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Citations sur la famille

Les élites décadentes, coupées de leur vraie mission…

« Les élites déca­dentes, cou­pées de leur vraie mis­sion de ser­vir Dieu, la famille, la patrie, ont l’argent comme pré­oc­cu­pa­tion pre­mière. Les valeurs dont elles se gar­ga­risent sont sur­tout des valeurs finan­cières. L’esprit de Juda qui, dans l’Évangile, est payé pour avoir tra­hi le Christ n’est jamais loin. »

Ivan Blot
La tra­hi­son des élites, sixième opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 février 2016

L’alliance de l’héroïsme et du christianisme donne la chevalerie…

« Le héros se carac­té­rise par son cou­rage excep­tion­nel mais aus­si par son amour pour une cause plus grande que lui, sa famille, sa patrie ou son dieu. L’alliance de l’héroïsme et du chris­tia­nisme donne la che­va­le­rie. »

Ivan Blot
Le héros dans notre civi­li­sa­tion : héros tra­giques et héros his­to­riques, pre­mier opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 sep­tembre 2015

La pire des illusions que puisse entretenir un militant de gauche…

« De nos jours, la pire des illu­sions que puisse entre­te­nir un mili­tant de gauche, c’est donc de conti­nuer à croire que ce sys­tème capi­ta­liste qu’il affirme com­battre, consti­tue par essence, un ordre conser­va­teur, auto­ri­taire et patriar­cal, dont l’É­glise, l’Ar­mée et la Famille défi­ni­raient les piliers fon­da­men­taux. »

Jean-Claude Michéa
Impasse Adam Smith. Brèves remarques sur l’im­pos­si­bi­li­té de dépas­ser le capi­ta­lisme sur sa gauche, 2002, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs essais, 2006

À dire vrai, je ne sais pas très bien qui je prie et pourquoi…

« À dire vrai, je ne sais pas très bien qui je prie et pour­quoi. Je ne prie pas avec des mots. Je ne sais pas les prières que l’on récite habi­tuel­le­ment. Je les ai oubliées depuis long­temps et quand j’ai vou­lu les réap­prendre, je me suis aper­çu qu’elles me gênaient. Tan­dis que silen­cieu­se­ment, sans pro­non­cer la moindre parole, sim­ple­ment comme ça, en mar­chant dans la forêt, l’hi­ver, j’ai l’im­pres­sion d’être moi-même une prière où se mélangent des sen­ti­ments qui d’or­di­naire ne m’ef­fleurent pas et que je ne sau­rais même pas expri­mer. J’en suis le pre­mier sur­pris. Des choses qui en toute autre cir­cons­tance me sem­ble­raient bêtes et conve­nues, comme l’ap­par­te­nance à une famille, à une reli­gion, à un pays, à une race, le res­pect de la parole don­née, l’exal­ta­tion d’un enga­ge­ment, l’a­mour d’une mère pour son enfant, la pitié envers les morts, l’hon­neur de soi, la fidé­li­té à un maître… »

Jean Ras­pail
Sire, Édi­tions de Fal­lois, 1991

Le premier échelon d’entraide c’est la famille…

« Le pre­mier éche­lon d’entraide, de soli­da­ri­té et d’assistance, aux dires mêmes de l’État, c’est la famille et la filia­tion fon­dée sur le prin­cipe que les aînés aident à sau­ver les enfants. Et que les plus jeunes déploient auprès des anciens leur sol­li­ci­tude pro­tec­trice. C’est l’idée de la géné­ra­tion et du Temps long qui triomphe. Tout à coup, on découvre que la pre­mière sécu­ri­té sociale dans cette socié­té qui a fabri­qué une espèce hybride de soli­daires-soli­taires et fait naître des fils d’éprouvette, c’est la famille au sens de l’ordre natu­rel. Comme pour la fron­tière, comme pour la sou­ve­rai­ne­té, comme pour le local, on a éva­cué le réel par la porte, il revient par la fenêtre du confi­ne­ment. »

Phi­lippe de Vil­liers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

La frontière, c’est à dire la protection…

« Aujourd’hui, nous com­pre­nons que cette vision idéo­lo­gique [mon­dia­liste] est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus. En effet, quand revient le mal­heur, quand rôde la guerre – par exemple à la fron­tière gré­co-turque – ou la mort – avec la pan­dé­mie -, les zom­bies des orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales n’ont plus rien à dire – et d’ailleurs on ne les consulte plus. C’est le grand retour au car­ré magique de la sur­vie.
Le pre­mier point du car­ré, c’est la fron­tière, c’est à dire la pro­tec­tion, ce pour quoi les États ont été inven­tés. Le deuxième, c’est la sou­ve­rai­ne­té, c’est à dire la liber­té des peuples pour prendre des déci­sions rapides et ajus­tées. Le troi­sième coin du car­ré, c’est le local, donc le contrôle au plus proche des inté­rêts vitaux. Le qua­trième point, c’est la famille, puisque, quand on décide de confi­ner un pays, la Répu­blique de la PMA” ne confie pas les enfants des écoles aux fonds de pen­sion mais aux pépés et mémés. »

Phi­lippe de Vil­liers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

Je considère que c’est le devoir de tous ceux qui, solitaires…

« Je consi­dère que c’est le devoir de tous ceux qui, soli­taires, vont leur propre che­min de faire part à la socié­té de ce qu’ils ont décou­vert au cours de leur voyage d’exploration. Que ce soit une fon­taine fraîche pour ceux que tour­mentent la soif ou l’aride désert de l’erreur sté­rile. »

Carl Gus­tav Jung
L’Âme et la Vie, recueil de textes ras­sem­blés par Jolande Jaco­bi et intro­duits par Michel Caze­nave, trad. Yves Le Lay, édi­tions Buchet Chas­tel, 1965, édi­tions Le Livre de Poche, 1995

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