« Une société peut tendre à l’égalité, mais, en biologie, l’égalité n’est qu’au cimetière. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, éditions La Nouvelle Librairie, 2023
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« Une société peut tendre à l’égalité, mais, en biologie, l’égalité n’est qu’au cimetière. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, éditions La Nouvelle Librairie, 2023
« Le début et la fin sont une seule et même chose,
et là où tu te dresses est le tournant des temps. »
« All eines ist der Anfang und das Ende,
und wo Du stehst, dort ist die Zeitenwende. »
Hugo von Hofmannsthal
Der Tor und der Tod, première parution en 1894 dans le “Modernen Musen-Almanach”, Insel Verlag, 2016
« J’en veux plus aussi de cette vie capable de vous hisser jusqu’à la majesté auguste et gracile de La Victoire de Samothrace, la déesse qui, du haut de son escalier, depuis le Louvre, guide les navigateurs de la vie et de la mort que nous sommes tous : hommes et femmes secoués par le déferlement des vagues de l’amour et de la passion, là où, en étreignant la chair nous atteignons l’âme, là où, en nous enfonçant au plus profond de notre condition animale, nous nous élevons au plus haut de notre condition spirituelle. »
Javier Portella
N’y a‑t-il qu’un dieu pour nous sauver ?, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Dans l’arène, 2021
« L’acceptation de la souffrance en tant que preuve de courage était le thème des rites primitifs d’initiation dans le lointain passé, et tous ces rites étaient en même temps des cérémonies de la mort et de la résurrection. »
Yukio Mishima
Le soleil et l’acier, 1968, trad. Tanguy Kenec’hdu, éditions Gallimard, coll. Du monde entier, 1973, éditions Gallimard, coll. Folio, 1993
« — Adieu, mes enfants !… Soyez unis !… Je veillerai sur vous. — Ah ! Bah !… le lendemain, ils se disputent sur le cercueil, ils jouent aux dés votre meilleur fauteuil, car ils veulent tous l’avoir… — Voilà bien des choses pour une once de boue placée entre deux silences ! »
Honoré de Balzac
Récits oniriques, Croquis, 1830, éditions Paris Musées, 2011
« Mesurons-nous, dans notre thébaïde européenne, le potentiel de cruauté en train de s’amasser chez nos voisins défavorisés de l’Est ? L’Histoire est un perpétuel recommencement, même si elle revêt d’autres formes. »
René Cagnat
La rumeur des steppes, éditions Payot, coll. Voyageurs, 1999
« La véritable patrie, c’était pourtant celle qu’annonçait Patrick Pearse, dans un de ses textes prophétiques, où le soldat-poète avait mis le meilleur de lui-même : “Quand on parle de peuple, quand on parle de nation ; les vivants sont méconnaissables nous apparaissent comme des étrangers s’ils ne se reconnaissent eux-mêmes dans leurs morts, si les morts et les vivants ne font pas un. La vie prend racine dans la mort, et des tombes des patriotes – hommes et femmes – se lèvent les nations vivantes”. »
Jean Mabire
Patrick Pearse, une vie pour l’Irlande, éditions Terre et peuple, 1998
« Ceux que l’on traîne dans des charrettes, les lâches qui ne savent pas mourir, qui sont déjà des cadavres quand arrive le châtiment, ceux-là ne hurlent pas sous la main du bourreau. Il en est aussi, dans ce milieu, qui n’ont pas conscience de leur supplice. Ceux qui ne se sentent pas vivre ne peuvent pas se sentir mourir. »
Jules Vallès
Les Réfractaires (1866), G. Charpentier éditeur, 1881
« J’ai tous les droits, car, en cette seconde, je connais bien ce que je fais. J’accepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’accepte. Ce n’est pas le combat que j’accepte. C’est la mort. J’ai appris une grande vérité. La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est, à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort. »
Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1942, coll. Folio, 2011
« Au cours des corvées de l’enterrement, nous y aimions le mort, nous ne sommes pas en contact avec la mort. La mort est une grande chose. Elle est un nouveau réseau de relations avec les idées, les objets, les habitudes du mort. Elle est un nouvel arrangement du monde. Rien n’a changé en apparence, mais tout a changé. Les pages du livre sont les mêmes, mais non le sens du livre. Il nous faut, pour ressentir la mort, imaginer les heures où nous avons besoin du mort. Alors il manque. Imaginer les heures où il eût besoin de vous. Mais il n’a plus besoin de nous. »
Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1942, coll. Folio, 2011