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Citations d’un auteur français

Le rôle des terres sauvages…

« Le rôle des terres sau­vages par oppo­si­tion aux terres culti­vées pour­rait être étu­dié d’un point de vue éco­no­mique et anthro­pique par rap­port au sacré. La forêt serait alors per­çue comme une fron­tière, un lieu de sépa­ra­tion spi­ri­tuelle, un temps instable, un espace d’attente avant l’agrégation à un Autre Monde. Elle appa­raî­trait comme une fin et un commencement. »

Ber­nard Rio
La Forêt sacrée des Celtes : Du paga­nisme au chris­tia­nisme, édi­tions Yoran Emban­ner, 2023

Que serait donc un homme à ses propres yeux…

« Que serait donc un homme à ses propres yeux, s’il ne repré­sen­tait que soi-même ? Quand cha­cun de nous tourne la tête sur son épaule, il voit une suite indé­fi­nie de mys­tères, dont les âges les plus récents s’appellent la France. Nous sommes le pro­duit d’une col­lec­ti­vi­té qui parle en nous. Que l’influence des ancêtres soit per­ma­nente, et les fils seront éner­giques et droits, la nation une. »

Mau­rice Barrès
La Terre et les Morts, 1899, édi­tions de L’Herne, 2013

C’est qu’Homère devint très vite et resta pour les grecs…

« C’est qu’Homère devint très vite et res­ta pour les grecs, mal­gré les voix dis­cor­dantes de cer­tains phi­lo­sophes, non seule­ment le poète par excel­lence, mais le meilleur mora­liste et le meilleurs théo­lo­gien, le dépo­si­taire et l’interprète de toute sagesse humaine et divine, un maître à pen­ser et un maître à vivre (…). »

Robert Fla­ce­lière
La poé­sie homé­rique, intro­duc­tion à l’édition de la « biblio­thèque de la pléiade » (n°115) de l’Iliade et l’Odyssée, Gal­li­mard, 1956

Celui qui accepte son sort…

« Celui qui accepte son sort et la nature guer­rière, tra­gique, vio­lente de la vie – celui qui sait rire et dan­ser au-des­sus des nuages par­fois ter­ribles de son des­tin – celui-là se des­sine assu­ré­ment en vue du sur­homme pour triom­pher radi­ca­le­ment du nihi­lisme, en lui et autour de lui. »

Julien Roche­dy
Nietzsche l’actuel : Intro­duc­tion à la phi­lo­so­phie nietz­schéenne, édi­tions Hétaire, 2020

Celui qui sert sa patrie ne se sert pas, lui…

« Celui qui sert sa patrie ne se sert pas, lui. Il se dévoue à autre chose que lui. Et c’est d’ailleurs à ce groupe tout proche, mai­son, rue, vil­lage, que s’applique un amour du pro­chain réel et fécond. »

Charles Maur­ras
Mes idées poli­tiques, 1937, Édi­tions L’Âge d’Homme, 2002, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, 2023

Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes…

« Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes, éblouis à l’i­dée d’être enfin des hommes et non plus des enfants. Nous mesu­rions la vie à l’é­ta­lon de nos rêves et la vie nous sem­blait plus riche, plus brû­lante que nos rêves les plus fous, plus mer­veilleuse que tous les livres. Nous avions le sen­ti­ment que le temps qui passe − le ter­rible Temps qui déco­lore, use, érode, gri­gnote ; qui tue tou­jours à la fin − ne pou­vait rien contre nous.
Nous étions des enfants ! »

Pierre Schoen­doerf­fer
Le Crabe-Tam­bour, édi­tions Gras­set, 1976

Il n’y a pas de mots pour exprimer le sentiment de marcher au combat…

« Il y a des moments où des frag­ments de vie reviennent à l’es­prit avec une clar­té hal­lu­ci­nante, comme cer­tains vers de poètes oubliés, comme cer­taines chan­sons dont on n’est pas très sûr de retrou­ver les paroles mais qu’on ne peut s’empêcher de fre­don­ner… (…) Il n’y a pas de mots pour expri­mer le sen­ti­ment de mar­cher au com­bat – J’au­rais vou­lu fumer une ciga­rette mais nous fon­cions tous feux éteints. C’est aus­si fort, aus­si puis­sant, que l’an­goisse sexuelle d’un adolescent. »

Pierre Schoen­doerf­fer
Le Crabe-Tam­bour, édi­tions Gras­set, 1976

Nous partons, nous tournons le dos aux cris…

« Nous par­tons, nous tour­nons le dos aux cris, aux pleurs et aux grin­ce­ments de dents ; nous lais­sons der­rière nous les argu­ties, les jéré­miades et les pauvres excuses ; ici, à bord, on deman­de­ra que notre oui soit oui, que notre non soit non, rien d’autre. Ain­si il n’y aura point de place pour les séduc­tions du Malin.
Je prends ! »

Pierre Schoen­doerf­fer
Le Crabe-Tam­bour, édi­tions Gras­set, 1976

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