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Thème

Citations sur la vie

La vie, pensais-je…

« La vie, pen­sais-je, a for­cé­ment tou­jours rai­son au bout du compte ; si elle bafoue mes beaux rêves, c’est que ceux-ci étaient absurdes et injustifiés. »

Her­mann Hesse
Le loup des steppes (Der Step­pen­wolf), 1927, édi­tions Cal­mann-Lévy, 1975, trad. Alexan­dra Cade, édi­tions Le Livre de poche, coll. Biblio, 2022

Celui qui accepte son sort…

« Celui qui accepte son sort et la nature guer­rière, tra­gique, vio­lente de la vie – celui qui sait rire et dan­ser au-des­sus des nuages par­fois ter­ribles de son des­tin – celui-là se des­sine assu­ré­ment en vue du sur­homme pour triom­pher radi­ca­le­ment du nihi­lisme, en lui et autour de lui. »

Julien Roche­dy
Nietzsche l’actuel : Intro­duc­tion à la phi­lo­so­phie nietz­schéenne, édi­tions Hétaire, 2020

Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes…

« Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes, éblouis à l’i­dée d’être enfin des hommes et non plus des enfants. Nous mesu­rions la vie à l’é­ta­lon de nos rêves et la vie nous sem­blait plus riche, plus brû­lante que nos rêves les plus fous, plus mer­veilleuse que tous les livres. Nous avions le sen­ti­ment que le temps qui passe − le ter­rible Temps qui déco­lore, use, érode, gri­gnote ; qui tue tou­jours à la fin − ne pou­vait rien contre nous.
Nous étions des enfants ! »

Pierre Schoen­doerf­fer
Le Crabe-Tam­bour, édi­tions Gras­set, 1976

Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller…

« Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller, dis-toi : je me réveille pour accom­plir mon tra­vail d’homme. Se peut-il que je sois de mau­vaise humeur alors que je vais accom­plir la tâche pour laquelle je suis  ? Suis-je consti­tué pour res­ter cou­ché bien au chaud sous les couvertures ? »

Marc Aurèle
Pen­sées pour moi-même, trad. Fré­dé­rique Verv­liet, édi­tions Arléa, 2004

Iahvé est le dieu qui refuse l’Autre…

« Iah­vé est le dieu qui refuse l’Autre, le dieu qui, dans un pre­mier temps, se pose lui-même comme supé­rieur aux autres dieux, puis, dans un deuxième temps, qui déclare les tenir pour inexis­tants. Car l’autre dieu n’existe pas. Il est repré­sen­té comme un dieu, mais il n’est qu’une idole”, appa­rence de dieu, dieu sans valeur de dieu. Trans­po­sé sur le plan sécu­lier, ce rai­son­ne­ment paraî­tra légi­ti­mer toutes les formes d’altérophobie, tous les racismes, toutes les exclu­sions. De la notion de dieu sans valeur de dieu, on pas­se­ra à celle d’homme sans valeur d’homme, de vie sans valeur de vie. L’homme agi­ra avec les autres hommes à la façon dont Iah­vé agit avec les autres dieux. Dans le mono­théisme de la Bible, l’enfer, au sens propre, ce sont les autres. »

Alain de Benoist
Com­ment peut-on être païen ?, édi­tions Albin Michel, 1981

J’en veux plus aussi de cette vie…

« J’en veux plus aus­si de cette vie capable de vous his­ser jusqu’à la majes­té auguste et gra­cile de La Vic­toire de Samo­thrace, la déesse qui, du haut de son esca­lier, depuis le Louvre, guide les navi­ga­teurs de la vie et de la mort que nous sommes tous : hommes et femmes secoués par le défer­le­ment des vagues de l’amour et de la pas­sion, là où, en étrei­gnant la chair nous attei­gnons l’âme, là où, en nous enfon­çant au plus pro­fond de notre condi­tion ani­male, nous nous éle­vons au plus haut de notre condi­tion spirituelle. »

Javier Por­tel­la
N’y a‑t-il qu’un dieu pour nous sau­ver ?, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Dans l’arène, 2021

Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes…

« Pour­quoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes alors que rien de mal ne peut leur arri­ver ? En effet, les contraires sont incon­ci­liables ! De même que les fleuves, les pluies tor­ren­tielles et les sources médi­ci­nales ne peuvent chan­ger la saveur de la mer, ne peuvent pas l’adoucir, de même, les élans de l’adversité ne peuvent trou­bler une âme cou­ra­geuse : bien au contraire, ils conso­lident sa forte nature et c’est celle-ci qui s’impose aux évè­ne­ments car elle est plus forte que tout ce qui vient de l’extérieur. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

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