On relâche la surveillance du Mordor…

« Au sud, le Gon­dor connaît l’apogée de son pou­voir, presque à l’image de Núme­nor, puis se fane len­te­ment en un Moyen Âge déca­dent, sorte de Byzance fière, véné­rable, mais pro­gres­si­ve­ment impuis­sante. On relâche la sur­veillance du Mor­dor. La pres­sion des Orien­taux et des Sude­rons s’accroît. »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n°131, édi­té par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Je ne pense pas que même le Pouvoir…

« Je ne pense pas que même le Pou­voir ou la Domi­na­tion soit le véri­table centre de mon his­toire. Cela four­nit le thème de la Guerre, d’une chose suf­fi­sam­ment sombre et mena­çante pour paraître d’une impor­tance extrême, à cette époque ; mais il s’agit avant tout d’un cadre” per­met­tant aux per­son­nages de se révé­ler. Le véri­table thème, pour moi, est lié à quelque chose de beau­coup plus intem­po­rel et dif­fi­cile : la Mort et l’Immor­ta­li­té : le mys­tère de l’amour du monde dans le cœur d’un peuple condam­né” à le quit­ter et à le perdre (appa­rem­ment). »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 186, édi­té par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Celui qui gravit les plus hautes montagnes…

« Celui qui gra­vit les plus hautes mon­tagnes, celui-là se rit de toutes les tra­gé­dies, qu’elles soient réelles ou non. »

Frie­drich Nietzsche
Ain­si par­lait Zara­thous­tra – Un livre pour tous et pour per­sonne (Also sprach Zara­thus­tra – Ein Buch für Alle und Kei­nen), 1883 – 1885, trad. Gene­viève Bian­quis, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2006

Affronter une mort certaine…

« Qu’il nous soit don­né (…) d’affronter les périls afin de chas­ser toutes divi­ni­tés mau­vaises et tous esprits pervers.
Qu’il nous soit don­né, for­geant entre nous ami­tié pro­fonde, de nous entrai­der comme des cama­rades, en affron­tant les périls aux­quels est expo­sée la patrie.
Qu’il nous soit son­né, sans cher­cher le pou­voir, sans sou­ci de récom­pense per­son­nelle, d’affronter une mort cer­taine pour deve­nir les pre­mières pierres de la Restauration. »

Yukio Mishi­ma
Che­vaux échap­pés, 1969, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard 1980, coll. Quar­to, 2004

Toute existence est tragique…

« Toute exis­tence est tra­gique, toute affir­ma­tion est tra­gique, toute l’histoire est tra­gique. Ce qui se passe n’a pas d’autre sens que celui que nous lui don­nons. Contre­par­tie : tout reten­tit sur tout. Nos gestes les plus infimes ont une consé­quence dans les par­ties les plus recu­lées de l’univers. »

Alain de Benoist
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (post­face), La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

Nous vivons l’époque des évidences oubliées…

« Nous vivons l’époque des évi­dences oubliées. Répé­tons-nous donc. La nature, c’est tout ce qui, dans l’univers, n’est pas fait de main d’homme. Tout ce que homo faber, dans son obses­sion du contrôle total, ne contrôle, jus­te­ment, pas.
La nature autour et en face de nous est la limite de notre pou­voir sur la matière, sur le monde et sur notre propre des­tin. »

Slo­bo­dan Despot
« Sor­tir de la tour sans porte », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

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