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Citations sur la féminité

Il y a au fond trois féminismes…

« Il y a au fond trois fémi­nismes : celui qui défend les femmes et rap­pelle que les valeurs fémi­nines ne sont pas moins res­pec­tables que les valeurs mas­cu­lines – c’est le seul qui soit à la fois légi­time et néces­saire -, celui qui veut mettre les hommes plus bas que terre parce que la Terre doit être déli­vrée du mâle”, et celui qui décrète que tout compte fait il n’y a ni hommes ni femmes : le sexe n’est rien, le genre” est tout. Le mélange des trois abou­tit à des contra­dic­tions. De même qu’il est dif­fi­cile de défendre à la fois la pari­té et la non-mixi­té”, il est assez contra­dic­toire de dire que les hommes sont des porcs”, que les femmes sont des hommes comme les autres” et que le mas­cu­lin n’est qu’une illu­sion. »

Alain de Benoist
« La pas­sion neutre », Élé­ments n°170, février-mars 2018

Le chevalier faisait le serment…

« À par­tir du XIe et pen­dant tout le XIIe siècle, la che­va­le­rie va se déve­lop­per. Le che­va­lier fai­sait le ser­ment de se ser­vir de son épée uni­que­ment pour défendre le faible. C’est une exi­gence de dépas­se­ment extra­or­di­naire. La femme y a joué un rôle non négli­geable, puisque c’est elle qui remet­tait son épée au che­va­lier. »

Régine Per­noud
His­toire et lumière, édi­tions du Cerf, 1998

La mère n’avait point seulement transmis la vie…

« La mère n’avait point seule­ment trans­mis la vie : elle avait, à ses fils, ensei­gné un lan­gage, elle leur avait confié un bagage si len­te­ment accu­mu­lé au cours des siècles, le patri­moine spi­ri­tuel qu’elle avait elle-même reçu en dépôt, ce petit lot de tra­di­tions, de concepts et de mythes qui consti­tue toute la dif­fé­rence qui sépare New­ton ou Sha­kes­peare de la brute des cavernes. »

Antoine de Saint-Exu­pé­ry
Terre des hommes, 1939

La Femme, matelot, c’est le temple de l’humanité…

« La Femme, mate­lot, c’est le temple de l’humanité. C’est dans son ventre qu’un grain de ta semence, que tu ne ver­rais pas seule­ment à l’œil nu, même avec une lunette marine, se trans­forme en un être vivant, comme toi, qui sera un autre toi-même… Un temple comme ça, mate­lot, tu ne le pro­fanes pas !… Ou alors tu deviens moins qu’une bête. »

Hen­ri Vin­ce­not
L’œuvre de chair, édi­tions Denoël, 1984

Et pourquoi tant de désespérance ?…

« Et pour­quoi tant de déses­pé­rance ? C’est peut-être que, après nous avoir ban­de­rillés comme il se doit, Pro­custe a com­men­cé à nous esto­quer au défaut de notre être incar­né, là où la dif­fé­rence est non plus impor­tante mais essen­tielle. Pen­dant des siècles, il a paru évident que rien ne pou­vait être plus dif­fé­rent que l’homme et la femme. Pour les empi­ristes, le sexe, c’é­tait la dif­fé­rence cris­tal­li­sée ; pour les pla­to­ni­sants, c’é­tait l’I­dée même de la dif­fé­rence. »

Vla­di­mir Vol­koff
Le com­plexe de Pro­custe, édi­tions Jul­liard – L’Âge d’Homme, 1981

Je redoute l’indifférenciation nihiliste…

« Je crois à la grande sagesse et à la pro­fonde intel­li­gence de l’existence de pôles mas­cu­lins et fémi­nins, et je redoute l’indifférenciation nihi­liste à laquelle se livrent les post­fé­mi­nistes qui, par res­sen­ti­ment, cherchent désor­mais moins à s’occuper des femmes et à pro­mou­voir le fémi­nin qu’à haïr les hommes et vou­loir liqué­fier les genres. Je veux croire qu’il est tou­jours beau, bon et heu­reux qu’il y ait des hommes et qu’il y ait des femmes, pour le bon­heur des deux d’ailleurs. »

Julien Roche­dy
Entre­tien à Valeurs Actuelles, 19 décembre 2019

La voluptueuse, sacrée chair de l’amour…

« La chair, ce n’est pas seule­ment mais c’est aus­si la chair empor­tée par l’ivresse de l’amour.
Ne crai­gnons pas la chair enivrée des amants. Jouis­sons-en.
Célé­brons la chair exta­siée qui à une autre chair s’accroche et à une autre âme se sus­pend.
Dans nul autre domaine, ni de la réa­li­té ni de la fan­tai­sie, il ne se passe rien de pareil. Seule­ment dans l’amour et la volup­té. Ce n’est que là que, empor­tés de caresses et ber­cés de trans­ports, l’esprit et la chair s’entrelacent jusqu’à se confondre presque. Ce n’est que dans le luxu­rieux et luxu­riant, dans le sacré amour. »

Javier Por­tel­la
Les esclaves heu­reux de la liber­té, édi­tions David Rein­harc, 2012

L’homme se distingue des autres animaux…

« L’homme se dis­tingue des autres ani­maux sur­tout en ceci : il est le seul qui mal­traite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent cou­pables, ni même le chien dégé­né­ré par la domes­ti­ca­tion. »

Jack Lon­don
Les Vaga­bonds du rail (The road), 1907, trad. Louis Pos­tif, édi­tions Phé­bus, coll. Libret­to, 2001

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