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Citations sur Paris

Citations sur Paris : découvrez 10 citations de Alphonse Boudard, Sylvain Tesson, Jean Raspail, Alain Paucard, Jean de Brem, Charles Maurras, Richard Millet

On a bien trop endormi la population…

« On a bien trop endor­mi la popu­la­tion pour qu’elle pos­sède encore la force d’imaginer d’autres formes de guerre que celles que l’on com­mé­more bête­ment chaque année. La guerre ? Le Fran­çais peut bien lire ce mot noir sur blanc et sur huit colonnes sans que cela lui fasse ni chaud ni froid, à moins d’avoir vu l’ennemi, enten­du le canon ou tou­ché sa carte d’alimentation ! Tout ce que nous obtien­drions, c’est un rush des bonnes femmes sur le sucre, l’huile et le café, et un rush des mor­veux dans les rues du Quar­tier Latin. »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

Tout ce qui avait été construit de beau dans l’histoire de Paris a été défiguré…

« Tout ce qui avait été construit de beau dans l’his­toire de Paris a été défi­gu­ré. On a trou­vé le moyen de bâtir des tours qui gâchent la moindre pers­pec­tive. Quand on est devant l’École mili­taire (Louis XV) ou les Inva­lides (Louis XIV), on aper­çoit der­rière la hideuse tour Mont­par­nasse qui nous guette. Sans peuple et avec des règle­ments urba­nistes hideux, je crois qu’on peut dire que Paris, c’est foutu. »

Alain Pau­card
Du Paris d’Au­diard au Paris de Dela­noë, par Alain Pau­card, entre­tien au Figa­ro, par Eugé­nie Bas­tié, 11 juillet 2014

Le poids démesuré du plus glorieux des héritages…

« Je sens peser sur mes épaules misé­rables le poids déme­su­ré du plus glo­rieux des héri­tages. À moi, qui ne suis rien et qui n’apporte rien, la civi­li­sa­tion fait un cadeau gigan­tesque : le patri­moine de l’Europe. Il est fait de tré­sors et de sou­ve­nirs. Cha­cun de nous, je crois, à Londres et à Vienne, à Ber­lin et à Madrid, à Athènes et à Var­so­vie, à Rome et à Paris, à Sofia et à Bel­grade, doit res­sen­tir le même drame. Cha­cun de nous est le der­nier des Européens. »

Jean de Brem
Le tes­ta­ment d’un Euro­péen, édi­tions de La Table Ronde, 1964

Tout ce qui blesse l’œil, blesse l’âme…

« Je me demande ce que les jeunes de 14 – 15 ans pensent du Paris dans lequel ils vivent, ils ont tou­jours vécu ? Aiment-ils le Centre Pom­pi­dou, la pyra­mide du Louvre ? Est-on en train de faire chan­ger le goût des gens ou ceux-ci conservent-ils une conscience esthé­tique ? Je pense que tout ce qui blesse l’œil, blesse l’âme. »

Alain Pau­card
Du Paris d’Au­diard au Paris de Dela­noë, par Alain Pau­card, entre­tien au Figa­ro, par Eugé­nie Bas­tié, 11 juillet 2014

Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon…

« Cette mos­quée en plein Paris ne me dit rien de bon (…) [S]“il y a un réveil de l’Is­lam, et je ne crois pas que l’on en puisse dou­ter, un tro­phée de la foi cora­nique sur cette col­line Sainte-Gene­viève où ensei­gnèrent tous les plus grands doc­teurs de la chré­tien­té antiis­la­mique repré­sente plus qu’une offense à notre pas­sé : une menace pour notre ave­nir. »

Charles Maur­ras
L’Ac­tion fran­çaise, 13 juillet 1926, à pro­pos de l’i­nau­gu­ra­tion de la grande mos­quée de Paris

Le tourisme de masse est un destructeur de civilisation…

« Le tou­risme de masse est un des­truc­teur de civi­li­sa­tion. Je ne peux plus sup­por­ter les tou­ristes, sur­tout quand ils sont en shorts et portent des soc­quettes grises, une banane autour du ventre. Si j’é­tais maire de Paris, ma pre­mière mesure serait d’in­ter­dire le port du short dans la capi­tale. Toute per­sonne sur­prise en train de faire du sport dans un lieu public devrait payer une forte amende. »

Alain Pau­card
Du Paris d’Au­diard au Paris de Dela­noë, par Alain Pau­card, entre­tien au Figa­ro, par Eugé­nie Bas­tié, 11 juillet 2014

Je ne fréquente mes semblables qu’avec parcimonie…

« Je ne fré­quente mes sem­blables qu’avec par­ci­mo­nie […], consi­dé­rant l’amour de l’humanité comme une illu­sion sen­ti­men­tale autant que poli­tique, et tenant de com­prendre com­ment l’humanité s’abolit dans l’illégitimité du nombre, par exemple dans la foule que je tra­ver­sais, ce jour-là, prin­ci­pa­le­ment com­po­sée de Noirs, de Magh­ré­bins, de Pakis­ta­nais, d’Asiatiques, de diverses sortes de métis, et de quelques Blancs, hommes et femmes, dont deux petites les­biennes se tenant par la main avec défi, sui­vies d’un nain dan­di­nant son corps pitoyable entre de jeunes beau­tés tapa­geuses, et des enfants, des vieillards, laids, mal vêtus, l’ensemble se mou­vant dans une puan­teur consti­tuée de relents d’égouts, de vien­noi­se­ries, de par­fums et de pro­duits de chez Mc Donald’s, au sein d’un vacarme dont on ne savait plus s’il annon­çait la fin du monde ou s’il la fai­sait dési­rer, sur ce quai de la sta­tion Châ­te­let-les-Halles, un same­di après-midi, dans ce qui fut le ventre de Paris, et qui est deve­nu cette gigan­tesque gare sou­ter­raine, au-des­sous des anciens cime­tières des Inno­cents et de Saint-Eus­tache : des bas-fonds, où je ne des­cends jamais sans son­ger qu’à la foule se mêlent les spectres d’innombrables défunts, dont j’avais vu exhu­mer les os, qua­rante ans aupa­ra­vant, et me deman­dant au milieu des gron­de­ments, des rumeurs et des cris, si, plus encore que la lumière, l’air libre n’est pas la pre­mière mani­fes­ta­tion de la vérité. »

Richard Millet
Argu­ments d’un déses­poir contem­po­rain, Her­mann édi­teurs, 2011

La télé enferme les gens chez eux…

« En 1964, je fais mes classes à Paris et j’al­lais voir mes cou­sines qui habi­taient le 14ème. La rue Per­ne­ty, c’é­tait des tau­dis, bien sûr, mais les gens étaient dehors, assis sur des pliants, ils jouaient aux cartes, tri­co­taient, dis­cu­taient. Tout le monde se connais­sait, il y avait le flic du quar­tier, la pros­ti­tuée du quar­tier : tout le monde en bons termes ! Aujourd’­hui, de telles scènes sont impos­sibles : la télé enferme les gens chez eux. Quand on passe l’hi­ver dans les rues on aper­çoit la lueur de l’é­cran de fas­ci­na­tion par les fenêtres, c’est déso­lant. »

Alain Pau­card
Du Paris d’Au­diard au Paris de Dela­noë, par Alain Pau­card, entre­tien au Figa­ro, par Eugé­nie Bas­tié, 11 juillet 2014

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