« Howard Phillips Lovecraft était l’homme d’une époque qui n’était pas la sienne. »
Aristide Leucate
Lovecraft. La modernité en horreur, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2026
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« Howard Phillips Lovecraft était l’homme d’une époque qui n’était pas la sienne. »
Aristide Leucate
Lovecraft. La modernité en horreur, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2026
« L’une des plus graves erreurs de la pensée politique “moderne”, dont nous subissons encore les éclaboussures, a été de confondre la société avec l’association : celle-ci en est plus ou moins le contraire. Une société ne se constitue pas par l’accord des volontés. Au contraire, tout accord de volontés présuppose l’existence d’une société, de gens qui vivent ensemble, et leur accord ne peut consister qu’à préciser l’une ou l’autre forme de cette coexistence, de cette société préexistante. L’idée de la société en tant que réunion contractuelle et donc juridique, est la tentative la plus absurde qui ait été faite de mettre la charrue avant les bœufs. »
José Ortega y Gasset
Une méditation sur l’Europe (Meditación de Europa), 1949, trad. Jean Canavaggio, éditions Bartillat, 2023
« En résumé, des sociétés telles que les nôtres, dépourvues de religion officielle, ne sont pas pour autant indemnes de croyances proprement théologiques fortement mâtinées d’idéologies. La modernité, contrairement à ce que prétendent les modernes, n’est pas athée. Je la vois plutôt traversée, de part en part, par une religiosité de l’universel, nantie de points d’applications résumés dans le catéchisme des Droits de l’Homme, lesquels relèvent de croyances désincarnées. »
Jean-François Gautier
La Polyphonie du monde (conversations avec Maxime Reynel), Éditions Krisis, 2022
« Une fois de plus, la monarchie se révèle être, en creux, d’une modernité criante face aux problèmes actuels. De fait, le roi n’est l’homme d’aucun parti, d’aucun lobby, notamment financier, puisqu’il ne doit son trône à personne si ce n’est à sa naissance et à la providence. »
Louis-Alphonse de Bourbon
« Que Pâques soit un moment d’espérance individuelle et de renouveau social », Marianne, 7 avril 2023
« Certes, l’entassement de masses humaines, dans les grandes villes modernes, et en grande partie responsable de fait que nous ne soyons plus capables de distinguer le visage de notre prochain dans cette fantasmagorie d’images humaines, qui changent, se superposent et s’effacent continuellement. »
Konrad Lorenz
Les huit péchés capitaux de notre civilisation (Die acht Todsünden der zivilisierten Menschheit), 1973, trad. Élizabeth de Miribel, éditions Flammarion, 1973
« Ainsi, de quelque côté que je tourne mon esprit, je ne vois que des choses qui blessent la vérité et qui m’offensent, et dès lors condamné à ne rien voir, ne rien sentir, ne rien entendre, à non seulement ne rien dire mais aussi abjurer la violence de mon ethnocentrisme pour jouir enfin d’un monde bariolé, changeant, divers (la “diversité” en tant que nouvel euphémisme post-ethnique), il serait bon que j’en chante à présent les louanges, que je devienne un écrivain post-littéraire, que j’écrive des phrases courtes, nominales, sans hiérarchie de niveaux linguistiques, si possible sur des sujets modernes, c’est à dire socio-narcissiques : sans papiers, clandestins, opprimés, minoritaires, et sur moi-même en tant que garant du néo-puritanisme par ma capacité à “partager”, “communiquer”, à être un écrivain “comme toute le monde”. C’est, du moins, ce que l’on m’a maintes fois suggéré, au lieu de m’opiniâtrer dans mon devoir de témoin et de refuser la béatitude démocratique, refus qui, par un spécieux syllogisme, fait également de moi un raciste. »
Richard Millet
Chronique de la guerre civile en France, 2011 – 2022, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Dans l’arène, 2022
