Le livre
Le Jeu des perles de verre

Le Jeu des perles de verre

Auteur : Her­mann Hesse
Édi­teur : Fretz & Was­muth Ver­lag AG (1943), édi­tions Cal­mann-Lévy (1955)

Titre com­plet : Le Jeu des perles de verre. Essai de bio­gra­phie du Magis­ter Ludi Joseph Valet accom­pa­gné de ses écrits posthumes
Pré­sen­ta­tion de l’é­di­teur :
 « Qu’adviendrait-il si, un jour, la science, le sens du beau et celui du bien se fon­daient en un concert har­mo­nieux ? Qu’arriverait-il si cette syn­thèse deve­nait un mer­veilleux ins­tru­ment de tra­vail, une nou­velle algèbre, une chi­mie spi­ri­tuelle qui per­met­trait de com­bi­ner, par exemple, des lois astro­no­miques avec une phrase de Bach et un ver­set de la Bible, pour en déduire de nou­velles notions qui ser­vi­raient à leur tour de trem­plin à d’autres opé­ra­tions de l’esprit ? »
Cette extra­or­di­naire mathé­ma­tique, c’est celle du jeu des perles de verre, que manie par­fai­te­ment Joseph Valet, héros fas­ci­nant et ludi magis­ter jon­glant avec tous les élé­ments de la culture humaine.
Récit d’anticipation, roman d’éducation intel­lec­tuelle et reli­gieuse, uto­pie pes­si­miste, Le Jeu des perles de verre est une des plus amples et savantes construc­tions lit­té­raires d’Hermann Hesse.

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Découvrez 4 citations extraites du livre

Recevoir la vocation, ce n’est pas seulement recevoir un cadeau ou un ordre...

« Rece­voir la voca­tion, ce n’est pas seule­ment rece­voir un cadeau ou un ordre, c’est aus­si assu­mer une sorte de culpa­bi­li­té, de même qu’un sol­dat qu’on fait sor­tir du rang pour le nom­mer offi­cier est d’autant plus digne de cette pro­mo­tion qu’il la paye en se sen­tant en dette, en ayant même mau­vaise conscience vis-à-vis de ses camarades. »

Her­mann Hesse
Le Jeu des perles de verre (Das Glas­per­len­spiel), 1943, trad. Jacques Mar­tin, Cal­mann-Lévy édi­teur, 1955

L’insécurité et le caractère frelaté de la vie intellectuelle...

« L’insécurité et le carac­tère fre­la­té de la vie intel­lec­tuelle de cette époque qui, à bien des égards, fai­sait pour­tant montre ailleurs d’énergie et de gran­deur, s’expliquent aujourd’hui à nos yeux comme un symp­tôme de l’épouvante qui sai­sit l’esprit lorsque, au terme d’une ère de triomphe et de pros­pé­ri­té appa­rents, il se trou­va sou­dain en face du néant, d’une grande détresse maté­rielle, d’une période d’orages poli­tiques et de guerres, en proie du jour au len­de­main à la défiance de soi, dou­tant de sa force et de sa digni­té, voire de son existence. »

Her­mann Hesse
Le Jeu des perles de verre (Das Glas­per­len­spiel), 1943, trad. Jacques Mar­tin, Cal­mann-Lévy édi­teur, 1955

Nous voyons dans la musique classique l’essence et la somme de notre culture...

« Nous voyons dans la musique clas­sique l’essence et la somme de notre culture, car elle est son geste et sa mani­fes­ta­tion la plus évi­dente et la plus révé­la­trice. Nous pos­sé­dons en elle l’héritage de l’Antiquité et du chris­tia­nisme, un esprit de pié­té sereine et cou­ra­geuse, une morale d’un che­va­le­resque inéga­lable. Car c’est en fin de compte le sens d’une morale que revêt toute mani­fes­ta­tion clas­sique de culture, l’abrégé en un geste d’un idéal du com­por­te­ment humain. »

Her­mann Hesse
Le Jeu des perles de verre (Das Glas­per­len­spiel), 1943, trad. Jacques Mar­tin, Cal­mann-Lévy édi­teur, 1955

Les états décadents et les gens mûrs pour le déclin n’ignorent...

« Les états déca­dents et les gens mûrs pour le déclin n’ignorent pas la musique, il est vrai, mais leur musique manque de séré­ni­té. Aus­si, plus la musique est bruyante et plus les gens deviennent mélan­co­liques, plus le pays est en dan­ger et plus son prince tombe bas. »

Lü Buwei, cité par Her­mann Hesse
Le Jeu des perles de verre (Das Glas­per­len­spiel), 1943, trad. Jacques Mar­tin, Cal­mann-Lévy édi­teur, 1955

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