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Maurice Barrès

Maurice Barrès, né le 19 août 1862 à Charmes (Vosges) et mort le 4 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine (Seine), est un écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français. Le premier axe de sa pensée est « le culte du Moi » : Barrès affirme que notre premier devoir est de défendre notre moi contre les « Barbares », c'est-à-dire contre tout ce qui risque de l'affaiblir dans l'épanouissement de sa propre sensibilité. Le second axe est résumé par l'expression « La terre et les morts » qu'approfondissent les trois volumes du Roman de l'énergie nationale : Les Déracinés (1897), L'Appel au soldat (1900) et Leurs Figures (1902) qui témoignent de l'évolution de Maurice Barrès vers le nationalisme républicain et le traditionalisme, l'attachement aux racines, à la famille, à l'armée et à la terre natale. Il est resté l'un des maîtres à penser de la droite nationaliste durant l'entre-deux-guerres.

Découvrez 7 citations de Maurice Barrès

En Jeanne nous voyons agir, à son insu…

« En Jeanne nous voyons agir, à son insu, les vieilles ima­gi­na­tions cel­tiques. Le paga­nisme sup­porte et entoure cette sainte chré­tienne. La Pucelle honore les saints, mais d’ins­tinct elle pré­fère ceux qui abritent sous leurs vocable les fon­taines fées. Les diverses puis­sances reli­gieuses éparses dans cette val­lée meu­sienne, Jeanne les ramasse et les accorde, dût-elle en mou­rir par un effet de sa noblesse natu­relle… Fon­taines drui­diques, ruines latines et vieilles églises romanes forment un concert. (…) Autant que nous aurons un cœur cel­tique et chré­tien, nous ne ces­se­rons d’ai­mer cette fée dont nous avons fait une sainte. »

Mau­rice Bar­rès
L’œuvre de Mau­rice Bar­rès (Phi­lippe Bar­rès, Mau­rice Bar­rès), tome XII, édi­tions Au Club de l’hon­nête homme, 1967

Il est de par le monde infiniment de ces points spirituels…

« Il est de par le monde infi­ni­ment de ces points spi­ri­tuels qui ne sont pas encore révé­lés, pareils à ces âmes voi­lées dont nul n’a recon­nu la gran­deur. Com­bien de fois, au hasard d’une heu­reuse et pro­fonde jour­née, n’avons-nous pas ren­con­tré la lisière d’un bois, un som­met, une source, une simple prai­rie, qui nous com­man­daient de taire nos pen­sées et d’écouter plus pro­fond que notre cœur ! Silence ! Les dieux sont ici. »

Mau­rice Bar­rès
La col­line ins­pi­rée, 1913, édi­tions du Rocher, 2005

On ne fait pas l’union sur des idées…

« On ne fait pas l’union sur des idées, tant qu’elles demeurent des rai­son­ne­ments ; il faut qu’elles soient dou­blées de leur force sen­ti­men­tale. À la racine de tout, il y a un état de sen­si­bi­li­té. »

Mau­rice Bar­rès
La Terre et les Morts, troi­sième confé­rence, La Patrie fran­çaise, 1899

Nous sommes le produit d’une collectivité…

« Que serait donc un homme à ses propres yeux, s’il ne repré­sen­tait que soi-même ? Quand cha­cun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indé­fi­nie de mys­tères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le pro­duit d’une col­lec­ti­vi­té qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit per­ma­nente, et les fils seront éner­giques et droits, la nation une. »

Mau­rice Bar­rès, confé­rence inau­gu­rale de la Ligue de la patrie fran­çaise, 31 décembre 1898, cité par Éric Bran­ca
3 000 ans d’idées poli­tiques, Chro­nique édi­tions, 2014

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