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Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO
Portrait de John Ronald Reuel Tolkien

Citations de John Ronald Reuel Tolkien

Auteur anglais

John Ronald Reuel Tolkien, né en 1892 à Bloemfontein et mort en 1973 à Bournemouthest, est un écrivain britannique, principalement connu pour ses romans Le Hobbit et Le Seigneur des anneaux. Après la Première Guerre mondiale, il enseigne les langues et la littérature à l’université de Leeds puis d’Oxford. Il y défend l’apprentissage des langues et publie l'essai Du conte de fées (1939), considéré comme crucial dans l’étude de ce genre littéraire. Tolkien écrit également pour son plaisir, élaborant une mythologie autour de langues qu’il invente et de l'univers de la Terre du Milieu. En 1937, la publication du Hobbit fait de Tolkien un auteur pour enfants estimé. Sa suite longtemps attendue, Le Seigneur des anneaux, nettement plus sombre, paraît en 1954-1955 (trois tomes), et devient un véritable phénomène de société à partir des années 1960.

Ses citations

Les 16 citations de John Ronald Reuel Tolkien

Cette profonde réceptivité aux légendes…

« Pour en venir, si je le puis, à la “touche personnelle” et à la question de mon point de départ. C’est un peu comme de demander quand le langage est apparu chez l’Homme. C’était une évolution inévitable, quoique liée aux circonstances, de celui qui naît. Je les ai toujours eus : cette sensibilité aux structures… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°163, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Il n’y a nulle part où aller…

« Mais ce qu’il y a de particulièrement horrible dans le monde actuel, c’est que toute cette satanée histoire se passe dans un mouchoir de poche. Il n’y a nulle part où aller. […] Il y a seulement un point positif : l’habitude grandissante qu’ont les hommes mécontents à dynamiter les usines et les centrales électriques… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°52, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

La Lothlórien est belle parce que les arbres y sont aimés…

« Je prends dans toutes mes œuvres le parti des arbres contre tous leurs ennemis. La Lothlórien est belle parce que les arbres y sont aimés ; ailleurs, les forêts apparaissent en train de s’éveiller à leur propre conscience. La Vieille Forêt était hostile aux créatures à deux jambes en raison du souvenir de nombreuses… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°339, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Je suis tout particulièrement ému par l’ennoblissement des humbles…

« Bien sûr, il y a des choses et des thèmes qui m’émeuvent tout particulièrement. Les relations mutuelles entre le “noble” et le “simple” (ou le commun, le vulgaire), par exemple. Je suis tout particulièrement ému par l’ennoblissement des humbles. J’aime (manifestement) beaucoup les plantes, et par-dessus tous les… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°165, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

J’ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle…

« J’ai construit, je le crois, une époque imaginaire, mais quant au lieu j’ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle. Je préfère cela à la mode moderne qui consiste à rechercher des planètes lointaines dans « l’espace ». Quoique curieuses, elles nous sont étrangères, et l’on ne peut les aimer avec l’amour de… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°211, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Il n’avait aucune histoire propre…

« Par ailleurs, et j’espère ici ne pas paraître absurde, j’ai très tôt été attristé par la pauvreté de mon propre pays bien aimé : il n’avait aucune histoire propre (étroitement liée à sa langue et à son sol), en tout cas pas de la nature que je recherchais et trouvais (comme ingrédient) dans les légendes d’autres contrées. Il y avait les grecques, les celtes, et les romanes, les germaniques, les scandinaves et les finnoises (qui m’ont fortement marqué), mais rien d’anglais… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°131, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Le sans-couronne redeviendra roi…

« Tout ce qui est or ne brille pas,
Ne sont pas perdus tous ceux qui vagabondent ;
Ce qui est vieux mais fort ne se flétrit pas,
Le gel n’atteint pas les racines profondes.
Des cendres, un feu sera attisé,
Une lueur des ombres surgira ;
Reforgée sera l’épée qui fut brisée :
Le sans-couronne redeviendra roi. »

John Ronald Reuel Tolkien La Fraternité de l’Anneau (1954), trad. Daniel Lauzon, Christian Bourgois éditeur, 2014, Livre I, chap. 10.

