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Citations sur le sexe

Citations sur le sexe : découvrez 6 citations de Jean Raspail, Michel Houellebecq, Ernst Jünger, Julius Evola

L’ordre devenait donc une forme de fascisme…

« Jour après jour, mois après mois, au fil de ses doutes, l’ordre deve­nait donc une forme de fas­cisme, l’enseignement une contrainte, le tra­vail une alié­na­tion, la révo­lu­tion un sport gra­tuit, le loi­sir un pri­vi­lège de classe, la mari­jua­na un vul­gaire tabac, la famille un étouf­foir, la consom­ma­tion une oppres­sion, la réus­site une mala­die hon­teuse, le sexe un loi­sir sans consé­quence, la jeu­nesse un tri­bu­nal per­ma­nent, la matu­ri­té une forme nou­velle de séni­li­té, la dis­ci­pline une atteinte à la per­son­na­li­té humaine, la reli­gion chré­tienne… et l’Occident… et la peau blanche… »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte…

« Le libé­ra­lisme éco­no­mique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son exten­sion à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la socié­té. De même, le libé­ra­lisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son exten­sion à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la socié­té. »

Michel Houel­le­becq
Exten­sion du domaine de la lutte, Édi­tions Mau­rice Nadeau, 1994

Tout comme le libéralisme économique sans frein…

« Tout comme le libé­ra­lisme éco­no­mique sans frein, et pour des rai­sons ana­logues, le libé­ra­lisme sexuel pro­duit des phé­no­mènes de pau­pé­ri­sa­tion abso­lue. Cer­tains font l’a­mour tous les jours ; d’autres cinq ou six fois dans leur vie, ou jamais. Cer­tains font l’a­mour avec des dizaines de femmes ; d’autres avec aucune. C’est ce qu’on appelle la loi du mar­ché”. »

Michel Houel­le­becq
Exten­sion du domaine de la lutte, Édi­tions Mau­rice Nadeau, 1994

Du point de vue amoureux Véronique appartenait…

« Du point de vue amou­reux Véro­nique appar­te­nait, comme nous tous, à une géné­ra­tion sacri­fiée. Elle avait cer­tai­ne­ment été capable d’amour ; elle aurait sou­hai­té en être encore capable, je lui rends ce témoi­gnage ; mais cela n’é­tait plus pos­sible. Phé­no­mène rare, arti­fi­ciel et tar­dif, l’a­mour ne peut s’é­pa­nouir que dans des condi­tions men­tales spé­ciales, rare­ment réunies, en tous points oppo­sées à la liber­té de mœurs qui carac­té­rise l’é­poque moderne. Véro­nique avait connu trop de dis­co­thèques et d’a­mants ; un tel mode de vie appau­vrit l’être humain, lui infli­geant des dom­mages par­fois graves et tou­jours irré­ver­sibles. L’a­mour comme inno­cence et comme capa­ci­té d’illu­sion, comme apti­tude à résu­mer l’en­semble de l’autre sexe à un seul être aimé, résiste rare­ment à une année de vaga­bon­dage sexuel, jamais à deux. En réa­li­té, les expé­riences sexuelles suc­ces­sives accu­mu­lées au cours de l’a­do­les­cence minent et détruisent rapi­de­ment toute pos­si­bi­li­té de pro­jec­tion d’ordre sen­ti­men­tal et roma­nesque ; pro­gres­si­ve­ment, et en fait assez vite, on devient aus­si capable d’a­mour qu’un vieux tor­chon. Et on mène ensuite, évi­dem­ment, une vie de tor­chon ; en vieillis­sant on devient moins sédui­sant, et de ce fait amer. On jalouse les jeunes, et de ce fait on les hait. Cette haine, condam­née à res­ter inavouable, s’en­ve­nime et devient de plus en plus ardente ; puis elle s’a­mor­tit. »

Michel Houel­le­becq
Exten­sion du domaine de la lutte, Édi­tions Mau­rice Nadeau, 1994

De telles femmes lui servaient en outre d’appeaux…

« De telles femmes lui ser­vaient en outre d’appeaux d’une espèce par­ti­cu­liè­re­ment raf­fi­née, par­tout dans le monde où il se trou­vait mêlé à quelque intrigue. Qui s’approchait de ces fleurs trom­peuses, sur­gies des maré­cages, tom­bait sous le charme auquel se sou­met l’abjection ; et durant nos séjours chez les Mau­ré­ta­niens nous avions vu déjà suc­com­ber ain­si plus d’un être qu’attendait un grand des­tin, car à de tels arti­fices c’est le plus noble qui se laisse prendre. »

Ernst Jün­ger
Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen) 1939, trad. Hen­ri Tho­mas, édi­tions Gal­li­mard 1942, coll. L’I­ma­gi­naire, 2017

Là où le sexe est mis en relief…

« Là où le sexe est mis en relief, il est natu­rel que la femme, sa dis­pen­sa­trice et son objet, prenne le pas, et c’est ce que l’on constate, à bien des égards, aujourd’­hui : à cette sorte de « démo­nie », d’intoxication sexuelle chro­nique qui est le propre de l’époque actuelle et se mani­feste de mille façons dans la vie publique et dans les mœurs, répond une gyno­cra­tie vir­tuelle, une ten­dance, sexuel­le­ment orien­tée, à la pré­émi­nence de la femme, pré­émi­nence qui, à son tour, est en rela­tion directe avec l’involution maté­ria­liste et uti­li­taire du sexe mas­cu­lin ; il en résulte que le phé­no­mène est sur­tout mani­feste dans les pays où, comme aux États-Unis, cette invo­lu­tion est par­ti­cu­liè­re­ment pous­sée, grâce au « pro­grès ». »

Julius Evo­la
Che­vau­cher le tigre (Caval­care la tigre), 1961

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