Un cycle idéologique s’achève…

« Un cycle idéo­lo­gique s’a­chève. La capa­ci­té de mobi­li­sa­tion d’i­dées popu­la­ri­sées il y a plus de trente ans, et chères aux hommes au pou­voir qui y ont été for­més, est en crise. En témoigne la mon­tée de peurs. Sur fond de fin du monde (que les col­lap­so­logues ou éco­lo­gistes durs nous pro­mettent pour dans trente ans si nous ne nous repen­tons pas et ne nous cor­ri­geons pas), s’af­frontent ceux qui craignent la fin de leur monde, indi­vi­dua­liste, ouvert et cool et ceux qu’ob­sède leur propre dis­pa­ri­tion comme nation, comme civi­li­sa­tion ou comme peuple. »

Fran­çois-Ber­nard Huyghe
L’art de la guerre idéo­lo­gique, édi­tions du Cerf, 2019

La grande peur politique…

« L’in­com­pré­hen­sion dont font preuve les adver­saires est incom­pré­hen­sible. Ce doit être un ana­chro­nisme, une aller­gie à la véri­té, l’an­ti-pen­sée ou l’an­ti-moder­ni­té, une pure néga­ti­vi­té. Tout fonc­tionne donc sur le prin­cipe de la dys­to­pie : ima­gi­ner ce qui se pro­dui­rait demain si nous ne savions réagir main­te­nant. La grande peur poli­tique ou grande peur cli­ma­tique, sont deve­nues les der­nières pas­sions admis­sibles de ceux qui ne veulent être jugés que sur des enne­mis et des périls. »

Fran­çois-Ber­nard Huyghe
L’art de la guerre idéo­lo­gique, édi­tions du Cerf, 2019

Influence : Stratégie indirecte visant à obtenir…

« Influence : Stra­té­gie indi­recte visant à obte­nir d’autrui un assen­ti­ment ou un com­por­te­ment, soit par le pres­tige de son image, soit par une forme quel­conque de per­sua­sion ou de for­ma­tage” des cri­tères de juge­ment, soit, enfin, par la média­tion d’alliés ou de réseau. »

Fran­çois-Ber­nard Huyghe
Maîtres du faire croire, de la pro­pa­gande à l’influence, édi­tions Vui­bert, coll. Com­prendre les médias, 2008

Il existe bien deux patries…

« Il existe bien deux patries. L’une est la terre des pères, le pays de la nais­sance et de l’éducation. Celle-ci a tou­jours exis­té. L’autre est récente. Elle date des Lumières et de la Révo­lu­tion. Elle repré­sente l’idéologie révo­lu­tion­naire. Les paroles de la Mar­seillaise expriment son idéal. La pre­mière est la France. La seconde n’est pas la France, mais la France est son sup­port et son instrument. »

Jean de Viguerie
Les deux patries, Domi­nique Mar­tin Morin édi­teur, 2017

Je ne porte nul jugement de valeur sur les races…

« Je ne porte nul juge­ment de valeur sur les races, les eth­nies, les cultures extra-euro­péennes, bien que j’en estime cer­taines plus que d’autres ; je m’insurge contre l’idéologie qui pré­tend faire coexis­ter l’hétérogène le plus délé­tère en le pré­sen­tant comme le des­tin eth­nique, cultu­rel et poli­tique de la France, alors que la popu­la­tion en tran­sit intes­ti­nal, ce soir, à Châ­te­let-Les Halles, n’a plus rien de fran­çais, ni même d’européen. »

Richard Millet
Paris bas-ventre. Le RER comme prin­cipe éva­cua­teur du peuple fran­çais, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Dans l’arène, 2021

L’Europe, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves…

« À côté des âne­ries du réa­lisme socia­liste” s’est déve­lop­pé, dans des cir­cons­tances dra­ma­tiques, un under­ground” est-euro­péen d’une vita­li­té sai­sis­sante, et d’une extra­or­di­naire qua­li­té. Quatre au moins, par­mi les plus grands écri­vains du siècle, nous viennent des pays com­mu­nistes : les Russes Boul­ga­kov, Siniavs­ki et Sol­jé­nit­syne ; le Tchèque Kun­de­ra. Si enne­mis que nous soyons de l’i­déo­lo­gie mar­xiste, nous main­te­nons que l’Eu­rope, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves — encore moins contre eux ! »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

Une nouvelle Révolution ? Nous y sommes prêts…

« Une nou­velle Révo­lu­tion ? Nous y sommes prêts. Mieux encore, nous la vou­lons, et enten­dons l’insuffler. Pré­ci­sé­ment au moment où s’achèvent et s’épuisent de nom­breux cycles his­to­riques et idéo­lo­giques, dont prin­ci­pa­le­ment celui de la moder­ni­té mar­chande, indi­vi­dua­liste et libé­rale” impo­sée par les Lumières. »

Gré­goire Gambier 
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (conclu­sion), Oli­vier Eichen­laub dir., La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

Durant toute la modernité…

« Durant toute la moder­ni­té, dès le 16e siècle et ses grandes décou­vertes, le 17e et la phi­lo­so­phie ratio­na­liste, le 18e siècle et la phi­lo­so­phie des Lumières met­tant au centre du monde l’homme et dans les grands sys­tèmes sociaux du 19e siècle, ce qui a été au centre des idéo­lo­gies était le mythe du pro­grès. Aujourd’hui le pro­gres­sisme, dont tous les hommes poli­tiques se gar­ga­risent laisse la place, en cette post­mo­der­ni­té nais­sante, à un nou­veau mythe, celui de l’écosophie. »

Michel Maf­fe­so­li
« L’émergence d’une sen­si­bi­li­té éco­so­phique », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Entre un écologisme pour qui la nature…

« Entre un éco­lo­gisme pour qui la nature n’est que le pré­texte d’une idéo­lo­gie révo­lu­tion­naire anti­sys­tème et un tech­no­li­bé­ra­lisme qui vou­drait conti­nuer comme si de rien n’était la grande marche en avant des­truc­trice, y‑a-t-il une autre voie ? Nous le pen­sons, et celle-ci pour­rait prendre la forme d’un sou­ve­rai­nisme vert, réa­liste et décent, qui allie le sou­ci de l’enracinement avec celui de la pré­ser­va­tion de la beau­té du monde. »

Eugé­nie Bastié
« Pour un sou­ve­rai­nisme vert », Front Popu­laire n°1, été 2020

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