Aller au contenu
Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO

Citations sur la littérature

J’ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle…

John Ronald Reuel Tolkien, Lettres, 2005

« J’ai construit, je le crois, une époque imaginaire, mais quant au lieu j’ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle. Je préfère cela à la mode moderne qui consiste à rechercher des planètes lointaines dans « l’espace ». Quoique curieuses, elles nous sont étrangères, et l’on ne peut les aimer avec l’amour de ceux dont nous partageons le sang. La Terre du Milieu n’est pas (à propos et si une telle note est nécessaire) de ma propre invention. C’est une modernisation, ou une altération d’un terme ancien désignant le monde habité par les Hommes, oikoumenē : milieu parce qu’elle est vaguement figurée comme placée entre les Mers encerclantes et (dans l’imagination du Nord) entre la glace au Nord et le feu au Sud. Vieil anglais middan-geard, moyen anglais midden-erd, middle-erd. De nombreux critiques semblent croire que la Terre du Milieu est une autre planète ! »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°211, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Partager sur X

J’ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle...

Référence de la citation

Ouvrage
Lettres
Édition citée
(1981), n°211, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Source contrôlée. Citation vérifiée sur l’édition citée et relue avant publication.Signaler une erreur

Du même auteur

Autres citations de John Ronald Reuel Tolkien

Cette profonde réceptivité aux légendes…

« Pour en venir, si je le puis, à la “touche personnelle” et à la question de mon point de départ. C’est un peu comme de demander quand le langage est apparu chez l’Homme. C’était une évolution inévitable, quoique liée aux circonstances, de celui qui naît. Je les ai toujours eus : cette sensibilité aux structures… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°163, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Il n’y a nulle part où aller…

« Mais ce qu’il y a de particulièrement horrible dans le monde actuel, c’est que toute cette satanée histoire se passe dans un mouchoir de poche. Il n’y a nulle part où aller. […] Il y a seulement un point positif : l’habitude grandissante qu’ont les hommes mécontents à dynamiter les usines et les centrales électriques… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°52, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

La Lothlórien est belle parce que les arbres y sont aimés…

« Je prends dans toutes mes œuvres le parti des arbres contre tous leurs ennemis. La Lothlórien est belle parce que les arbres y sont aimés ; ailleurs, les forêts apparaissent en train de s’éveiller à leur propre conscience. La Vieille Forêt était hostile aux créatures à deux jambes en raison du souvenir de nombreuses… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°339, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Soutenir CITATIO

Un travail long et exigeant, que vous pouvez nous aider à poursuivre

Nous menons un travail long et exigeant afin d’assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût, que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Faire un don