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Citations sur la mondialisation

Réaffirmer notre lien avec la nature…

« Réaf­fir­mer notre lien avec la nature, ce n’est pas som­brer dans les incan­ta­tions déri­soires d’une Gre­ta Thun­berg et de ses admi­ra­teurs, c’est avoir le cou­rage de poser les ques­tions déran­geantes à pro­pos du modèle de crois­sance qui com­mande les éco­no­mies d’aujourd’hui. »

Phi­lippe Conrad
« La nature comme socle, pour une éco­lo­gie à l’en­droit », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Nous avons un marché universel…

« Nous avons un mar­ché uni­ver­sel, mais il n’est pas por­teur des effets civi­li­sa­teurs qu’en atten­daient avec tant de confiance Hume et Vol­taire. Au lieu d’engendrer une prise en compte nou­velle de nos incli­na­tions de nos inté­rêts com­muns – de l’identité essen­tielle des êtres humains sur toute la sur­face du globe – le mar­ché mon­dial semble inten­si­fier la prise de conscience des dif­fé­rences eth­niques et natio­nales. L’unification du mar­ché va de pair avec la frag­men­ta­tion de la culture. »

Chris­to­pher Lasch
La révolte des élites et la tra­hi­son de la démo­cra­tie (The Revolt of the Elites and the Betrayal of Demo­cra­cy), 1995, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 2007

Le refus de reconnaître les particularités des races et des cultures…

« L’androgénie, le refus de recon­naître les par­ti­cu­la­ri­tés des races et des cultures sont les ruis­seaux d’un même fleuve, un mou­ve­ment mon­dial, hui­lé par les enseignes puis­santes, par­fai­te­ment sexistes et racistes, car leur seul objec­tif est de détruire les richesses spé­ci­fiques des sexes et des races. »

Lau­rence Mau­gest
L’égalitarisme : le géno­cide de l’humanité, Polé­mia, 9 juin 2015

Un mot encore, Monseigneur…

« Un mot encore, Mon­sei­gneur.
On pour­rait croire, à me lire, que vous repré­sen­tiez le pas­sé. N’est-ce pas l’a­ve­nir, au contraire, que vous annon­cez ? Face au nou­vel ordre” mon­dial qui s’a­vance, le devoir d’in­sur­rec­tion… »

Jean Ras­pail
Le Roi au-delà de la mer, édi­tions Albin Michel, 2000

Le progressisme, nous l’avons dit, n’est pas une option politique…

« En réa­li­té, le pro­gres­sisme, nous l’a­vons dit, n’est pas une option poli­tique, mais une neu­tra­li­sa­tion de la poli­tique. Il ne consiste pas à consi­dé­rer qu’un pro­grès est dési­rable — ce qui est une tau­to­lo­gie, mais à consi­dé­rer que tout mou­ve­ment est un pro­grès. De ce point de vue, la seule maxime qui reste à la poli­tique est l’in­jonc­tion de tout faire pour libé­rer le mou­ve­ment, pour défaire les immo­bi­lismes, pour décons­truire les bar­rières, pour lais­ser faire et lais­ser pas­ser”. La poli­tique est conduite par là à s’ef­fa­cer pour que plus rien ne puisse empê­cher la cir­cu­la­tion uni­ver­selle des per­sonnes et des choses, orches­trée par l’é­co­no­mie mar­chande. »

Fran­çois-Xavier Bel­la­my
Demeure. Pour échap­per à l’ère du mou­ve­ment per­pé­tuel, Édi­tions Gras­set, 2018

Rien n’est nouveau. Pestes et choléras fauchent les hommes…

« Rien n’est nou­veau. Pestes et cho­lé­ras fauchent les hommes depuis long­temps. L’Histoire, cette contra­dic­tion de l’idée de pro­grès, n’est que l’éternel retour des désastres et des renais­sances. Mais nous avons chan­gé d’échelle. Quand un sys­tème change d’échelle, il change de nature. »

Syl­vain Tes­son
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entre­tien au Figa­ro, par Vincent Tre­mo­let de Vil­lers, 20 mars 2020

Un nouveau dogme s’institue : tout doit fluctuer…

« Un nou­veau dogme s’institue : tout doit fluc­tuer, se mêler sans répit, sans entraves, donc sans fron­tières. Dieu est mou­ve­ment. Cir­cu­ler est bon. Demeu­rer est mal. Plus rien ne doit se pré­tendre de quelque part puisque tout peut être de par­tout. Qui s’opposera intel­lec­tuel­le­ment à la reli­gion du flux est un chien. »

Syl­vain Tes­son
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entre­tien au Figa­ro, par Vincent Tre­mo­let de Vil­lers, 20 mars 2020

Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul instant à leurs propres valeurs…

« Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul ins­tant à leurs propres valeurs, ils eussent inté­gré la You­go­sla­vie en bloc plu­tôt que d’en ramas­ser un à un les éclats tran­chants et inutiles. Qu’on se rap­pelle les noms de MM. Badin­ter et Kohl, Kouch­ner et Sola­na, Jup­pé et Blair, Woj­ty­la, Havel et Habs­bourg ! Ils auront, par sot­tise, incul­ture ou per­ver­sion, ame­né l’Eu­rope une fois de plus à se déchi­rer et se bom­bar­der elle-même avant de se mettre sous la tutelle du gou­ver­ne­ment mon­dial. »

Slo­bo­dan Des­pot
Entre­tien accor­dé à la revue Rébel­lion, nº 55, juillet-août 2012

Au croisement entre l’immanence du marché…

« Au croi­se­ment entre l’im­ma­nence du mar­ché qui dis­sout l’hu­ma­ni­té de l’Homme dans la mar­chan­di­sa­tion et du dévoie­ment d’un uni­ver­sa­lisme qui veut à tout prix faire ren­trer le monde dans l’i­dée pure de la concur­rence, la mon­dia­li­sa­tion s’im­pose à la fois comme le retour de la fata­li­té et comme une reli­gion révé­lée. »

Hen­ri Guai­no
Ils veulent tuer l’occident, édi­tions Odile Jacob, 2019

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