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Que faut-il donc pour que le beau, le sublime…

« Or, quel que soit le nom que nous lui don­nions, ce n’est pas la seule dénon­cia­tion de la lai­deur qui fera éclore la beau­té. Que faut-il donc pour que le beau, le sublime, le sacré rem­plisse l’air ambiant du monde ? Que faut-il pour que, l’air que nous res­pi­rons soit embau­mé d’éclat et de mys­tère, de dévoi­le­ment et d’émerveillement ? Que faut-il, en un mot, pour que le beau occupe la place, au centre du monde, qui est la sienne ?
Que faut-il ?… Il faut, tout d’abord, que des créa­teurs sur­gissent, évi­dem­ment. En très grand nombre et de façon nul­le­ment mar­gi­nale. Il nous faut des créa­teurs capables non seule­ment de créer de grandes œuvres, mais d’incarner à tra­vers elles tout un nou­veau, tout un grand élan. Des créa­teurs dont les œuvres reçoivent dans le monde et dans le cœur des hommes l’accueil que la beau­té devra arra­cher aux objets et à l’argent des marchands. »

Javier Por­tel­la
La dis­si­dence par la beau­té, allo­cu­tion au deuxième col­loque de l’Ins­ti­tut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 25 avril 2015

À propos de l'auteur

Javier Portella, né à Barcelone (Espagne) en 1947 et résidant à Madrid, est un écrivain et philosophe espagnol également francophone qui a lancé en 2002 un Manifeste contre la mort de l’esprit et de la terre. Publié en sept langues, ce Manifeste est à l’origine du journal en ligne El Manifiesto qu’il dirige. Javier Portella est l’auteur de plusieurs essais de philosophie politique, dont Les esclaves heureux de la liberté (éditions David Reinharc, 2012), publié aussi bien en espagnol qu’en français. Son dernier ouvrage, El abismo democrático, paru en espagnol en 2019, sera publié en français aux éditions de La Nouvelle Librairie au cours de l’année 2020. Javier Portella écrit régulièrement pour des publications françaises, notamment Boulevard Voltaire et Polémia.
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Les 10 dernières citations

Je m’étais assigné une tâche…

« Je m’étais assi­gné une tâche, dont j’ai plei­ne­ment admis l’arrogance et qui m’a fait fré­mir – pour être pré­cis : rendre aux Anglais une tra­di­tion épique et leur pré­sen­ter une mytho­lo­gie qui leur soit propre –, et c’est une chose mer­veilleuse que l’on me dise que j’y suis par­ve­nu, au moins auprès de ceux qui n’ont pas encore le cœur et l’esprit enténébrés. »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), éd. par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Vincent Fer­ré et Del­phine Mar­tin, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005, n° 180.

Jardinier du paysage…

« Jar­di­nier du pay­sage” a‑t-on dit du pay­san. Le pay­san médié­val, sur ses par­celles infimes, a été un orfèvre. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

La France, don du ciel pour une part…

« La France, don du ciel pour une part, mais aus­si tra­vail de géné­ra­tions de pay­sans qui l’ont amou­reu­se­ment faite”, poli­cée, jardinée. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Le paysannat est l’origine nécessaire…

« Le pay­san­nat est l’origine néces­saire, l’assise irrem­pla­çable de toute socié­té. Et voi­là notre socié­té indus­trielle qui mesure son expan­sion à la rare­té de ses pay­sans, autre­ment dit à sa pro­gres­sion vers la mort. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Si les Européens finissaient par oublier ce qu’ils sont…

« Si les Euro­péens finis­saient par oublier ce qu’ils sont ou par deve­nir mino­ri­taires sur leur propre sol, il serait illu­soire de croire qu’ils pour­raient conti­nuer à y impo­ser leurs modes de vie, leurs repré­sen­ta­tions, leurs pro­blé­ma­tiques, leur être au monde. C’est ce que savent bien ceux qui veulent à la fois « abo­lir la race blanche » et « détruire l’Occident » au nom du com­bat contre le pri­vi­lège blanc. C’est leur but, conscient ou non, assu­mé ou pas. Ce qui est atta­qué, c’est bel et bien tout ce qui fonde l’être de l’Européen, sa culture et, au-delà, les fon­de­ments anthro­po­lo­giques de la pos­si­bi­li­té même d’une culture qui lui est propre. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

La soumission ne paie jamais…

« Les pro­gres­sistes blancs battent leur coulpe pour faire leur auto­cri­tique et res­ter du côté des gen­tils, des « alliés » aux mino­ri­tés, plu­tôt que de sem­bler être dans le camp des racistes. Cette ser­vi­li­té ne leur sera d’aucune aide ; la sou­mis­sion ne paie jamais et il leur sera deman­dé tou­jours plus de contri­tion. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

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