Aller au contenu
Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO

Citations philo

Ce que l’homme sain hait le plus, c’est la dégénérescence…

Gustave Thibon, Destin de l'homme, 1941

« Ce que l’homme sain hait le plus et comprend le moins, c’est la dégénérescence de son propre type. Il perçoit là une menace précise, immédiate, personnelle, un danger profond qui ne laisse aucune place à la réflexion et à l’indulgence. Ainsi le paysan déteste instinctivement et sans rémission le mendiant rural : il sent trop bien que ce serait là son sort s’il se relâchait dans son dur travail. Réciproquement, l’être abâtardi hait les formes supérieures de son type comme on peut haïr l’incarnation de sa propre condamnation, de son propre remords. »

Gustave Thibon Destin de l'homme, éditions Desclée de Brouwer, 1941

Partager sur X

Référence de la citation

Ouvrage
Destin de l'homme
Édition citée
Éditions Desclée de Brouwer, 1941

Source contrôlée. Citation vérifiée sur l’édition citée et relue avant publication.Signaler une erreur

Du même auteur

Autres citations de Gustave Thibon

Mon cœur a vieilli à la façon d’un voile…

« Mon cœur a vieilli à la façon d’un voile : l’usure des jours l’a fait plus transparent et plus doux. L’aride tension, le morne jeu de bascule entre la chair et l’esprit, le regret qui succède aux victoires de l’âme et le remords qui suit les triomphes du corps – tout cela n’est plus que le souvenir d’un mauvais rêve.… »

Gustave Thibon Notre regard qui manque à la lumière, 1955, éditions Fayard, 1975

Ne pas mourir est une chose. Vivre en est une autre…

« Ne pas mourir est une chose. Vivre en est une autre.
Nous entrons dans une ère où l’homme cultive et multiplie tous les moyens de ne pas mourir (médecine, confort, assurances, distractions) – tout ce qui permet d’étirer ou de supporter l’existence dans le temps, mais non pas de vivre.
Nous voyons poindre l’aurore douteuse et bâtarde d’une civilisation où le souci stérilisant d’échapper à la mort conduira les hommes à l’oubli de la vie. »

Gustave Thibon Notre regard qui manque à la lumière, 1955, éditions Fayard, 1995

Ce paysan est réaliste parce que sa connaissance…

« « La nécessité d’un échange vital entre le sujet et l’objet domine notre idée du réalisme… Ce paysan est réaliste parce que sa connaissance, son amour et son travail de la terre procèdent d’un contact intime entre la terre et lui ; cet homme politique est réaliste parce que les lois qui régissent le fait social se… »

Gustave Thibon Les hommes de l’éternel : Conférences au grand public (1940−1985), L'irréalisme moderne, in Les hommes de l'éternel : Conférences au grand public (1940-1985), éditions Mame, Coll. Raisons d'Être, 2012

Soutenir CITATIO

Un travail long et exigeant, que vous pouvez nous aider à poursuivre

Nous menons un travail long et exigeant afin d’assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût, que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Faire un don