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Citations sur l'engagement

On n’a rien donné tant qu’on n’a pas tout donné…

« On n’a rien don­né tant qu’on n’a pas tout don­né. À com­men­cer par soi-même : son corps, son esprit et sa joie. Pour cela, for­mons une pha­lange d’hommes inac­ces­sibles au décou­ra­ge­ment, fidèles et inso­lents, radi­caux et intel­li­gents, réa­listes et révo­lu­tion­naires. Don­nons tout et ne leur lais­sons rien ! »

Julien Lan­gel­la
Refaire un peuple. Pour un popu­lisme radi­cal, édi­tions La Nou­velle Libraire, 2021

Une nation n’est saine…

« Une nation n’est saine que si cha­cun s’y regarde comme un homme, non regar­dant der­rière soi, ni pre­nant le vent, ni ron­gé de peur, ni jaune d’ambition, non ten­dant la bouche à la gour­mette de quelque tra­hi­son, mais fidèle à sa parole d’homme, à l’enga­ge­ment avec lequel il est entré dans la vie, à la pro­messe faite non seule­ment à celui qui guide et dans lequel on le recon­naît, mais à tra­vers lui à tous les cama­rades de tra­vail et de combat. »

Mau­rice Bardèche
Qu’est-ce que le fas­cisme ?, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1961, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Le chevalier faisait le serment…

« À par­tir du XIe et pen­dant tout le XIIe siècle, la che­va­le­rie va se déve­lop­per. Le che­va­lier fai­sait le ser­ment de se ser­vir de son épée uni­que­ment pour défendre le faible. C’est une exi­gence de dépas­se­ment extra­or­di­naire. La femme y a joué un rôle non négli­geable, puisque c’est elle qui remet­tait son épée au chevalier. »

Régine Per­noud
His­toire et lumière, édi­tions du Cerf, 1998

Ce n’est pas une prière mièvre…

« Par­mi ceux qui me liront, la plu­part ne connaissent pas cette prière, mais cer­tains s’en sou­vien­dront. Ce n’est pas une prière mièvre. Elle a le mérite d’être courte et d’en dire beau­coup en peu de mots, dans une langue claire. Mêlée au gron­de­ment du Talon, elle avait, si j’ose dire, de la gueule :
Sei­gneur Jésus, appre­nez-nous,
À être géné­reux,
À vous ser­vir comme vous le méri­tez,
À don­ner sans comp­ter,
À com­battre sans sou­ci des bles­sures,
À nous dépen­ser sans attendre
D’autre récom­pense
Que celle de savoir
Que nous fai­sons votre sainte volonté.
C’est une prière de féo­dal adres­sée à son suze­rain. On note­ra aus­si le vou­voie­ment. Fer­mons la parenthèse. »

Jean Ras­pail
En canot sur les che­mins d’eau du roi. Une aven­ture en Amé­rique, édi­tions Albin Michel, 2005

S’afficher, c’est s’affirmer…

« S’afficher, c’est s’affirmer. Inver­se­ment, se cacher, c’est se renier – pire : se nier. Rede­ve­nons visibles, cher­chons la lumière, quit­tons les cata­combes, fuyons les arrière-salles. Nos vies ne sont pas mena­cées, la pro­tec­tion de leur inté­gri­té phy­sique ne néces­site pas une clan­des­ti­ni­té qui confor­te­rait le zèle pro­phy­lac­tique de notre adver­saire. Notre pas­si­vi­té revient à lui confé­rer un pou­voir illi­mi­té de police. »

Fran­çois Bousquet
Cou­rage ! manuel de gué­rilla cultu­relle, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, 2019

Vivre, c’est choisir, prendre parti, discriminer…

« Vivre, c’est choi­sir, prendre par­ti, dis­cri­mi­ner, s’engager sans retour – et tout nous pousse plus que jamais à nous enga­ger, à défendre pied à pied la cita­delle mena­cée. L’heure est à la mobi­li­sa­tion géné­rale, celle où on bat le rap­pel des troupes, où on éva­lue par­mi la foule le nombre de braves et d’audacieux. »

Fran­çois Bousquet
Cou­rage ! manuel de gué­rilla cultu­relle, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, 2019

À dire vrai, je ne sais pas très bien qui je prie et pourquoi…

« À dire vrai, je ne sais pas très bien qui je prie et pour­quoi. Je ne prie pas avec des mots. Je ne sais pas les prières que l’on récite habi­tuel­le­ment. Je les ai oubliées depuis long­temps et quand j’ai vou­lu les réap­prendre, je me suis aper­çu qu’elles me gênaient. Tan­dis que silen­cieu­se­ment, sans pro­non­cer la moindre parole, sim­ple­ment comme ça, en mar­chant dans la forêt, l’hi­ver, j’ai l’im­pres­sion d’être moi-même une prière où se mélangent des sen­ti­ments qui d’or­di­naire ne m’ef­fleurent pas et que je ne sau­rais même pas expri­mer. J’en suis le pre­mier sur­pris. Des choses qui en toute autre cir­cons­tance me sem­ble­raient bêtes et conve­nues, comme l’ap­par­te­nance à une famille, à une reli­gion, à un pays, à une race, le res­pect de la parole don­née, l’exal­ta­tion d’un enga­ge­ment, l’a­mour d’une mère pour son enfant, la pitié envers les morts, l’hon­neur de soi, la fidé­li­té à un maître… »

Jean Ras­pail
Sire, Édi­tions de Fal­lois, 1991

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