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Citations sur le cosmopolitisme

On nous corne : il faut s’ouvrir aux influences étrangères…

« On nous corne : « Il faut s’ouvrir aux influences étran­gères ». Il se trouve que ce slo­gan n’est pas inno­cent parce qu’il est désor­mais la devise d’un cos­mo­po­li­tisme dont l’arbre est aux États-Unis et dont les branches, d’où tombent des fruits pour­ris, s’étendent sur tout l’Occident et vont même pro­je­tant leur ombre sur un plus vaste espace. Il se trouve qu’il s’agit moins d’ouvertures que d’abandons et plus d’engorgements indi­gestes que d’assimilations for­ti­fiantes. Notre mode de vie est insi­dieu­se­ment péné­tré, miné, ron­gé par l’influence amé­ri­caine. Et la France va vers sa perte d’âme. »

Jean Cau
Pour­quoi la France, édi­tions de La Table Ronde, 1975

Le bourgeoisisme, qui s’oppose à l’esprit populaire comme à…

« Le bour­geoi­sisme, qui s’oppose à l’esprit popu­laire comme à l’esprit aris­to­cra­tique, domine la socié­té mar­chande et la civi­li­sa­tion occi­den­tale : morale de l’intérêt, recherche indi­vi­dua­liste du bien-être immé­diat, réduc­tion du lignage à l’héritage maté­riel, esprit de cal­cul, concep­tion négo­ciante de l’existence, igno­rance du don, pré­ser­va­tion par­ci­mo­nieuse de la vie, refus du risque et de l’aléa, esprit d’entreprise limi­té à l’accroissement de richesse, désir de sécu­ri­té, ten­dances cos­mo­po­lites, indif­fé­rence aux attaches, aux enra­ci­ne­ments et aux soli­da­ri­tés avec son propre peuple, déta­che­ment envers tout sen­ti­ment reli­gieux de nature col­lec­tive ou gra­tuite, igno­rance com­plète du sacré. Le petit-bour­geois moderne, figure domi­nante de la socié­té actuelle, appa­raît « bran­ché » mais tra­hit un extra­or­di­naire confor­misme. Il est à la fois la cible et l’acteur prin­ci­pal de l’ahurissement intel­lec­tuel et des dis­po­si­tifs idéo­lo­giques de mise-au-pas régen­tés par le soft-tota­li­ta­risme d’aujourd’hui. »

Guillaume Faye
Pour­quoi nous com­bat­tons – Mani­feste de la Résis­tance euro­péenne, Édi­tions de L’AEncre, 2001

On est en train avec le mariage pour tous de tuer la filiation…

« Je me désole de l’idée qu’on est en train de fabri­quer – et je pèse mes mots – un petit Fran­çais qui sera demain une sorte de consom­ma­teur à l’américaine, éle­vé dans l’hédonisme, le consu­mé­risme, une sorte de petit consom­ma­teur asexué et apa­tride. On est en train avec le mariage pour tous de tuer la filia­tion, bio­lo­gique, à terme, c’est ça qu’on veut d’ailleurs. Des gens comme Atta­li le disent très bien, très fort. Et puis apa­tride parce qu’à par­tir du moment où il n’y a plus le prin­cipe de sou­ve­rai­ne­té et qu’il n’y a plus la trans­mis­sion… »

Phi­lippe de Vil­liers
Inter­view à BFMTV, 12 novembre 2014

Un peuple, une société ne sauraient vivre sans un territoire…

« Pour­tant un peuple, une socié­té ne sau­raient vivre sans un ter­ri­toire pour eux sacré. Nous avons besoin, nous les humains, de lieux d’appartenance, de familles, de patries, et tant pis si c’était un slo­gan de Pétain. Nous avons besoin de nous iden­ti­fier à des ter­ri­toires où naissent nos langues et où gisent nos morts, où gran­dissent des enfants qui nous res­semblent et où dorment tout vivants les sou­ve­nirs de notre exis­tence pas­sée. Nous ne sommes pas des êtres de nulle part, de purs cos­mo­po­lites, d’absolus citoyens du monde, comme la vul­gate bran­chée vou­drait nous le faire croire. À moins de deve­nir fous, il nous faut des ancrages, car ce sont eux qui nous iden­ti­fient et nous per­mettent de vivre une vie com­plète. La patrie est l’un de ces ancrages, qui ne peut être sup­pri­mé au pro­fit d’une vani­teuse citoyen­ne­té du monde […]. »

Chan­tal Del­sol
14 juillet 2014, l’étrange fête natio­nale, Le Figa­ro, 14 juillet 2014

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