« C’est le visage moderne de l’homme qui est laid, mais l’humanité, elle, conserve ce fond de joie que Drieu souhaite voir revenir à la surface de la vie. La décadence touche la planète et le corps de l’homme car ils étaient une terre et un corps de moderne. Mettre fin à la décadence, c’est donc mettre fin à la modernité. Brûler la modernité, la détruire, c’est revenir aux débuts de l’histoire, à la pleine expression poétique de la vie. »
Jeremy Baneton
Pierre Drieu la Rochelle. Le rêve ou l’action, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2024
« En tant qu’archétypes, le masculin et le féminin sont les deux pôles opposés et indispensables de la vie. Indispensables parce que complémentaires. Si l’un des pôles disparaît, tout se détraque. Le masculin seul engendrerait un monde de brutalité et de mort. Le féminin seul, c’est notre monde : les pères ont disparu, les enfants sont devenus des petits monstres capricieux, mous et tyranniques. Les criminels ne sont pas coupables, mais des victimes ou des malades qu’il faut dorloter. Les psys se multiplient tandis que les psychopathes monstrueux narguent leurs victimes et ricanent au nez des juges. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013, réédition La Nouvelle Librairie, 2022
« Le lien direct entre cette théorie traditionnelle de la connaissance et l’exigence pratique que le tantrisme met au premier plan est évident. En effet, il s’ensuit que toute voie vers une connaissance supérieure est conditionnée par une transformation de soi-même, par un changement existentiel et ontologique de niveau, donc par l’action, le sâdhana. Cela est en net contraste avec la situation générale du monde moderne. En fait, il est évident que si, par ses applications techniques, la connaissance moderne de type “scientifique” donne à l’homme des possibilités multiples et grandioses sur le plan pratique et matériel, elle le laisse démuni sur le plan concret. Par exemple, si, dans le domaine de la science moderne, l’homme arrive à connaître approximativement la marche et les lois de constance des phénomènes physiques, sa situation existentielle n’en est pas changée pour autant. »
Julius Evola
Le yoga tantrique : sa métaphysique, ses pratiques (Lo yoga della potenza), 1949, trad. Gabrielle Robinet, Fayard éditions, coll. L’espace intérieur, 1971
« Personne ne peut affirmer que l’homme fait montre de supériorité quand, employant un moyen technique quelconque, il devient capable de ceci ou de cela : maître de la bombe atomique, capable de désintégrer une planète en appuyant sur un bouton, il ne cesse d’être un homme et de n’être qu’un homme. Il y a pire : s’il arrivait que, par quelque cataclysme, les hommes du kali-yuga fussent privés de toutes leurs machines, ils se trouvaient probablement, dans la plupart des cas, dans un état de plus grande impuissance devant les forces de la nature et des éléments, que le primitif non civilisé. Parce que les machines, justement, et le monde de la technique ont atrophié les vraies forces humaines. On peut dire que c’est par un véritable mirage luciférien que l’homme moderne a été séduit par la “puissance” dont il dispose et dont il est fier. »
Julius Evola
Le yoga tantrique : sa métaphysique, ses pratiques (Lo yoga della potenza), 1949, trad. Gabrielle Robinet, Fayard éditions, coll. L’espace intérieur, 1971
« (…) le jour viendra peut-être où nous vieillirons tous ensemble dans un immense H.L.M. sans cloisons, une sorte de parc à bestiaux, une arche de Noé qui ne nous sauvera pas. »
Jean-René Huguenin
Une autre jeunesse, éditions du Seuil, 1965, Points éditions, coll. Signatures, 2012
« Monde d’impuissants ! On feint de dénoncer l’érotisme moderne, mais nous sommes loin des luxueuses orgies de Rome, où une société déchaînée, ivre de la chute, allait au moins jusqu’au bout de ses folies et de ses vices. Notre folie est plus discrète, mais plus profonde. Un homme capable de rester durant des heures à plier et déplier une jambe ou à tapoter une machine à sous me paraît finalement dans un état de démence beaucoup plus avancé qu’un débauché ou un ivrogne. Ceux-là cherchent au moins des remèdes, des techniques de béatitudes. »
Jean-René Huguenin
Une autre jeunesse, éditions du Seuil, 1965, Points éditions, coll. Signatures, 2012