Le livre
Thulé : le soleil retrouvé des hyperboréens

Thulé : le soleil retrouvé des hyperboréens

Auteur : Jean Mabire
Édi­teur : édi­tions Robert Laf­font (1977)

Pré­sen­ta­tion de l’é­di­teur : Par­tir pour Thu­lé, ce n’est pas seule­ment voguer vers l’île mys­té­rieuse que les Anciens avaient sacrée terre de l’o­ri­gine et de la sagesse, c’est aus­si décou­vrir, au-delà du monde connu, le secret même de la vie. Voguer vers le Nord, c’est retrou­ver le signe pri­mi­tif du Soleil et la foi de nos plus loin­tains ancêtres, les Hyper­bo­réens. Accom­pa­gnant Pythéas le Mas­sa­liote vers un pays qui, pour lui, ne peut être que l’Is­lande, Jean Mabire part à la recherche du grand mys­tère de notre monde occi­den­tal : l’At­lan­tide. Sans hési­ter, il situe le conti­nent dis­pa­ru autour d’une autre île sacrée : Héli­go­land. Mais, cet uni­vers atlan­to-hyper­bo­réen n’a pas dis­pa­ru dans quelque cata­clysme uni­ver­sel. L’es­prit de Thu­lé conti­nue à vivre dans le secret d’Ordres che­va­le­resques ou de groupes ini­tia­tiques… Le plus mal connu de tous reste, sans doute, la célèbre « Socié­té Thu­lé » qui joua un rôle consi­dé­rable lors de la Révo­lu­tion de Munich, en 1919. Jean Mabire en révèle ici les secrets, res­ti­tue les traits essen­tiels du paga­nisme nor­dique et évoque l’im­pla­cable lutte du Mar­teau de Thor et de la Croix du Christ.

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Découvrez 4 citations extraites du livre

Voici 8 000 ans commençait pour nous l’aventure néolithique...

« Voi­ci 8 000 ans com­men­çait pour nous l’aventure néo­li­thique. Je l’appelais révo­lu­tion parce que j’y dis­cer­nais l’apparition d’un état d’esprit nou­veau. La volon­té y tenait la pre­mière place et elle n’allait pas ces­ser de domi­ner notre monde, jusqu’à l’avènement des idées sui­ci­daires aujourd’hui à la mode. Pas­ser de la cueillette et de la chasse à l’agriculture et à l’élevage repré­sente un bond en avant pro­di­gieux. En un sens, dans cette plaine nor­dique si cruelle aux pay­sans aux prises avec un cli­mat impi­toyable, c’était un défi qui rejoi­gnait la légende hel­lène de Pro­mé­thée déro­bant le feu aux dieux. »

Jean Mabire
Thu­lé : le soleil retrou­vé des Hyper­bo­réens, édi­tions Robert Laf­font, 1977

Nous avons perdu notre âme parce que nous...

« Nous avons per­du notre âme parce que nous avons per­du le sens des valeurs com­munes qui for­maient l’antique sagesse” de nos peuples. Il nous faut faire revivre l’âme des Hyper­bo­réens et redé­fi­nir” Dieu. Car le sacré ne se trouve pas hors de nous, mais en nous. Car Dieu n’est pas du Ciel, mais de la Terre. Car il ne nous attend pas après la mort, mais nous offre la créa­tion de la vie. Dieu n’est pas sur­na­tu­rel et il n’est pas trans­cen­dant. Il est au contraire la Nature et la Vie. Il est dans le soleil et dans les étoiles, dans le jour et dans la nuit, dans les arbres et dans les flots. Dieu naît avec les fleurs et meurt avec les feuilles. Dieu res­pire avec le vent et nous parle dans le silence de la nuit. Il est l’aurore et le cré­pus­cule. Et la brume. Et l’orage.
Dieu s’incarne dans la Nature. La Nature s’épanouit sur la Terre. La terre se per­pé­tue dans le Sang.
Nous savons, depuis Héra­clite, que la vie est un com­bat et que la paix n’est que la mort. Notre reli­gion se veut d’abord culte des héros, des guer­riers et des ath­lètes. Nous célé­brons, depuis les Grecs, les hommes dif­fé­rents et inégaux. Notre monde est celui du com­bat et du choix, non celui de l’égalité. L’univers n’est pas une fin mais un ordre. La nature diver­si­fie, sépare, hié­rar­chise. L’individu, libre et volon­taire devient le centre du monde. Sa plus grande ver­tu reste l’orgueil – péché suprême pour la reli­gion étran­gère. Dans notre concep­tion tra­gique de la vie, la lutte devient la loi suprême. Est un homme véri­table celui qui s’attaque à des entre­prises déme­su­rées. Une même ligne de crêtes unit Pro­mé­thée à Sieg­fried. »

Jean Mabire
Thu­lé : le soleil retrou­vé des Hyper­bo­réens, édi­tions Robert Laf­font, 1977

Les deux mots qui reviennent sans doute le plus souvent...

« Les deux mots qui reviennent sans doute le plus sou­vent dans les vieilles chro­niques euro­péennes ce sont ceux de volon­té et d’honneur. L’espoir, par contre, n’a pas de sens. Ce qui compte, c’est d’accomplir ce qui doit être accom­pli et non pas ce qui doit abou­tir à un suc­cès.
Je retrou­vais dans toute cette morale de l’antique Hyper­bo­rée un cer­tain goût pour les causes déses­pé­rées. Une atti­tude de per­pé­tuel défi, où le goût du risque s’exaltait jusqu’à dépas­ser toutes les limites du pos­sible. Les guer­riers spar­tiates de Léo­ni­das aux Ther­mo­pyles res­tent, en ce sens, de purs Hyper­bo­réens. Le bien s’identifie avec l’action d’éclat, qui prend une valeur en soi-même. Ce qui compte, ce n’est pas le plai­sir, mais le devoir. Non pas la sou­mis­sion à un autre que soi-même mais la liber­té de s’imposer une conduite conforme à l’imprescriptible hon­neur de sa lignée et de son clan. »

Jean Mabire
Thu­lé : le soleil retrou­vé des Hyper­bo­réens, édi­tions Robert Laf­font, 1977

Tous les bustes « classiques » semblent reprendre les mêmes...

« Tous les bustes clas­siques” semblent reprendre les mêmes traits et donnent aux gale­ries des musées une atmo­sphère de réunion de famille. Tous ces hommes sont dif­fé­rents. Et pour­tant ils appa­raissent tous parents. Les rois aux por­tiques des cathé­drales gothiques res­semblent trait pour trait aux guer­riers et aux ath­lètes de l’éternelle Hel­lade. Qui a voya­gé dans les pays nor­diques a sou­dain retrou­vé, en regar­dant jouer les enfants, le sou­rire de l’ange de Reims. Par­fois même au détour d’un sen­tier, sur un che­min brû­lé de soleil, dans un décor d’oliviers tour­men­tés et de caillasses blan­châtres, resur­git du fond des âges un lumi­neux visage d’Atlante ou de Van­dale. »

Jean Mabire
Thu­lé : le soleil retrou­vé des Hyper­bo­réens, édi­tions Robert Laf­font, 1977

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