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Citations sur l'aristocratie

Le vieil ordre des valeurs maintenait au cœur des hommes…

« Les monar­chies avaient déjà empli d’une autre cire les alvéoles de la féo­da­li­té, mais les alvéoles exis­taient tou­jours, elles for­maient le gâteau d’où le miel débor­dait : ain­si la morale mili­taire res­tait l’ar­ma­ture sur laquelle un per­son­nage nou­veau, le gen­til­homme, fai­sait repo­ser des manières qui parais­saient très éloi­gnées de l’es­prit féo­dal, mais qui se rap­por­taient au même code. Les inon­da­tions, les raz-de-marée de l’his­toire pas­saient sur ce ter­rain humain sans en détruire de relief : les falaises et les crêtes tom­baient, mais, après ces ébou­le­ments, le vieil ordre des valeurs main­te­nait au cœur des hommes ses col­lines et ses étagements. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

La primauté du soldat se retrouve partout…

« La pri­mau­té du sol­dat se retrouve par­tout chez les Aztèques comme à Sparte. Les mar­chands s’y enri­chissent hon­teu­se­ment et en cachette. Leurs enfants ne peuvent se marier qu’entre eux : tan­dis que, dans le cor­tège du triomphe, le sol­dat marche à côté de l’Em­pe­reur, n’ayant que ses lau­riers et sa charrue. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

Rappeler à l’existence la mentalité aristocratique…

« L’enjeu : rap­pe­ler à l’existence la men­ta­li­té aris­to­cra­tique, res­sus­ci­ter l’esprit de la vieille Europe. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière. Il ne s’agit pas de réani­mer arti­fi­ciel­le­ment des choses mortes. Mais de reprendre conscience d’un héri­tage pour le recréer sous des formes nouvelles. »

Louis Pau­wels
Com­ment devient-on ce que l’on est ?, édi­tions Stock, 1978

Lorsqu’on recherche et qu’on découvre les véritables causes du combat…

« Lors­qu’on recherche et qu’on découvre les véri­tables causes du com­bat, on honore l’héroïsme, on l’honore par­tout, et tout d’abord chez l’ennemi. C’est pour­quoi, après une guerre, la récon­ci­lia­tion devrait d’abord se faire entre adver­saires com­bat­tants. J’écris en tant que guer­rier, ce qui n’est peut-être pas d’actualité. Mais pour­quoi donc, nous, com­bat­tants, ne cher­che­rions-nous pas à nous ren­con­trer et à nous accor­der sur notre propre ter­rain, celui du cou­rage viril ? Nous ne ris­que­rons pas une décep­tion plus grande que celle qu’éprouvent chaque jour, dans leur propre domaine, les hommes d’État, les artistes, les savants et même les mys­tiques. N’avons-nous pas ser­ré la main qui venait de nous lan­cer une gre­nade, alors que ceux de l’arrière s’enfonçaient tou­jours plus pro­fon­dé­ment dans les brous­sailles de leur haine ? N’avons-nous pas plan­té des croix sur les tombes de nos ennemis ? »

Ernst Jün­ger
La Guerre notre Mère (Der Kampf als inneres Erleb­nis), 1922, trad. Jean Dahel, édi­tions Albin Michel, 1934

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