Les philosophes grecs n’approuvaient pas la démocratie…

« L’autre jour à la Chambre, M. Eden a exprimé sa douleur face aux événements en Grèce, “la patrie de la démocratie”. Est-il ignorant ou de mauvaise foi ? δημοχρατία n’était pas, en grec, un terme positif, mais presque l’équivalent de “loi de rue” ; et il a omis de signaler que les philosophes grecs (et la Grèce est… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°94, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

J’ai un amour particulier pour la langue latine…

« Auden a affirmé que pour moi, “le nord est une direction sacrée”. Cela n’est pas vrai. Le nord-ouest de l’Europe, où je vis (tout comme la plupart de mes ancêtres), a mon affection, comme le mérite le foyer de tout homme. J’aime son atmosphère et en sais plus sur son histoire et ses langues que sur celles d’autres… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°294, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

On relâche la surveillance du Mordor…

« Au sud, le Gondor connaît l’apogée de son pouvoir, presque à l’image de Númenor, puis se fane lentement en un Moyen Âge décadent, sorte de Byzance fière, vénérable, mais progressivement impuissante. On relâche la surveillance du Mordor. La pression des Orientaux et des Suderons s’accroît. »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°131, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Je ne pense pas que même le Pouvoir…

« Je ne pense pas que même le Pouvoir ou la Domination soit le véritable centre de mon histoire. Cela fournit le thème de la Guerre, d’une chose suffisamment sombre et menaçante pour paraître d’une importance extrême, à cette époque ; mais il s’agit avant tout d’un “cadre” permettant aux personnages de se révéler. Le… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n° 186, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l’Anarchie…

« Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l’Anarchie (au sens philosophique, désignant l’abolition du contrôle, non pas des hommes moustachus avec des bombes) – ou vers la Monarchie “non constitutionnelle”. J’arrêterais quiconque utilise le mot État (dans un sens autre que le domaine inanimé qui recouvre l’Angleterre et ses habitants, chose qui n’a ni pouvoir, ni droits, ni esprit) ; et après lui avoir laissé une chance de se rétracter, l’exécuterais s’il s’obstinait ! »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n° 52, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Si un ragnarök brûlait tous les taudis…

« Ce n’est pas le non-humain (par ex. la météo) ni l’humain (même dans son pire aspect), mais le fait par l’humain qui est au final désespérant et insupportable. Si un ragnarök brûlait tous les taudis et les usines à gaz, et les garages miteux, et les banlieues éclairées à la lampe à arc, il pourrait brûler pour moi toutes les œuvres d’art – et je retournerais aux arbres ».

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°83, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Il ne peut y avoir d’“histoire” sans chute…

« Il ne peut y avoir d’“histoire” sans chute – toutes les histoires traitent en définitive de la chute. »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°131, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Je m’étais assigné une tâche…

« Je m’étais assigné une tâche, dont j’ai pleinement admis l’arrogance et qui m’a fait frémir – pour être précis : rendre aux Anglais une tradition épique et leur présenter une mythologie qui leur soit propre –, et c’est une chose merveilleuse que l’on me dise que j’y suis parvenu, au moins auprès de ceux qui n’ont pas encore le cœur et l’esprit enténébrés. »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°180, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Puis, les Cavaliers de la Maison du Roi défilèrent autour du tombeau…

« « Puis, les Cavaliers de la Maison du Roi défilèrent autour du tombeau montés sur des chevaux blancs, chantant en chœur un chant sur Théoden fils de Thengel, composé par son ménestrel Gléowine, qui n’en fit plus d’autre par la suite. Les accents lents des Cavaliers, émurent même les cœurs de ceux qui ne connaissaient… »

John Ronald Reuel Tolkien Le Seigneur des Anneaux (The Lord of the Rings), 1954–1955

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