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Thème

Citations sur le cosmopolitisme

La permanence de l’impermanent…

« Le nou­vel ordre pro­duc­tif a ins­ti­tué la per­ma­nence de l’impermanent. La requête du chan­ge­ment” a fini par affo­ler les hommes. En quelques décen­nies, l’organisation glo­bale a éri­gé l’innovation” en dogme. Tou­jours plus, tou­jours dif­fé­rent, tou­jours ailleurs. De là, néces­si­té de vivre vite. Puisque tout se trans­forme, on sera tou­jours en retard. Alors, sous la menace de l’obsolescence, le résul­tat ne sera jamais satis­fai­sant : frus­tra­tion, res­sen­ti­ment, vio­lence. La requête de la mise à jour” numé­rique trans­po­sée dans le champ anthro­po­lo­gique fait de l’His­toire une valse musette avec sub­sti­tu­tion de cava­lier à chaque mesure. »

Syl­vain Tesson
Blanc, édi­tions Gal­li­mard, 2022

Toute question est interdite sur l’immigration…

« Toute ques­tion est inter­dite sur l’im­mi­gra­tion où l’on n’accepte que la réci­ta­tion du caté­chisme : l’immigration est une chance pour la France ; la France est depuis tou­jours mul­ti­cul­tu­relle, cos­mo­po­lite, métis­sée ; l’islam est une reli­gion de paix, de tolé­rance et d’amour. On sait que tout cela n’est pas vrai. »

Michel Onfray
« Dire la véri­té, toute la véri­té, rien que la véri­té », Élé­ments n°157, octobre 2015

La novlangue repose sur l’inversion du sens…

« [La nov­langue] repose sur l’inversion du sens qui reflète l’inversion des valeurs sur laquelle se fonde jus­te­ment l’idéologie du Sys­tème. Ain­si, par exemple, le mot « Répu­blique » ne désigne-t-il plus de nos jours la sou­ve­rai­ne­té du peuple mais son contraire : la sou­mis­sion à l’idéologie cos­mo­po­lite, au gou­ver­ne­ment des juges et à la loi des marchés. »

Jean-Yves Le Gal­lou (dir.)
Nou­veau dic­tion­naire de nov­langue, La nov­langue revi­si­tée (avant-pro­pos), Polé­mia édi­teur, 2013

Le confinement obligatoire sonne le glas de la fameuse mondialisation heureuse…

« Le confi­ne­ment obli­ga­toire sonne le glas de la fameuse mon­dia­li­sa­tion heu­reuse”. La défaite intel­lec­tuelle des mon­dia­listes est à la mesure du drame du coro­na­vi­rus. Il signale, pour ceux qui ont un peu de luci­di­té, la fin du Nou­veau Monde” et le retour en force de l’Ancien Monde”. Après la chute du mur de Ber­lin, on nous a expli­qué que nous allions entrer dans un nou­veau monde qui vien­drait inau­gu­rer une nou­velle ère, post-moderne, post-natio­nale, post-morale, une ère de paix défi­ni­tive. Ce nou­veau monde serait deux fois nova­teur : d’abord il nous débar­ras­se­rait des sou­ve­rai­ne­tés et des États, puisqu’il serait ahis­to­rique et apo­li­tique. Ce serait la fin défi­ni­tive des guerres, de l’histoire, des idées, des reli­gions et l’avènement du mar­ché comme seul régu­la­teur des pul­sions humaines et ten­sions du monde. Les citoyens allaient se muer en consom­ma­teurs sur un mar­ché pla­né­taire de masse. Exci­tant, non ? »

Phi­lippe de Villiers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

Tout patriote est dur aux étrangers…

« Tout patriote est dur aux étran­gers ; ils ne sont qu’hommes, ils ne sont rien à ses yeux. Cet incon­vé­nient est inévi­table, mais il est faible. L’essentiel est d’être bon avec qui l’on vit […] Défiez-vous de ces cos­mo­po­lites qui vont cher­cher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de rem­plir autour d’eux. »

Jean-Jacques Rous­seau
Émile ou De l’é­du­ca­tion, 1762

Aux oppositions canoniques de la vie politique…

« Aux oppo­si­tions cano­niques de la vie poli­tique, plus ou moins caduques, s’ajoute l’opposition désor­mais car­di­nale entre défen­seurs du peuple cen­tral et pro­mo­teurs des peuples des marges. Entre par­ti­sans du peuple main­te­nu dans ses fon­de­ments cultu­rels et his­to­riques et adeptes d’une recom­po­si­tion du demos qui rêvent de fabri­quer un nou­veau peuple, une nou­velle socié­té régé­né­rée par l’apport d’identités eth­niques et cultu­relles mino­ri­taires. Entre les conser­va­teurs, atta­chés au réta­blis­se­ment de la sou­ve­rai­ne­té popu­laire et de l’unité du sujet poli­tique à tra­vers une démo­cra­tie réfé­ren­daire, et les décons­truc­teurs, réso­lus à dis­soudre l’hégémonie sur­plom­bante de la majo­ri­té au pro­fit d’une démo­cra­tie diver­si­taire” consa­crant la pré­émi­nence des mino­ri­tés et de leurs droits sur la socié­té d’accueil. »

