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CITATIO
Portrait de Hermann Hesse

Citations de Hermann Hesse

Auteur allemand

Hermann Hesse (né le 2 juillet 1877 à Calw, royaume de Wurtemberg, Empire allemand – mort le 9 août 1962 à Montagnola, Suisse) est un romancier, poète, peintre et essayiste allemand puis suisse. Il a obtenu le prix Bauernfeld en 1905, le prix Gottfried Keller en 1936 et en 1946, le prix Goethe et le prix Nobel de littérature.

Ses citations

Les 12 citations de Hermann Hesse

La vie, pensais-je…

« La vie, pensais-je, a forcément toujours raison au bout du compte ; si elle bafoue mes beaux rêves, c’est que ceux-ci étaient absurdes et injustifiés. »

Hermann Hesse Le loup des steppes (Der Steppenwolf), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1975, trad. Alexandra Cade, éditions Le Livre de poche, coll. Biblio, 2022

La source jaillissait riche et profonde…

« C’est ainsi que maints souvenirs de ma vie, en cette belle nuit tendre, reparurent devant moi, qui avait vécu si longtemps pauvre, vide, privé d’images. Maintenant, merveilleusement éclose au contact d’Eros, la source jaillissait riche et profonde, et par moments mon cœur s’arrêtait de battre de ravissement et de tristesse, en voyant combien était riche la galerie de tableaux de ma vie, combien remplie de constellations et d’astres éternels l’âme du pauvre loup des steppes. »

Hermann Hesse Le loup des steppes (Der Steppenwolf), 1927, trad. Juliette Pary, éditions Le Livre de poche, 1991

Nos dirigeants travaillent avec vigueur et succès à la prochaine guerre…

« Nos dirigeants travaillent avec vigueur et succès à la prochaine guerre, pendant que nous autres, nous dansons le fox-trot, nous gagnons de l’argent et nous mangeons des pralinés. Dans une pareille époque, le monde semble forcément dénué de toute dimension particulière. Il faut espérer que d’autres époques ont été… »

Hermann Hesse Le loup des steppes (Der Steppenwolf), 1927, trad. Juliette Pary, La Renaissance du Livre, 1931, éditions Le Livre de Poche, 1991

Nous restreignons beaucoup trop les limites de notre personnalité…

« Nous restreignons beaucoup trop les limites de notre personnalité. Nous lui attribuons seulement ce que nous discernons d’individuel, ce que nous trouvons différent. Mais chacun de nous contient l’univers tout entier et, de même que notre corps porte en lui tous les degrés de l’évolution, à partir du poisson et… »

Hermann Hesse Demian (Demian. Die Geschichte einer Jugend), 1919, trad. Denise Riboni, éditions Stock, 1930, éditions Le Livre de Poche, 1979

L’homme de pouvoir est détruit par le pouvoir…

« L’homme de pouvoir est détruit par le pouvoir, l’homme d’argent par l’argent, l’homme servile par la servilité, l’homme de plaisir par le plaisir. Ainsi le Loup des steppes fut-il détruit par sa liberté. Il atteignit son objectif, s’affranchit progressivement de toute contrainte. Personne ne pouvait lui donner… »

Hermann Hesse Le loup des steppes (Der Steppenwolf), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1975, trad. Alexandra Cade, éditions Le Livre de poche, coll. Biblio, 2022

Nous qui étions de vieux connaisseurs et admirateurs de l’Europe ancienne…

« Nous qui étions de vieux connaisseurs et admirateurs de l’Europe ancienne, de la vraie musique, de la vraie poésie d’autrefois, constituions-nous simplement une ridicule petite minorité de névrosés à l’esprit compliqué, que l’on oublierait et que l’on raillerait demain ? Ce que nous appelions “Culture”, esprit, âme… »

Hermann Hesse Le loup des steppes (Der Steppenwolf), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1975, trad. Alexandra Cade, éditions Le Livre de poche, coll. Biblio, 2022

Recevoir la vocation, ce n’est pas seulement recevoir un cadeau ou un ordre…

« Recevoir la vocation, ce n’est pas seulement recevoir un cadeau ou un ordre, c’est aussi assumer une sorte de culpabilité, de même qu’un soldat qu’on fait sortir du rang pour le nommer officier est d’autant plus digne de cette promotion qu’il la paye en se sentant en dette, en ayant même mauvaise conscience vis-à-vis de ses camarades. »

Hermann Hesse Le Jeu des perles de verre (Das Glasperlenspiel), 1943, trad. Jacques Martin, Calmann-Lévy éditeur, 1955

L’insécurité et le caractère frelaté de la vie intellectuelle…

« L’insécurité et le caractère frelaté de la vie intellectuelle de cette époque qui, à bien des égards, faisait pourtant montre ailleurs d’énergie et de grandeur, s’expliquent aujourd’hui à nos yeux comme un symptôme de l’épouvante qui saisit l’esprit lorsque, au terme d’une ère de triomphe et de prospérité apparents… »

Hermann Hesse Le Jeu des perles de verre (Das Glasperlenspiel), 1943, trad. Jacques Martin, Calmann-Lévy éditeur, 1955

Nous voyons dans la musique classique l’essence et la somme de notre culture…

« Nous voyons dans la musique classique l’essence et la somme de notre culture, car elle est son geste et sa manifestation la plus évidente et la plus révélatrice. Nous possédons en elle l’héritage de l’Antiquité et du christianisme, un esprit de piété sereine et courageuse, une morale d’un chevaleresque inégalable. Car c’est en fin de compte le sens d’une morale que revêt toute manifestation classique de culture, l’abrégé en un geste d’un idéal du comportement humain. »

Hermann Hesse Le Jeu des perles de verre (Das Glasperlenspiel), 1943, trad. Jacques Martin, Calmann-Lévy éditeur, 1955

La puissance et l’argent, le temps et le monde…

« – Il en fut toujours ainsi, il en sera toujours ainsi ; la puissance et l’argent, le temps et le monde appartiennent aux petits, aux mesquins, et les autres, les êtres humains véritables, n’ont rien. Rien que la mort. — Pas autre chose ? — Si, l’éternité. »

Hermann Hesse Le loup des steppes (Der Steppenwolf), 1927, éditions Calmann-Lévy, 1975, in Romans et Nouvelles, trad. Juliette Pary, éditions Le Livre de poche, 2002

Les états décadents et les gens mûrs pour le déclin n’ignorent…

« Les états décadents et les gens mûrs pour le déclin n’ignorent pas la musique, il est vrai, mais leur musique manque de sérénité. Aussi, plus la musique est bruyante et plus les gens deviennent mélancoliques, plus le pays est en danger et plus son prince tombe bas. »

Hermann Hesse Le Jeu des perles de verre, , cité par Hermann Hesse Le Jeu des perles de verre (Das Glasperlenspiel), 1943, trad. Jacques Martin, Calmann-Lévy éditeur, 1955

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