fran­çais doivent retrou­ver l’esprit de Bou­vines », Valeurs Actuelles, 12 avril 2020

La Fille aînée de l’Église n’est pas seule…

« Heu­reu­se­ment, la Fille aînée de l’Église n’est pas seule. La Pro­vi­dence s’est mani­fes­tée avec une force inha­bi­tuelle au cours de l’histoire de notre nation, depuis le bap­tême et le cou­ron­ne­ment de Clo­vis, la sain­te­té de Louis IX, l’onction du sacre, l’ardente volon­té de Louis XIII de consa­crer la France à Notre-Dame de l’As­somp­tion. Avec Jeanne d’Arc, le des­tin éli­ra une per­sonne humble, pour que la France puisse tenir ses pro­messes de fidé­li­té. Une pay­sanne, sans expé­rience mili­taire ou poli­tique, pour réa­li­ser un double exploit inex­pli­cable : chas­ser les enne­mis du royaume en redon­nant à tous les Fran­çais la digni­té per­due et la foi. »

Louis Alphonse de Bourbon
Mes­sage de Mon­sei­gneur le Duc d’An­jou pour la Fête natio­nale de Jeanne d’Arc, legitimite.fr, 10 mai 2020

Quelle faim morale lui crispait l’âme…

« Quelle était donc cette faim qui tenaillait le vieillard ? Quelle faim morale lui cris­pait l’âme sans qu’il pût la tra­duire autre­ment qu’en termes de gibier dis­pa­ru et de jeunes gens déser­teurs ? Je crois que je la connais­sais. Je l’a­vais déjà ren­con­trée. Sans doute la faim de ce qui fut, de ce qui ne sera plus, la silen­cieuse et invi­sible famine qui conduit les peuples per­dus à la mort plus sûre­ment encore que la vraie faim du corps. »

Jean Ras­pail
Pêcheur de lunes. Qui se sou­vient des hommes…, édi­tions Robert Laf­font, 1990

À dire vrai, je ne sais pas très bien qui je prie et pourquoi…

« À dire vrai, je ne sais pas très bien qui je prie et pour­quoi. Je ne prie pas avec des mots. Je ne sais pas les prières que l’on récite habi­tuel­le­ment. Je les ai oubliées depuis long­temps et quand j’ai vou­lu les réap­prendre, je me suis aper­çu qu’elles me gênaient. Tan­dis que silen­cieu­se­ment, sans pro­non­cer la moindre parole, sim­ple­ment comme ça, en mar­chant dans la forêt, l’hi­ver, j’ai l’im­pres­sion d’être moi-même une prière où se mélangent des sen­ti­ments qui d’or­di­naire ne m’ef­fleurent pas et que je ne sau­rais même pas expri­mer. J’en suis le pre­mier sur­pris. Des choses qui en toute autre cir­cons­tance me sem­ble­raient bêtes et conve­nues, comme l’ap­par­te­nance à une famille, à une reli­gion, à un pays, à une race, le res­pect de la parole don­née, l’exal­ta­tion d’un enga­ge­ment, l’a­mour d’une mère pour son enfant, la pitié envers les morts, l’hon­neur de soi, la fidé­li­té à un maître… »

Jean Ras­pail
Sire, Édi­tions de Fal­lois, 1991

Sentinelle, sentinelle, c’est en marchant…

« Sen­ti­nelle, sen­ti­nelle, c’est en mar­chant le long des rem­parts dans l’en­nui du doute qui vient des nuits chaudes, c’est en écou­tant les bruits de la ville quand la ville ne te parle pas, c’est en sur­veillant les demeures des hommes quand elles sont morne assem­blage, c’est en res­pi­rant le désert autour quand il n’est que vide, c’est en t’ef­for­çant d’ai­mer sans aimer, de croire sans croire, et d’être fidèle quand il n’est plus à qui être fidèle, que tu pré­pares en toi l’illu­mi­na­tion de la sen­ti­nelle, qui te vien­dra par­fois comme récom­pense et don de l’a­mour. »

Antoine de Saint-Exupéry
Cita­delle, édi­tions Gal­li­mard, 1948

Ces questions s’aiguisent avec le temps…

« Ces ques­tions s’ai­guisent avec le temps, sur­tout cer­tains soirs, quand la vita­li­té et par­fois le cou­rage dimi­nuent. La ten­ta­tion du décou­ra­ge­ment plane, comme un aigle qui tourne autour de sa proie, en cercles rap­pro­chés. C’est alors que l’on se tourne vers cet enfant que l’on a été, débor­dant d’un appé­tit de vivre que rien ne sem­blait pou­voir ras­sa­sier, grave de la véri­té de la vie. Sur­tout, pense-t-on en soi-même, faites que je ne le déçoive pas. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Les sen­ti­nelles du soir, édi­tions les arènes, 1999

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