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Citations sur la mondialisation

Le progressisme, nous l’avons dit, n’est pas une option politique…

« En réa­li­té, le pro­gres­sisme, nous l’a­vons dit, n’est pas une option poli­tique, mais une neu­tra­li­sa­tion de la poli­tique. Il ne consiste pas à consi­dé­rer qu’un pro­grès est dési­rable — ce qui est une tau­to­lo­gie, mais à consi­dé­rer que tout mou­ve­ment est un pro­grès. De ce point de vue, la seule maxime qui reste à la poli­tique et l’in­jonc­tion de tout faire pour libé­rer le mou­ve­ment, pour défaire les immo­bi­lismes, pour décons­truire les bar­rières, pour lais­ser faire et lais­ser pas­ser”. La poli­tique est conduite par là à s’ef­fa­cer pour que plus rien ne puisse empê­cher la cir­cu­la­tion uni­ver­selle des per­sonnes et des choses, orches­trée par l’é­co­no­mie mar­chande. »

Fran­çois-Xavier Bel­la­my
Demeure. Pour échap­per à l’ère du mou­ve­ment per­pé­tuel, Édi­tions Gras­set, 2018

Rien n’est nouveau. Pestes et choléras fauchent les hommes…

« Rien n’est nou­veau. Pestes et cho­lé­ras fauchent les hommes depuis long­temps. L’Histoire, cette contra­dic­tion de l’idée de pro­grès, n’est que l’éternel retour des désastres et des renais­sances. Mais nous avons chan­gé d’échelle. Quand un sys­tème change d’échelle, il change de nature. »

Syl­vain Tes­son
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entre­tien au Figa­ro, par Vincent Tre­mo­let de Vil­lers, 20 mars 2020

Un nouveau dogme s’institue : tout doit fluctuer…

« Un nou­veau dogme s’institue : tout doit fluc­tuer, se mêler sans répit, sans entraves, donc sans fron­tières. Dieu est mou­ve­ment. Cir­cu­ler est bon. Demeu­rer est mal. Plus rien ne doit se pré­tendre de quelque part puisque tout peut être de par­tout. Qui s’opposera intel­lec­tuel­le­ment à la reli­gion du flux est un chien. »

Syl­vain Tes­son
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entre­tien au Figa­ro, par Vincent Tre­mo­let de Vil­lers, 20 mars 2020

Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul instant à leurs propres valeurs…

« Si les maîtres de l’UE avaient cru un seul ins­tant à leurs propres valeurs, ils eussent inté­gré la You­go­sla­vie en bloc plu­tôt que d’en ramas­ser un à un les éclats tran­chants et inutiles. Qu’on se rap­pelle les noms de MM. Badin­ter et Kohl, Kouch­ner et Sola­na, Jup­pé et Blair, Woj­ty­la, Havel et Habs­bourg ! Ils auront, par sot­tise, incul­ture ou per­ver­sion, ame­né l’Eu­rope une fois de plus à se déchi­rer et se bom­bar­der elle-même avant de se mettre sous la tutelle du gou­ver­ne­ment mon­dial. »

Slo­bo­dan Des­pot
Entre­tien accor­dé à la revue Rébel­lion, nº 55, juillet-août 2012

Au croisement entre l’immanence du marché…

« Au croi­se­ment entre l’im­ma­nence du mar­ché qui dis­sout l’hu­ma­ni­té de l’Homme dans la mar­chan­di­sa­tion et du dévoie­ment d’un uni­ver­sa­lisme qui veut à tout prix faire ren­trer le monde dans l’i­dée pure de la concur­rence, la mon­dia­li­sa­tion s’im­pose à la fois comme le retour de la fata­li­té et comme une reli­gion révé­lée. »

Hen­ri Guai­no
Ils veulent tuer l’occident, édi­tions Odile Jacob, 2019

Le mur de Berlin tombe. Le règne du matérialisme global commence…

« Le mur de Ber­lin tombe. Le règne du maté­ria­lisme glo­bal com­mence. L’Histoire est finie, annonce un pen­seur. Le Com­merce est grand, tout diri­geant poli­tique sera son pro­phète, le globe son souk. L’humanité se connecte. Huit mil­liards d’êtres humains reçoivent le même signal. Le Mol­do­va­laque et le Ber­ri­chon peuvent dési­rer et acqué­rir la même chose. Le digi­tal par­achève l’uniformisation. »

Syl­vain Tes­son
Que ferons-nous de cette épreuve ?, entre­tien au Figa­ro, par Vincent Tre­mo­let de Vil­lers, 20 mars 2020

Le mondialisme et l’européisme nous ont rendu malades…

« On voit bien avec le coro­na­vi­rus que le rêve de Bruxelles s’est trans­for­mé en cau­che­mar, il s’est dés­in­té­gré parce qu’il était tra­mé dans un tis­su de men­songes. Le mon­dia­lisme et l’européisme nous ont ren­du malades. À la pan­dé­mie sani­taire s’ajoute la pan­dé­mie éco­no­mique, je ne suis pas sûr que le tis­su conjonc­tif de la France indus­trieuse s’en relève un jour. »

Phi­lippe de Vil­liers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

La souveraineté se définit par le primat du politique…

« La sou­ve­rai­ne­té se défi­nit par le pri­mat du poli­tique. L’aliéner, c’est per­mettre à l’économie de s’organiser comme elle l’entend. Cette der­nière va tou­jours là où vont ses inté­rêts. Nous avons donc connu un capi­ta­lisme débri­dé qui a choi­si dans un pre­mier temps l’aliénation amé­ri­caine et désor­mais l’aliénation chi­noise. Les gens qui ont prô­né cette idéo­lo­gie de la soi-disant divi­sion inter­na­tio­nale du tra­vail savaient ce qu’ils fai­saient. Ils ont lais­sé der­rière eux une France en pièces déta­chées, un pays qui n’a plus d’indus­trie qui vend ses pla­te­formes aéro­por­tuaires, et qui a favo­ri­sé une agri­cul­ture dégra­dée en un pro­ces­sus agro­chi­mique sui­ci­daire, un pays qui fait fabri­quer les pièces de rechange des chars Leclerc en Chine, et lui confie le soin de pro­duire pour elle ses médi­ca­ments. »

Phi­lippe de Vil­liers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

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