« Une société peut tendre à l’égalité, mais, en biologie, l’égalité n’est qu’au cimetière. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, éditions La Nouvelle Librairie, 2023
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« Une société peut tendre à l’égalité, mais, en biologie, l’égalité n’est qu’au cimetière. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, éditions La Nouvelle Librairie, 2023
« L’une des plus graves erreurs de la pensée politique “moderne”, dont nous subissons encore les éclaboussures, a été de confondre la société avec l’association : celle-ci en est plus ou moins le contraire. Une société ne se constitue pas par l’accord des volontés. Au contraire, tout accord de volontés présuppose l’existence d’une société, de gens qui vivent ensemble, et leur accord ne peut consister qu’à préciser l’une ou l’autre forme de cette coexistence, de cette société préexistante. L’idée de la société en tant que réunion contractuelle et donc juridique, est la tentative la plus absurde qui ait été faite de mettre la charrue avant les bœufs. »
José Ortega y Gasset
Une méditation sur l’Europe (Meditación de Europa), 1949, trad. Jean Canavaggio, éditions Bartillat, 2023
« Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller, dis-toi : je me réveille pour accomplir mon travail d’homme. Se peut-il que je sois de mauvaise humeur alors que je vais accomplir la tâche pour laquelle je suis né ? Suis-je constitué pour rester couché bien au chaud sous les couvertures ? »
Marc Aurèle
Pensées pour moi-même, trad. Frédérique Vervliet, éditions Arléa, 2004
« Il ne s’agirait pas de mépriser le monde, ni de manifester l’outrecuidance de le changer. Non ! Il suffirait de ne rien avoir en commun avec lui. L’évitement me paraissait le mariage de la force avec l’élégance. Orchestrer le repli me semblait une urgence. »
Sylvain Tesson
Sur les chemins noirs, 2016, éditions Gallimard, coll. Folio, 2019
« Le moi a beau se réfugier dans un groupe pour récupérer une apparence de puissance : rien n’est plus malléable que la masse. »
Marcel De Corte
De la force, 1980, éditions Dominique Martin Morin, 2019
« Il est évident que la cité est une réalité naturelle et que l’homme est par nature un être destiné à vivre en cité (animal politique) ; celui qui est sans cité est, par nature et non par hasard, un être ou dégradé ou supérieur à l’homme. »
Aristote
Politique, Livre I‑2, IVe siècle avant notre ère, trad. Jean Aubonnet, éditions Gallimard, coll. Tel, 1993
« L’être humain possède une faculté, la faculté d’imitation, qui est de la plus grande utilité du point de vue collectif et qui est on ne peut plus nuisible du point de vue de l’individuation. La vie psychologique et sociale des groupes ne saurait se passer de l’imitation : sans elle, pas d’organisation des masses, pas d’État ni d’ordre possible. Car ce n’est pas la loi qui fait l’ordre et la structure sociale, mais bel et bien l’imitation notion dans laquelle il faut inclure la suggestibilité, la suggestion et la contagion mentale. »
Carl Gustav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes, trad. Roland Cahen et Yves Le Lay, éditions Buchet-Chastel, 1963, Le Livre de Poche, coll. Références, 1995
« (…) Forces du cosmos contre forces du chaos, aux premières correspondant tout ce qui est forme, ordre, loi, tradition au sens supérieur, hiérarchie spirituelle, aux secondes les influences dissolvantes, subversives, dégradantes, qui cherchent à faire prévaloir l’inférieur sur le supérieur, la matière sur l’esprit, la quantité sur la qualité. »
Julius Evola
Les Hommes au milieu des ruines (Gli uomini e le rovine), 1953, trad. Gérard Boulanger, éditions Pardès, 1984
« Nous avons déjà montré que les foules ne sont pas influençables par des raisonnements, et ne comprennent que de grossières associations d’idées. Aussi est-ce à leurs sentiments et jamais à leur raison que font appel les orateurs qui savent les impressionner. Les lois de la logique rationnelle n’ont aucune action sur elles. Pour convaincre les foules, il faut d’abord se rendre bien compte des sentiments dont elles sont animées, feindre de les partager, puis tenter de les modifier, en provoquant au moyen d’associations rudimentaires, certaines images suggestives ; savoir revenir au besoin sur ses pas, deviner surtout à chaque instant les sentiments qu’on fait naître. Cette nécessité de varier son langage suivant l’effet produit au moment où l’on parle, frappe d’avance d’impuissance tout discours étudié et préparé. L’orateur suivant sa pensée et non celle de ses auditeurs, perd par ce seul fait toute influence. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018
« Une foule n’a pas besoin d’être nombreuse pour que sa faculté de voir correctement soit détruite, et les faits réels remplacés par des hallucinations sans parenté avec eux. Quelques individus réunis constituent une foule, et alors même qu’ils seraient des savants distingués, ils revêtent tous les caractères des foules pour les sujets en dehors de leur spécialité. La faculté d’observation et l’esprit critique possédés par chacun d’eux s’évanouissent. »
Gustave Le Bon
Psychologie des foules, 1937, éditions BoD – Books on Demand, 2018
« La vertu la plus haute. – À la première époque de l’humanité supérieure, c’est la bravoure qui passe pour la plus haute des vertus, dans la deuxième, c’est la justice, dans la troisième la mesure, dans la quatrième la sagesse. À quelle époque vivons-nous ? À laquelle vis-tu ? »
Friedrich Nietzsche
Humain, trop humain II (Menschliches, Allzumenschliches), 1878, trad. Éric Blondel, Ole Hansen-Løve, Théo LeydenBach, éditions Garnier-Flammarion, 2019