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Citations sur l'esprit rebelle

Le français, langue moderne de la clandestinité de l’esprit ?

« C’est dans cette mino­ri­té clan­des­tine mon­diale, et non plus dans la mino­ri­té visible, splen­di­de­ment meu­blée, mais cir­cons­crite à quelques capi­tales, du ban­quet des Lumières, que réside aujourd’­hui, à l’in­su des sta­tis­ti­ciens, des lin­guistes et des pro­gram­ma­teurs de nov­langues”, à l’in­su de la plu­part des Fran­çais, la vie et l’a­ve­nir de leur idiome irrem­pla­çable au titre de langue lit­té­raire et de langue de la bonne com­pa­gnie”. Le fran­çais, langue moderne de la clan­des­ti­ni­té de l’es­prit ? »

Marc Fuma­ro­li
Quand l’Eu­rope par­lait fran­çais, Édi­tions de Fal­lois, 2001

Se rebeller contre l’inévitable…

« Se rebel­ler contre l’i­né­vi­table et se rési­gner à l’é­vi­dence : c’est ce qui carac­té­rise l’homme moderne. »

Nicolás Gómez Dávila
Le Réac­tion­naire authen­tique (El reac­cio­na­rio autén­ti­co), 1995, trad. Michel Bibard, Édi­tions du Rocher/Anatolia, 2005

Quand l’autorité s’est délitée, quand les repères sont perdus…

« Quand l’autorité s’est déli­tée, quand les repères sont per­dus, quand le plus grand nombre déses­père, quand cer­tains se laissent aller à des sen­ti­ments mor­bides en voyant dans la défaite une péni­tence divine, alors, se lèvent de petits groupes sachant ce qu’ils sont, d’où ils viennent, où ils vont et ce qu’ils veulent. Ras­sem­blés der­rière un chef figure de proue alliant éthique et esthé­tique, ils sont les Rebelles. »

Ber­nard Lugan
À pro­pos des « Rebelles » du Salon du livre d’Histoire de Blois : éloge de Domi­nique Ven­ner, 9 octobre 2014

Nous voilà condamnés à être insoumis, dissidents et rebelles…

« Euro­péens conscients et fiers de l’être, nous voi­là pour ain­si dire condam­nés à être insou­mis, dis­si­dents et rebelles. Insou­mis à l’injonction du vivre ensemble” au sein de socié­tés mul­ti­cul­tu­relles, en voie d’africanisation et d’islamisation accé­lé­rées. Dis­si­dents du nou­vel ordre mon­dial mar­chand, de la pen­sée conforme et du caque­tage média­tique. Rebelles enfin, aujourd’hui comme hier, à toute forme de tota­li­ta­risme. Rebelles par fidélité. »

Gré­goire Gambier
Conclu­sion à Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

Face à la décadence, trois genres de réaction révèlent un type d’homme…

« Face à la déca­dence, trois genres de réac­tion révèlent un type d’homme : les uns, la majo­ri­té, acceptent sans bron­cher de ne pas voir ce qui les tue et fré­missent ou ricanent si d’aventure un éveillé tente de leur ouvrir les yeux. Cynisme ou per­ver­sion, une mino­ri­té jouit des déca­dences comme s’il était pos­sible de ne pas être englou­ti par la mon­tée des eaux d’égout. Une autre mino­ri­té, les purs, refuse les fata­li­tés trom­peuses ; elle prend les armes et com­bat. »

Chris­to­pher Gérard
Pré­face au Chant des alouettes de Thi­baud Cas­sel, édi­tions Pierre-Guillaume de Roux, 2017

La civilisation de la quantité opposée à celle de la qualité…

« La civi­li­sa­tion de la quan­ti­té oppo­sée à celle de la qua­li­té. Les imbé­ciles y dominent donc par le nombre, ils sont le nombre […]. Un monde domi­né par la force est un monde abo­mi­nable, mais le nombre domi­né par le nombre est ignoble. La force fait tôt ou tard sur­gir des révol­tés, elle engendre l’esprit de révolte, elle fait des héros et des mar­tyrs. La tyran­nie abjecte du nombre est une infec­tion lente qui n’a jamais pro­vo­qué de fièvre. Le nombre crée une socié­té à son image, une socié­té d’êtres non pas égaux mais pareils, seule­ment recon­nais­sables à leurs empreintes digitales. »

Georges Ber­na­nos
La France contre les robots, édi­tions Robert Laf­font, 1947

Rappeler à l’existence la mentalité aristocratique…

« L’enjeu : rap­pe­ler à l’existence la men­ta­li­té aris­to­cra­tique, res­sus­ci­ter l’esprit de la vieille Europe. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière. Il ne s’agit pas de réani­mer arti­fi­ciel­le­ment des choses mortes. Mais de reprendre conscience d’un héri­tage pour le recréer sous des formes nouvelles. »

Louis Pau­wels
Com­ment devient-on ce que l’on est ?, édi­tions Stock, 1978

Le révolutionnaire est un homme perdu d’avance…

« Le révo­lu­tion­naire est un homme per­du d’avance. Il n’a pas d’intérêts par­ti­cu­liers, d’affaires pri­vées, de sen­ti­ments, d’attaches per­son­nelles, il n’a même pas de nom. Tout en lui est absor­bé par un seul inté­rêt à l’exclusion de tout autre, par une seule pen­sée, par une seule pas­sion – la révo­lu­tion. »

Ser­gueï Netchaïev
Caté­chisme du révo­lu­tion­naire, mani­feste écrit entre 1868 et 1869

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