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Maurice Bardèche

Maurice Bardèche, né le 1er octobre 1907 à Dun-sur-Auron et mort le 30 juillet 1998 à Canet-en-Roussillon, était un universitaire, écrivain, critique littéraire et polémiste français. Avec son beau-frère Robert Brasillach, il réalisa une monumentale Histoire du cinéma. Spécialiste éminent de Balzac, il rédigea de nombreux ouvrages consacrés à la littérature française (Balzac romancier, 1940 ; L’œuvre de Flaubert, 1974 ; Louis-Ferdinand Céline, 1986, etc.). Il campa également des positions politiques radicales à travers sa défense du fascisme (Qu’est-ce que le fascisme, 1961) et avec ses critiques acerbes des tribunaux de l’après-guerre (Nuremberg, 1948 ; Nuremberg II, 1950).

Découvrez 22 citations de Maurice Bardèche

Le progrès pose des définitions…

« Le ratio­na­lisme pro­gres­siste s’accommode de tout. Il ignore la nature des choses comme il ignore l’instinct. Le « pro­grès » pose des défi­ni­tions. Il ne voit pas l’animal et ses lois. Et tout peut sor­tir des défi­ni­tions. L’élasticité morale du monde moderne est infi­nie, ses formes d’expression également. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, 1969, édi­tions Les Sept Cou­leurs, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Conscience, fille de Dieu…

« Conscience, ins­tinct non pas divin mais géné­ro­si­té du cœur, fille de la rage, paroles et fumées qui s’élèvent du sang, fier­té qui sort des naseaux furieux, tu es la source de toute pure­té et de toute intran­si­geance, de toi pro­cèdent tout cou­rage et toute révolte. Tu es la petite Anti­gone qui se lève devant le prince injuste. Tu es la main qui panse les bles­sures, tu es la sœur bien-aimée qui se penche sur le front des morts sacri­fiés. Tu es la conso­la­trice et la cer­ti­tude. Tu es la source fraîche à laquelle vont boire les vain­cus. Tu es la dou­ceur et le refuge et tu es aus­si la déesse qui ne plie pas sous le fouet des hommes. Tu marches devant la mort et sur les genoux, sur tes genoux d’enfant pure, nous cachons notre tête bles­sée à l’heure où s’approche la Mois­son­neuse sans regard. Conscience, fille de Dieu, nous dérou­le­rons éter­nel­le­ment devant tes pas le tapis qui mène jusqu’à nos âmes. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, 1969, édi­tions Les Sept Cou­leurs, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Un mouvement de tout l’être…

« Il y a chez les hommes une sorte de pen­sée qui engage l’être tout entier. A cer­tains moments, nous sen­tons bien que ce n’est plus le cer­veau seul qui décide, mais quelque chose en nous de plus pro­fond. C’est un mou­ve­ment de tout l’être qui nous dicte le refus ou qui accepte. Cette pen­sée ins­tinc­tive som­meille chez l’homme. Elle est végé­ta­tive, elle est lente, elle se mani­feste par le malaise et l’inquiétude et il faut du temps pour qu’elle devienne claire : tan­dis que la pen­sée gré­gaire qui s’exprime dans les jour­naux et dans les dis­cours des aca­dé­mi­ciens mène une danse allègre et fait entendre par­tout ses flûtes et ses grelots. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, 1969, édi­tions Les Sept Cou­leurs, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Fonctionnel est un mot sublime…

« Ils sont fonc­tion­nels, disent les tech­ni­ciens. Fonc­tion­nel est un mot sublime qui signi­fie tou­jours que vous ne comp­tez pas et que vous pou­vez constam­ment être rem­pla­cé par la même uni­té humaine propre à rem­plir les mêmes fonctions. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, 1969, édi­tions Les Sept Cou­leurs, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Un objet parmi d’autres…

« Fonc­tion­nel signi­fie qu’on vous traite comme un objet par­mi d’autres, mais aus­si que l’objet que vous êtes pose des pro­blèmes qu’on doit résoudre par des solu­tions simples et éco­no­miques. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, 1969, édi­tions Les Sept Cou­leurs, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Nos libertés sont des chaînes…

« Nos liber­tés ne sont que des chaînes plus ou moins longues qui nous attachent à la niche. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, 1969, édi­tions Les Sept Cou­leurs, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Une nation n’est saine…

« Une nation n’est saine que si cha­cun s’y regarde comme un homme, non regar­dant der­rière soi, ni pre­nant le vent, ni ron­gé de peur, ni jaune d’ambition, non ten­dant la bouche à la gour­mette de quelque tra­hi­son, mais fidèle à sa parole d’homme, à l’enga­ge­ment avec lequel il est entré dans la vie, à la pro­messe faite non seule­ment à celui qui guide et dans lequel on le recon­naît, mais à tra­vers lui à tous les cama­rades de tra­vail et de combat. »

Mau­rice Bardèche
Qu’est-ce que le fas­cisme ?, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1961, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Le vieil ordre des valeurs maintenait au cœur des hommes…

« Les monar­chies avaient déjà empli d’une autre cire les alvéoles de la féo­da­li­té, mais les alvéoles exis­taient tou­jours, elles for­maient le gâteau d’où le miel débor­dait : ain­si la morale mili­taire res­tait l’ar­ma­ture sur laquelle un per­son­nage nou­veau, le gen­til­homme, fai­sait repo­ser des manières qui parais­saient très éloi­gnées de l’es­prit féo­dal, mais qui se rap­por­taient au même code. Les inon­da­tions, les raz-de-marée de l’his­toire pas­saient sur ce ter­rain humain sans en détruire de relief : les falaises et les crêtes tom­baient, mais, après ces ébou­le­ments, le vieil ordre des valeurs main­te­nait au cœur des hommes ses col­lines et ses étagements. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

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