Patrick Buis­son
La Cause du peuple, édi­tions Per­rin, 2016

Le réveil nécessaire s’inscrit dans le combat pour sa langue…

« Le réveil néces­saire s’inscrit, pour cha­cun de nos pays, dans le com­bat pour sa langue face au sabir glo­bish que le sys­tème tend à impo­ser. Tout autant dans le com­bat pour l’Histoire à un moment où cer­tains his­to­riens, aveu­glés par l’idéologie, nous incitent à nous débar­ras­ser du poi­son de l’identité” et à nous recon­naître dans une his­toire glo­bale et connec­tée”, à renon­cer au roman natio­nal décrit comme une pure construc­tion idéo­lo­gique tota­le­ment illé­gi­time pour rendre compte des len­de­mains qui chantent” à venir… »

Phi­lippe Conrad
Rele­ver le défi migra­toire, rendre à l’Europe son iden­ti­té, allo­cu­tion au troi­sième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 9 avril 2016

Tout homme est désormais un « porc » en puissance…

« L’introduction des concepts de gros­so­pho­bie, de vali­disme (qui serait un rejet des per­sonnes han­di­ca­pées ou non valides) ou encore de spé­cisme (qui dénonce la supé­rio­ri­té de l’homme sur l’animal) pour­rait de prime abord faire sou­rire, mais ce serait oublier les ligues de ver­tu qui com­mencent déjà à vou­loir faire recon­naître et sanc­tion­ner ces racismes” sur le plan juri­dique. La gros­so­pho­bie” – mot entré au dic­tion­naire en mai 2018 – a d’ailleurs déjà fait l’objet d’une cam­pagne offi­cielle de sen­si­bi­li­sa­tion par la Mai­rie de Paris. Au final, on remarque que le féti­chisme de la non-dis­cri­mi­na­tion est for­te­ment empreint d’une sorte de mar­xisme cultu­rel qui tend à ana­ly­ser sys­té­ma­ti­que­ment les rap­ports humains ou sociaux en termes de domi­nants-domi­nés ou de bour­reaux-vic­times et qui sou­tient que l’Occident serait essen­tiel­le­ment défi­ni par une struc­ture patriar­cale, homo­phobe, raciste et sexiste qu’il fau­drait faire tom­ber urgem­ment. Toute dif­fé­rence consi­dé­rée, à tort ou à rai­son, comme supé­rieure est dès lors oppres­sante” et doit être gom­mée. Tout homme est désor­mais un porc” en puis­sance, un Blanc est néces­sai­re­ment un colo­ni­sa­teur escla­va­giste”, émettre un juge­ment de pré­fé­rence esthé­tique sur la min­ceur d’une femme devient gros­so­phobe”, etc. La hié­rar­chie, l’élitisme ou encore la recherche du Beau et du Bien sont balayés par cette tyran­nie de la fai­blesse où la vic­time est glo­ri­fiée (on lui donne même la Légion d’honneur) et où le beau et le fort deviennent d’insupportables oppresseurs. »

Thi­bault Mercier
Athé­na à la borne. Dis­cri­mi­ner ou dis­pa­raître ?, Pierre-Guillaume de Roux édi­teur, 2019

Il est assez singulier de constater que les neuf dixièmes…

« Il est assez sin­gu­lier de consta­ter que les neuf dixièmes de ce qui a été pen­sé natu­rel­le­ment et sur­tout cultu­rel­le­ment pen­dant vingt ou trente siècles (mais vingt siècles sépa­ré­ment, pas tous ensemble…) serait aujourd’hui consi­dé­ré, et l’est effec­ti­ve­ment comme inad­mis­sible, révol­tant ou, pour employer un terme dont les auto­ri­sés de parole font grand usage, criminel. »

Renaud Camus
Le Grand Rem­pla­ce­ment, édi­tions David Rein­harc, 2011, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Dans l’arène, 2021

Afin de zombifier les Européens…

« Afin de zom­bi­fier les Euro­péens, jadis si rebelles, on a décou­vert les avan­tages de l’immigration. Les résul­tats sont excel­lents. L’immigration mas­sive a per­mis de déstruc­tu­rer les éco­no­mies natio­nales. L’installation à demeure de com­mu­nau­tés immi­grées accé­lère la pro­lé­ta­ri­sa­tion des immi­grés eux-mêmes, mais aus­si des tra­vailleurs de souche, les « petits blancs ». Pri­vés de la pro­tec­tion d’une nation cohé­rente, trai­tés en sus­pects par la puis­sance publique, dénon­cés par les auto­ri­tés morales, les indi­gènes perdent leurs der­nières immu­ni­tés com­mu­nau­taires. Ils deviennent des « pro­lé­taires nus », des zom­bies en puissance. »

Domi­nique Venner
His­toire et tra­di­tion des Euro­péens, Édi­tions du Rocher, coll. His­toire, 2002

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