L’histoire, comme une bonne fée veillant sur la France…

« L’histoire, heu­reu­se­ment, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire sou­ve­nir qu’il n’y a pas à déses­pé­rer. Les situa­tions les plus catas­tro­phiques trouvent tou­jours un dénoue­ment. Le sur­saut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cher­chant à retrou­ver les fon­de­ments de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que mil­lé­naire. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Vœux aux Fran­çais de Mon­sei­gneur le Prince Louis de Bour­bon à l’occasion de la Fête des Rois, legitimite.fr, 6 jan­vier 2019

Le meilleur des livres…

« Le meilleur des livres est celui qui ne se contente pas de me pro­cu­rer un plai­sir en venant satis­faire mon attente : au contraire, il la sur­prend, la dépasse, me tire hors de mon état ini­tial ; et c’est en me dépas­sant, à sa lec­ture, que je m’ap­proche de ce que je suis, de ce que je pense, res­sens et vis. Par son ouvrage, l’au­teur ne m’offre pas qu’un diver­tis­se­ment : il aug­mente en moi ma propre liber­té — il m’aug­mente de moi-même, pour­rait-on dire. C’est d’ailleurs là le prin­cipe même de son auto­ri­té l’auc­tor est celui dont le propre est d’au­gere, d’aug­men­ter. Ce que l’au­teur fait croître en moi, ce n’est pas seule­ment un conte­nu de savoir, une quan­ti­té de culture, un capi­tal à entre­te­nir, mais l’être même que je suis. »

Fran­çois-Xavier Bel­la­my
Les Déshé­ri­tés ou l’urgence de trans­mettre, édi­tions Plon, 2014

Prendre les armes au besoin contre un régime pourtant légal…

« Si l’héroïsme consiste, comme on nous l’enseigne à lon­gueur de célé­bra­tions, de com­mé­mo­ra­tions, de repen­tances et d’émissions de pro­pa­gande, à prendre les armes au besoin contre un régime pour­tant légal, alors n’écartons plus, a prio­ri, la pos­si­bi­li­té pour nous Fran­çais de souche d’être chez nous, pour la sau­ve­garde des nôtres, des héros. »

Serge de Beketch
« Unis comme au Front », Le Libre Jour­nal de la France Cour­toise n° 409, 2 juin 2007

Cet ordre impersonnel et divin de l’univers…

« Cet ordre imper­son­nel et divin de l’univers a pour image par­mi nous la jus­tice, la véri­té, la beau­té. Rien d’inférieur à ces choses n’est digne de ser­vir d’inspiration aux hommes qui acceptent de mou­rir.
Au-des­sus des ins­ti­tu­tions des­ti­nées à pro­té­ger le droit, les per­sonnes, les liber­tés démo­cra­tiques, il faut en inven­ter d’autres des­ti­nées à dis­cer­ner et à abo­lir tout ce qui, dans la vie contem­po­raine, écrase les âmes sous l’injustice, le men­songe et la lai­deur.
Il faut les inven­ter, car elles sont incon­nues, et il est impos­sible de dou­ter qu’elles soient indis­pen­sables. »

Simone Weil
La per­sonne et le sacré, 1943, édi­tions Gal­li­mard, coll. Espoir, 1957, R&N Édi­tions, 2016

La liberté n’est pas une affaire de mouvements libres…

« La liber­té n’est pas une affaire de mou­ve­ments libres, sinon les pois­sons dans l’eau, les oiseaux dans le ciel et les ser­pents sur terre le seraient. La liber­té c’est l’autonomie, l’art d’être à soi-même sa propre norme. Les Nor­mands d’antan avaient une magni­fique expres­sion. Ils invi­taient à être : Sire de soi”. Qui­conque n’est pas sire de soi, c’est-à-dire sei­gneur de lui-même, n’est pas libre. »

Michel Onfray
Com­ment la phi­lo­so­phie peut nous aider à tra­ver­ser cette épreuve, entre­tien au Figa­ro, par Alexandre Devec­chio, 28 mars 2020

Vivre en Européen, c’est refuser d’être esclave…

« Vivre en Euro­péen, c’est refu­ser d’être esclave de sa propre vie : c’est agir et être res­pon­sable des consé­quences de ses actes. C’est épui­ser tous les pos­sibles tant qu’il en est encore temps. C’est pré­fé­rer en toute cir­cons­tance la ver­ti­ca­li­té de l’attitude à l’horizontalité des pul­sions et des besoins. C’est ne jamais se résoudre au désen­chan­te­ment du monde, pré­fé­rer comme Jose Anto­nio brû­ler sa vie au ser­vice d’une grande cause”, et entre­voir la per­ma­nence du divin à tra­vers l’aurore aux doigts de rose” chan­tée par Homère, le vitrail d’une cathé­drale, les fron­dai­sons d’une forêt. »

Gré­goire Gam­bier
Conclu­sion à Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

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