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Citations sur la sécurité

Citations sur la sécurité : découvrez 7 citations de Erik L’Homme, Olivier Bardolle, Philippe de Villiers, Thibault Mercier, Julien Freund, Carl Schmitt, Ernst Jünger

Il y a des caméras partout. C’est la manie de notre époque…

« Il y a des camé­ras par­tout. C’est la manie de notre époque. Espion­ner les gens. Les sur­veiller. Et ils en rede­mandent, les cons ! L’impression d’être en sécu­ri­té ! C’est pas ça qui les empê­che­ra d’être volés, vio­lés, bat­tus. Ça aide à retrou­ver les cou­pables il paraît. La belle affaire. Ça ne te rend pas ta gueule, ni ton pognon, ni ta vir­gi­ni­té. »

Erik L’Homme
Déchi­rer les ombres, édi­tions Cal­mann-Lévy, 2018

Le premier échelon d’entraide c’est la famille…

« Le pre­mier éche­lon d’entraide, de soli­da­ri­té et d’assistance, aux dires mêmes de l’État, c’est la famille et la filia­tion fon­dée sur le prin­cipe que les aînés aident à sau­ver les enfants. Et que les plus jeunes déploient auprès des anciens leur sol­li­ci­tude pro­tec­trice. C’est l’idée de la géné­ra­tion et du Temps long qui triomphe. Tout à coup, on découvre que la pre­mière sécu­ri­té sociale dans cette socié­té qui a fabri­qué une espèce hybride de soli­daires-soli­taires et fait naître des fils d’éprouvette, c’est la famille au sens de l’ordre natu­rel. Comme pour la fron­tière, comme pour la sou­ve­rai­ne­té, comme pour le local, on a éva­cué le réel par la porte, il revient par la fenêtre du confi­ne­ment. »

Phi­lippe de Vil­liers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

L’illusion mondialiste soutient que les frontières sont non seulement contraignantes mais inutiles…

« L’illusion mon­dia­liste sou­tient que les fron­tières sont non seule­ment contrai­gnantes mais inutiles. Pour­tant, après des décen­nies de sans-fron­tié­risme, le prin­cipe même de sépa­ra­tion n’a pas dis­pa­ru et reprend au contraire de la vigueur. Com­ment ne pas voir que, dans une Europe qui s’est don­né pour objec­tif la sup­pres­sion de toute fron­tière exté­rieure entre les États, on assiste para­doxa­le­ment à la créa­tion expo­nen­tielle de nou­velles fron­tières, inté­rieures et plus insi­dieuses, qui sont aus­si bien tan­gibles qu’intangibles ? Com­mu­nau­ta­risme, mul­ti­pli­ca­tion des contrôles de sécu­ri­té à l’entrée des aéro­ports, musées, centres com­mer­ciaux et autres lieux publics, blocs de béton à l’entrée des mar­chés de Noël, mur autour de la tour Eif­fel sont autant de réponses débri­dées à la néces­si­té de pro­tec­tion des indi­vi­dus dans des États qui ont oublié qu’une de leurs fonc­tions réga­liennes était d’assurer la sécu­ri­té de leurs citoyens. »

Thi­bault Mer­cier
Athé­na à la borne. Dis­cri­mi­ner ou dis­pa­raître ?, Pierre-Guillaume de Roux édi­teur, 2019

Il ne saurait y avoir de politique sans un ennemi réel ou virtuel…

« Elle est [la poli­tique] l’activité sociale qui se pro­pose d’assurer par la force, géné­ra­le­ment fon­dée sur le droit, la sécu­ri­té exté­rieure et la concorde inté­rieure d’une uni­té poli­tique par­ti­cu­lière en garan­tis­sant l’ordre au milieu de luttes qui naissent de la diver­si­té et de la diver­gence des opi­nions et des inté­rêts. […] La guerre est tou­jours latente, non pas parce qu’elle serait une fin en elle-même ou le but de la poli­tique, mais le recours ultime dans une situa­tion sans issue. […] Il ne sau­rait y avoir de poli­tique sans un enne­mi réel ou vir­tuel. »

Julien Freund
L’Essence du poli­tique, édi­tions Sirey, 1965

Élevés dans une ère de sécurité, nous avions tous la nostalgie…

« Éle­vés dans une ère de sécu­ri­té, nous avions tous la nos­tal­gie de l’inhabituel, des grands périls. La guerre nous avait donc sai­sis comme une ivresse. C’est sous une pluie de fleurs que nous étions par­tis, gri­sés de roses et de sang. Nul doute que la guerre ne nous offrît la gran­deur, la force, la gra­vi­té. Elle nous appa­rais­sait comme l’action virile : de joyeux com­bats de tirailleurs, dans les prés où le sang tom­bait en rosée sur les fleurs. Pas de plus belle mort au monde… Ah sur­tout, ne pas res­ter chez soi, être admis à cette com­mu­nion ! »

Ernst Jün­ger
Orages d’acier (In Stahl­ge­wit­tern), 1920, Trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

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