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Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO
Couverture du livre Lettres

Citations tirées du livre Lettres

John Ronald Reuel Tolkien

Présentation de l'éditeur

J.R.R. Tolkien, créateur de la Terre du Milieu et de l’univers du Seigneur des Anneaux, de Bilbo le Hobbit et du Silmarillion, fut l’auteur de l’une des correspondances les plus prolifiques du XXe siècle. Pendant soixante ans, il écrivit à ses éditeurs, à sa femme et à ses enfants, à ses amis (C.S. Lewis, W.H. Auden, pour les plus célèbres) ainsi qu’aux admirateurs de ses livres.

Ces Lettres constituent un portrait fascinant et plein de nuances de l’homme sous toutes ses facettes – comme conteur, père, universitaire à Oxford, croyant et observateur du monde moderne – et relatent la genèse de ses œuvres magistrales. Ce volume éclaire de manière irremplaçable le génie créateur de J.R.R. Tolkien et l’extraordinaire architecture, pensée et prévue dans ses moindres détails, du monde du Seigneur des Anneaux.

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• Voir Lettres sur bourgoisediteur.fr

Dans ce livre

Les 13 citations tirées de ce livre

Cette profonde réceptivité aux légendes…

« Pour en venir, si je le puis, à la “touche personnelle” et à la question de mon point de départ. C’est un peu comme de demander quand le langage est apparu chez l’Homme. C’était une évolution inévitable, quoique liée aux circonstances, de celui qui naît. Je les ai toujours eus : cette sensibilité aux structures… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°163, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Il n’y a nulle part où aller…

« Mais ce qu’il y a de particulièrement horrible dans le monde actuel, c’est que toute cette satanée histoire se passe dans un mouchoir de poche. Il n’y a nulle part où aller. […] Il y a seulement un point positif : l’habitude grandissante qu’ont les hommes mécontents à dynamiter les usines et les centrales électriques… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°52, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

La Lothlórien est belle parce que les arbres y sont aimés…

« Je prends dans toutes mes œuvres le parti des arbres contre tous leurs ennemis. La Lothlórien est belle parce que les arbres y sont aimés ; ailleurs, les forêts apparaissent en train de s’éveiller à leur propre conscience. La Vieille Forêt était hostile aux créatures à deux jambes en raison du souvenir de nombreuses… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°339, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Je suis tout particulièrement ému par l’ennoblissement des humbles…

« Bien sûr, il y a des choses et des thèmes qui m’émeuvent tout particulièrement. Les relations mutuelles entre le “noble” et le “simple” (ou le commun, le vulgaire), par exemple. Je suis tout particulièrement ému par l’ennoblissement des humbles. J’aime (manifestement) beaucoup les plantes, et par-dessus tous les… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°165, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Il n’avait aucune histoire propre…

« Par ailleurs, et j’espère ici ne pas paraître absurde, j’ai très tôt été attristé par la pauvreté de mon propre pays bien aimé : il n’avait aucune histoire propre (étroitement liée à sa langue et à son sol), en tout cas pas de la nature que je recherchais et trouvais (comme ingrédient) dans les légendes d’autres contrées. Il y avait les grecques, les celtes, et les romanes, les germaniques, les scandinaves et les finnoises (qui m’ont fortement marqué), mais rien d’anglais… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°131, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Les philosophes grecs n’approuvaient pas la démocratie…

« L’autre jour à la Chambre, M. Eden a exprimé sa douleur face aux événements en Grèce, “la patrie de la démocratie”. Est-il ignorant ou de mauvaise foi ? δημοχρατία n’était pas, en grec, un terme positif, mais presque l’équivalent de “loi de rue” ; et il a omis de signaler que les philosophes grecs (et la Grèce est… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°94, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

J’ai un amour particulier pour la langue latine…

« Auden a affirmé que pour moi, “le nord est une direction sacrée”. Cela n’est pas vrai. Le nord-ouest de l’Europe, où je vis (tout comme la plupart de mes ancêtres), a mon affection, comme le mérite le foyer de tout homme. J’aime son atmosphère et en sais plus sur son histoire et ses langues que sur celles d’autres… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°294, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

On relâche la surveillance du Mordor…

« Au sud, le Gondor connaît l’apogée de son pouvoir, presque à l’image de Númenor, puis se fane lentement en un Moyen Âge décadent, sorte de Byzance fière, vénérable, mais progressivement impuissante. On relâche la surveillance du Mordor. La pression des Orientaux et des Suderons s’accroît. »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°131, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Je ne pense pas que même le Pouvoir…

« Je ne pense pas que même le Pouvoir ou la Domination soit le véritable centre de mon histoire. Cela fournit le thème de la Guerre, d’une chose suffisamment sombre et menaçante pour paraître d’une importance extrême, à cette époque ; mais il s’agit avant tout d’un “cadre” permettant aux personnages de se révéler. Le… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n° 186, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l’Anarchie…

« Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l’Anarchie (au sens philosophique, désignant l’abolition du contrôle, non pas des hommes moustachus avec des bombes) – ou vers la Monarchie “non constitutionnelle”. J’arrêterais quiconque utilise le mot État (dans un sens autre que le domaine inanimé qui recouvre l’Angleterre et ses habitants, chose qui n’a ni pouvoir, ni droits, ni esprit) ; et après lui avoir laissé une chance de se rétracter, l’exécuterais s’il s’obstinait ! »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n° 52, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Si un ragnarök brûlait tous les taudis…

« Ce n’est pas le non-humain (par ex. la météo) ni l’humain (même dans son pire aspect), mais le fait par l’humain qui est au final désespérant et insupportable. Si un ragnarök brûlait tous les taudis et les usines à gaz, et les garages miteux, et les banlieues éclairées à la lampe à arc, il pourrait brûler pour moi toutes les œuvres d’art – et je retournerais aux arbres ».

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°83, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Il ne peut y avoir d’“histoire” sans chute…

« Il ne peut y avoir d’“histoire” sans chute – toutes les histoires traitent en définitive de la chute. »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°131, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Je m’étais assigné une tâche…

« Je m’étais assigné une tâche, dont j’ai pleinement admis l’arrogance et qui m’a fait frémir – pour être précis : rendre aux Anglais une tradition épique et leur présenter une mythologie qui leur soit propre –, et c’est une chose merveilleuse que l’on me dise que j’y suis parvenu, au moins auprès de ceux qui n’ont pas encore le cœur et l’esprit enténébrés. »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°180, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Du même auteur

Autres citations de John Ronald Reuel Tolkien

J’ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle…

« J’ai construit, je le crois, une époque imaginaire, mais quant au lieu j’ai gardé les pieds sur ma propre Terre maternelle. Je préfère cela à la mode moderne qui consiste à rechercher des planètes lointaines dans « l’espace ». Quoique curieuses, elles nous sont étrangères, et l’on ne peut les aimer avec l’amour de… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°211, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Le sans-couronne redeviendra roi…

« Tout ce qui est or ne brille pas,
Ne sont pas perdus tous ceux qui vagabondent ;
Ce qui est vieux mais fort ne se flétrit pas,
Le gel n’atteint pas les racines profondes.
Des cendres, un feu sera attisé,
Une lueur des ombres surgira ;
Reforgée sera l’épée qui fut brisée :
Le sans-couronne redeviendra roi. »

John Ronald Reuel Tolkien La Fraternité de l’Anneau (1954), trad. Daniel Lauzon, Christian Bourgois éditeur, 2014, Livre I, chap. 10.

Toutes les citations de John Ronald Reuel Tolkien (16)

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