Thème

Citations sur le peuple

L’écologie est une invitation à la cohérence…

« L’écologie est une invi­ta­tion à la cohé­rence. Il est invrai­sem­blable que cer­tains éco­lo­gistes défendent la PMA géné­ra­li­sée tout en s’opposant fer­me­ment aux OGM. Ou pro­clament le droit à la pré­ser­va­tion des peuples autoch­tones d’Amazonie tout en prô­nant l’ouverture totale des fron­tières pour les peuples occi­den­taux. Le no-bor­de­risme, tout comme la sur­en­chère socié­tale, sont incom­pa­tibles avec une éco­lo­gie authen­tique. »

Eugé­nie Bas­tié
« Pour un sou­ve­rai­nisme vert », Front Popu­laire n°1, été 2020

Quelle faim morale lui crispait l’âme…

« Quelle était donc cette faim qui tenaillait le vieillard ? Quelle faim morale lui cris­pait l’âme sans qu’il pût la tra­duire autre­ment qu’en termes de gibier dis­pa­ru et de jeunes gens déser­teurs ? Je crois que je la connais­sais. Je l’a­vais déjà ren­con­trée. Sans doute la faim de ce qui fut, de ce qui ne sera plus, la silen­cieuse et invi­sible famine qui conduit les peuples per­dus à la mort plus sûre­ment encore que la vraie faim du corps. »

Jean Ras­pail
Pêcheur de lunes. Qui se sou­vient des hommes…, édi­tions Robert Laf­font, 1990

On a bien trop endormi la population…

« On a bien trop endor­mi la popu­la­tion pour qu’elle pos­sède encore la force d’imaginer d’autres formes de guerre que celles que l’on com­mé­more bête­ment chaque année. La guerre ? Le Fran­çais peut bien lire ce mot noir sur blanc et sur huit colonnes sans que cela lui fasse ni chaud ni froid, à moins d’avoir vu l’ennemi, enten­du le canon ou tou­ché sa carte d’alimentation ! Tout ce que nous obtien­drions, c’est un rush des bonnes femmes sur le sucre, l’huile et le café, et un rush des mor­veux dans les rues du Quar­tier Latin. »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

Il y a toujours quelque chose de désespéré chez les réactionnaires…

« Il y a tou­jours quelque chose de déses­pé­ré chez les réac­tion­naires, ils s’engagent dans les plus folles aven­tures avec au cœur l’idée de rédemp­tion, et quand ils y vont c’est tou­jours un peu avec l’esprit de sacri­fice, ils ont le goût de l’action d’éclat et rêvent de faire de leur mort une apo­théose. Tan­dis que les pro­gres­sistes, eux, y croient réel­le­ment, naï­ve­ment même, ce sont eux les plus dan­ge­reux évi­dem­ment car ils ne savent pas s’arrêter à temps, ils entrainent les peuples avec eux en leur pro­met­tant un ave­nir mer­veilleux quand les réac­tion­naires, qui ne croient pas au peuple, ont une per­cep­tion plus esthé­tique des choses et se pré­oc­cupent d’abord du salut de leur âme. »

Oli­vier Bar­dolle
Petit trai­té des ver­tus réac­tion­naires, L’Éditeur, 2010

Cette aventure française, cette vivante anecdote…

« Avec la plus vive curio­si­té, il obser­vait cette aven­ture fran­çaise, cette vivante anec­dote, abso­lu­ment nou­velle dans l’his­toire, d’un pays vic­time des agré­ments qu’il a su se créer et de la convoi­tise uni­ver­selle. Il y avait bien eu des migra­tions de races, des confis­ca­tions poli­tiques de nations, des anéan­tis­se­ments mili­taires, mais jamais ce spec­tacle d’un peuple dis­pa­rais­sant sou­dain dans son propre sol, comme par une trappe. »

Paul Morand
Madame Fred­da, in L’Eu­rope galante, 1925, édi­tions Gras­set, coll. Les Cahiers Rouges, 2013

Ce qui fut longtemps sagesse populaire…

« Ce qui fut long­temps sagesse popu­laire, morale ances­trale, bon sens pay­san et qui pou­vait alors suf­fire pour consti­tuer un esprit sain, a dis­pa­ru sous les effets conju­gués de l’information de masse, d’abord avec la télé­vi­sion, ensuite avec la pro­li­fé­ra­tion numé­rique. Jamais l’illettrisme n’a été autant haut-de-gamme, concer­nant par­fois plus les diplô­més que ceux qui ne le sont pas, tant le bour­rage de crâne idéo­lo­gique fait sa loi depuis plus d’un demi-siècle. »

Michel Onfray
« Dire la véri­té, toute la véri­té, rien que la véri­té », Élé­ments n°157, octobre 2015

Tout ce qui avait été construit de beau dans l’histoire de Paris a été défiguré…

« Tout ce qui avait été construit de beau dans l’his­toire de Paris a été défi­gu­ré. On a trou­vé le moyen de bâtir des tours qui gâchent la moindre pers­pec­tive. Quand on est devant l’École mili­taire (Louis XV) ou les Inva­lides (Louis XIV), on aper­çoit der­rière la hideuse tour Mont­par­nasse qui nous guette. Sans peuple et avec des règle­ments urba­nistes hideux, je crois qu’on peut dire que Paris, c’est fou­tu. »

Alain Pau­card
Du Paris d’Au­diard au Paris de Dela­noë, par Alain Pau­card, entre­tien au Figa­ro, par Eugé­nie Bas­tié, 11 juillet 2014

L’évolution de l’humanité a atteint sa forme la plus parfaite…

« Je crois, en effet, que l’é­vo­lu­tion de l’hu­ma­ni­té a atteint sa forme la plus par­faite, pour l’in­di­vi­du comme pour son évo­lu­tion inté­rieure, dans le peuple, et que le patrio­tisme pan-huma­ni­taire repré­sente une dis­so­lu­tion qui libère une nou­velle fois l’é­goïsme per­son­nel, nor­ma­le­ment bri­dé par l’a­mour por­té au peuple, et fait reve­nir l’hu­ma­ni­té entière à l’é­goïsme dans sa forme la plus crue. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés