C’est à l’instinct de domination que le grand ensemble doit son existence…

« C’est com­mettre une erreur grosse de consé­quences, de pos­tu­ler comme tant d’auteurs que la grande for­ma­tion poli­tique, l’État, résulte natu­rel­le­ment de la socia­bi­li­té humaine. Cela paraît aller de soi, car tel en effet est sans doute le prin­cipe de la socié­té, fait de nature. Mais cette socié­té natu­relle est petite. Et l’on ne peut pas­ser de la petite socié­té à la grande par le même pro­ces­sus. Il faut ici un fac­teur de coa­gu­la­tion, qui dans la très grande majo­ri­té des cas n’est pas l’instinct d’association, mais l’instinct de domi­na­tion. C’est à l’instinct de domi­na­tion que le grand ensemble doit son exis­tence. »

Ber­trand de Jou­ve­nel
Du pou­voir, 1945, édi­tions Hachette, coll. Plu­riel, 1972

La Fille aînée de l’Église n’est pas seule…

« Heu­reu­se­ment, la Fille aînée de l’Église n’est pas seule. La Pro­vi­dence s’est mani­fes­tée avec une force inha­bi­tuelle au cours de l’histoire de notre nation, depuis le bap­tême et le cou­ron­ne­ment de Clo­vis, la sain­te­té de Louis IX, l’onction du sacre, l’ardente volon­té de Louis XIII de consa­crer la France à Notre-Dame de l’As­somp­tion. Avec Jeanne d’Arc, le des­tin éli­ra une per­sonne humble, pour que la France puisse tenir ses pro­messes de fidé­li­té. Une pay­sanne, sans expé­rience mili­taire ou poli­tique, pour réa­li­ser un double exploit inex­pli­cable : chas­ser les enne­mis du royaume en redon­nant à tous les Fran­çais la digni­té per­due et la foi. »

Louis Alphonse de Bour­bon
Mes­sage de Mon­sei­gneur le Duc d’An­jou pour la Fête natio­nale de Jeanne d’Arc, legitimite.fr, 10 mai 2020

Prendre les armes au besoin contre un régime pourtant légal…

« Si l’héroïsme consiste, comme on nous l’enseigne à lon­gueur de célé­bra­tions, de com­mé­mo­ra­tions, de repen­tances et d’émissions de pro­pa­gande, à prendre les armes au besoin contre un régime pour­tant légal, alors n’écartons plus, a prio­ri, la pos­si­bi­li­té pour nous Fran­çais de souche d’être chez nous, pour la sau­ve­garde des nôtres, des héros. »

Serge de Beketch
« Unis comme au Front », Le Libre Jour­nal de la France Cour­toise n° 409, 2 juin 2007

L’héroïsme peut se pratiquer dans toutes les circonstances…

« L’héroïsme peut se pra­ti­quer dans toutes les cir­cons­tances d’une exis­tence humaine, mais la voca­tion mili­taire y conduit tout par­ti­cu­liè­re­ment. L’exemple de grands résis­tants au tota­li­ta­risme montre que l’armée est pro­tec­trice de nos liber­tés et de la nation, ce qui est sou­vent oublié dans notre Occi­dent déca­dent qui accuse l’armée d’esprit fas­ci­sant”. »

Ivan Blot
Héroïsme et armée, troi­sième opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 17 novembre 2015

Les signes s’accumulaient…

« Les signes s’ac­cu­mu­laient, sans que nous en per­ce­vions, tout au nord du pays, loin de la capi­tale et de ses clo­chers dorés, les exactes consé­quences.
Nous com­pre­nions vague­ment com­ment, sans savoir réel­le­ment pour­quoi. Tout allait vite, avec des modi­fi­ca­tions tan­gibles dans notre vie de tous les jours, mais rien n’é­tait net. Tout chan­geait dans le flou, comme si une sorte de gui­mauve enva­his­sante, pois­seuse et tenace, trans­fu­sée dans les artères vivantes du pays, gelait le cœur et les âmes, et aus­si les rouages de l’E­tat, les acti­vi­tés de la nation, pétri­fiant jus­qu’au corps pro­fond de la popu­la­tion. Dans quel but ? »

Jean Ras­pail
Sep­ten­trion, édi­tions Robert Laf­font, 1979, réed. 2007

C’est un vieux pays que le nôtre. Solide de ses années…

« C’est un vieux pays que le nôtre. Solide de ses années comme les chênes de leurs cernes. Notre-Dame a huit cent cin­quante ans, la France en a mille et ses racines sont pro­fondes ! Si pro­fondes qu’elles viennent cares­ser les grottes où les hommes du néo­li­thique pei­gnaient des mys­tères flam­boyants. »

Erik L’Homme
Le regard des princes à minuit, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Scrip­to, 2014

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