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Citations sur la pauvreté

Ce n’est pas parce que l’on est pauvre que l’on est un voyou…

« Ce n’est pas parce que l’on est pauvre que l’on est un voyou. Bien des riches sont de vrais truands qui confondent ce qu’ils ont avec ceux qu’ils sont. Le pauvre lui n’a que ce qu’il est. Sois tou­jours digne et pro­tège ton hon­neur : il est ta seule richesse. »

Erik L’Homme
Les Maîtres des bri­sants, tome 1, Chien-de-la-lune, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Hors-piste, 2004

Tout comme le libéralisme économique sans frein…

« Tout comme le libé­ra­lisme éco­no­mique sans frein, et pour des rai­sons ana­logues, le libé­ra­lisme sexuel pro­duit des phé­no­mènes de pau­pé­ri­sa­tion abso­lue. Cer­tains font l’a­mour tous les jours ; d’autres cinq ou six fois dans leur vie, ou jamais. Cer­tains font l’a­mour avec des dizaines de femmes ; d’autres avec aucune. C’est ce qu’on appelle la loi du mar­ché”. »

Michel Houel­le­becq
Exten­sion du domaine de la lutte, Édi­tions Mau­rice Nadeau, 1994

Nous avons connu…

« Nous avons connu, nous avons tou­ché un monde, (enfants nous en avons par­ti­ci­pé), où un homme qui se bor­nait dans la pau­vre­té était au moins garan­ti dans la pau­vre­té. C’é­tait une sorte de contrat sourd entre l’homme et le sort, et à ce contrat le sort n’a­vait jamais man­qué avant l’i­nau­gu­ra­tion des temps modernes. Il était enten­du que celui qui fai­sait de la fan­tai­sie, de l’ar­bi­traire, que celui qui intro­dui­sait un jeu, que celui qui vou­lait s’é­va­der de la pau­vre­té ris­quait tout. Puis­qu’il intro­dui­sait le jeu, il pou­vait perdre. Mais celui qui ne jouait pas ne pou­vait pas perdre. Ils ne pou­vaient pas soup­çon­ner qu’un temps venait, et qu’il était déjà là, et c’est pré­ci­sé­ment le temps moderne, où celui qui ne joue­rait pas per­drait tout le temps, et encore plus sûre­ment que celui qui joue. »

Charles Péguy
L’Argent, Les Cahiers de la Quin­zaine, 1913, Édi­tions des Équa­teurs, coll. Paral­lèles, 2008

Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas…

« Si votre quo­ti­dien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accu­sez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appe­ler à vous ses richesses. »

Rai­ner Maria Rilke
Lettres à un jeune poète (Briefe an einen jun­gen Dich­ter), 1929, trad. Marc Buhot de Lau­nay, édi­tions Gal­li­mard, coll. Poé­sie, 1993

Le marchand et le héros…

« Le mar­chand et le héros : ils consti­tuent les deux grandes oppo­si­tions, les deux pôles de toute l’orientation humaine. Le mar­chand entre dans la vie en lui disant : que peux-tu me don­ner ? Il veut prendre, il veut, en échange du moindre effort, avoir le plus pos­sible, il veut conclure avec la vie une affaire avan­ta­geuse. Bref : il est pauvre. Le héros entre dans la vie en lui deman­dant : que puis-je te don­ner ? Il veut faire des cadeaux, il veut se dépen­ser sans contre­par­tie. Bref : il est riche. Le mar­chand ne parle que de ses droits”, le héros ne parle que de ses devoirs” […] Nous pou­vons dire encore que la men­ta­li­té mer­can­tile tourne autour de l’intérêt, la men­ta­li­té héroïque autour de l’idée ; l’essence de celle-là est de récla­mer, l’essence de celle-ci est de se sacri­fier. »

Wer­ner Som­bart
Händ­ler und Hel­den, 1915, cité par Alain de Benoist dans Quatre figures de la Révo­lu­tion Conser­va­trice alle­mande, Les Amis d’Alain de Benoist, 2014

Être homme, c’est précisément être responsable…

« Être homme, c’est pré­ci­sé­ment être res­pon­sable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne sem­blait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une vic­toire que les cama­rades ont rem­por­tée. C’est sen­tir, en posant sa pierre, que l’on contri­bue à bâtir le monde. »

Antoine de Saint-Exu­pé­ry
Terre des hommes, Le Livre de Poche, 1939, p. 59

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