Un devoir de mémoire frelaté et destructeur…

« En lieu et place d’une his­toire met­tant en pers­pec­tive de hauts faits, sans pour autant nier les che­mins de tra­verse, on inculque aux Euro­péens un devoir de mémoire” fre­la­té et des­truc­teur. Un devoir de mémoire” dans lequel la conti­nui­té de l’histoire euro­péenne et de ses valeurs semble défi­ni­ti­ve­ment perdue. »

Jean-Yves Le Gallou
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

Nous n’avons pas pillé l’Afrique à l’époque de la traite…

« Nous n’avons pas pillé l’Afrique à l’époque de la traite. Non seule­ment nous ne l’avons pas pillée mais c’est nous qui avons libé­ré les Afri­cains de la traite. Et nous sommes donc auto­ri­sés à dire non”. Il faut savoir dire non”. Mais pour dire non”, il faut avoir du cou­rage et puisque j’ai com­men­cé en citant la catas­trophe que fut la période chi­ra­quienne avec la loi mémo­rielle Tau­bi­ra, je vais ter­mi­ner par une autre phrase de Jacques Chi­rac qui va per­mettre de réta­blir l’équilibre.
Pour dire non, il faut avoir du cou­rage. Et pour avoir du cou­rage, il faut connaître cette phrase de Jacques Chi­rac : Il y a une chose qu’il est impos­sible de gref­fer, et cela par manque de don­neurs : les couilles !” »

Ber­nard Lugan
Refu­ser la repen­tance colo­niale, allo­cu­tion au cin­quième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 7 avril 2018

Nos peuples ont perpétué à longueur de siècle le tissage d’une même civilisation…

« Nos peuples ont per­pé­tué à lon­gueur de siècle le tis­sage d’une même civi­li­sa­tion, vaste et si pro­fonde qu’y trouvent place les modes et les époques. Aus­si, la connais­sance de notre héri­tage his­to­rique nous ins­pire-t-elle autant que l’Europe ori­gi­nelle, mais l’un et l’autre appar­tiennent à une géné­ra­tion tou­jours nou­velle, à qui il incombe de faire répondre l’or de l’aurore à l’or du couchant. »

Thi­baud Cassel
Le Chant des alouettes, édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2017

Le naufrage de notre système éducatif…

« Le nau­frage de notre sys­tème édu­ca­tif, dont tout le monde recon­nais­sait naguère l’excellence, pré­pare l’avènement de géné­ra­tions de zom­bies amné­siques, rele­vant des deux espèces de l’homo oeco­no­mi­cus et de l’homo fes­ti­vus, inca­pables d’interpréter le monde et la socié­té dans laquelle ils vivront. »

Phi­lippe Conrad
Intro­duc­tion à Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

Nous dirons qu’une société et un peuple sont en forme…

« Nous dirons qu’une socié­té et un peuple sont en forme quand : 1) ils res­tent conscients de leurs ori­gines cultu­relles et his­to­riques ; 2) ils peuvent se ras­sem­bler autour d’un média­teur, indi­vi­duel ou sym­bo­lique, capable de ras­sem­bler les éner­gies et de cata­ly­ser la volon­té de des­tin ; 3) ils conservent le cou­rage de dési­gner leur enne­mi. Or, aucune de ces condi­tions n’est réa­li­sée dans la socié­té libé­rale mar­chande, qui : 1) dis­sout les mémoires ; 2) éteint le sublime et effrite les pas­sions ; 3) ne veut pas avoir d’ennemi et croit qu’il est pos­sible de ne pas en avoir. »

Alain de Benoist
Orien­ta­tions pour des années déci­sives, édi­tions Le Laby­rinthe, 1982

Éviter que nos enfants aient un jour les dents gâtées par les raisins verts de l’oubli…

« C’est la der­nière res­pon­sa­bi­li­té qui nous incombe : évi­ter que nos enfants aient un jour les dents gâtées par les rai­sins verts de l’oubli. Écrire et racon­ter, inlas­sa­ble­ment, non pour juger mais pour expli­quer. Ouvrir la porte à ceux qui cherchent une trace du pas­sé et qui refusent le silence, repi­quer chaque matin le riz de nos sou­ve­nirs. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Les sen­ti­nelles du soir, édi­tions les arènes, 1999

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés