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CITATIO
Portrait de Javier Portella

Citations de Javier Portella

Auteur espagnol

Javier Portella, né à Barcelone (Espagne) en 1947 et résidant à Madrid, est un écrivain et philosophe espagnol également francophone qui a lancé en 2002 un Manifeste contre la mort de l’esprit et de la terre. Publié en sept langues, ce Manifeste est à l’origine du journal en ligne El Manifiesto qu’il dirige. Javier Portella est l’auteur de plusieurs essais de philosophie politique, dont Les esclaves heureux de la liberté (éditions David Reinharc, 2012), publié aussi bien en espagnol qu’en français. Son dernier ouvrage, El abismo democrático, paru en espagnol en 2019, sera publié en français aux éditions de La Nouvelle Librairie au cours de l’année 2020. Javier Portella écrit régulièrement pour des publications françaises, notamment Boulevard Voltaire et Polémia.

Ses citations

Les 8 citations de Javier Portella

J’en veux plus aussi de cette vie…

« J’en veux plus aussi de cette vie capable de vous hisser jusqu’à la majesté auguste et gracile de La Victoire de Samothrace, la déesse qui, du haut de son escalier, depuis le Louvre, guide les navigateurs de la vie et de la mort que nous sommes tous : hommes et femmes secoués par le déferlement des vagues de l’amour… »

Javier Portella N’y a-t-il qu’un dieu pour nous sauver ?, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Dans l’arène, 2021

Un dieu qui sache danser…

« Ce qui peut nous sauver, c’est quelque chose comme l’esprit d’une “beauté” qui s’épanche dans notre sang, vivifie notre vie, redonne de l’élan à notre être.
Serons-nous capables d’assumer un jour que c’est de quelque chose de tel qu’il s’agit ?
Serons-nous capables de comprendre que seul un tel dieu peut être celui que nous recherchions ?
Un dieu qui, comme celui de Nietzsche, sache danser.
Un dieu dont la marque du beau, de l’inouï, soit gravée au feu sur son cœur ivre et joyeux. »

Javier Portella Les esclaves heureux de la liberté, éditions David Reinharc, 2012

Qu’est-ce qu’une montagne ?

« Qu’est-ce qu’une montagne, par exemple ? Celle-là, le Mont Blanc, la deuxième la plus haute du continent. Une montagne, nous dit la réponse bien connue, est une élévation naturelle du terrain qui, engendrée depuis les plissements hercynien ou alpin… Suivent plein d’autres détails. Une fois le détail conclu… »

Javier Portella Les esclaves heureux de la liberté, éditions David Reinharc, 2012

Le sacré : cet élan qui marquait la vie…

« Le sacré : cet élan qui — exprimé dans l’art, manifesté dans la religion, inscrit dans l’espace public d’un peuple — marquait la vie des anciens.
Le sacré : ce battement qui, nous emportant au-delà, nous empêche de nous enfermer dans l’immédiateté de nos travaux et de nos jouissances.
Le sacré : ce noyau de lumière qui, intangible et indéterminable, ne se laisse borner à telle ou telle chose, à tel ou tel être. »

Javier Portella Les esclaves heureux de la liberté, éditions David Reinharc, 2012

La voluptueuse, sacrée chair de l’amour…

« « La chair, ce n’est pas seulement mais c’est aussi la chair emportée par l’ivresse de l’amour. Ne craignons pas la chair enivrée des amants. Jouissons-en. Célébrons la chair extasiée qui à une autre chair s’accroche et à une autre âme se suspend. Dans nul autre domaine, ni de la réalité ni de la fantaisie, il ne se… »

Javier Portella Les esclaves heureux de la liberté, éditions David Reinharc, 2012

Que faut-il donc pour que le beau, le sublime…

« « Or, quel que soit le nom que nous lui donnions, ce n’est pas la seule dénonciation de la laideur qui fera éclore la beauté. Que faut-il donc pour que le beau, le sublime, le sacré remplisse l’air ambiant du monde ? Que faut-il pour que, l’air que nous respirons soit embaumé d’éclat et de mystère, de dévoilement et… »

Javier Portella La dissidence par la beauté, allocution au deuxième colloque de l'Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 25 avril 2015

Le beau… qu’est-il donc ?

« Le beau… qu’est-il donc ? Le beau n’est rien d’autre, disait Goethe, que « le saisissement devant le sacré ». Le saisissement donc devant quelque chose qui a trait avec le divin, mais qui ne se confond pas avec lui. Le saisissement devant quelque chose d’insaisissable… et qui par là même nous saisit, nous ébranle, nous ravit (dans tous les sens du mot). »

Javier Portella La dissidence par la beauté, allocution au deuxième colloque de l'Institut Iliade, Paris, Maison de la Chimie, 25 avril 2015

L’imprévisible, ce qui surgit sans cause ni raison…

« « L’imprévisible, ce qui surgit sans cause ni raison, ce que rien ne détermine, voilà qui reçut jadis un nom : le destin, le sort. Cette force déroutante, mystérieuse, à laquelle les dieux eux-mêmes sont soumis – le sort –, nous sera-t-il un jour favorable ? Nous n’en savons rien. Cela n’est pas entre nos mains. Et… »

Javier Portella Les leçons du samouraï, allocution au Colloque Dominique Venner, Paris, Maison de la Chimie, 17 mai 2014

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