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Du point de vue amoureux Véronique appartenait…

« Du point de vue amou­reux Véro­nique appar­te­nait, comme nous tous, à une géné­ra­tion sacri­fiée. Elle avait cer­tai­ne­ment été capable d’amour ; elle aurait sou­hai­té en être encore capable, je lui rends ce témoi­gnage ; mais cela n’é­tait plus pos­sible. Phé­no­mène rare, arti­fi­ciel et tar­dif, l’a­mour ne peut s’é­pa­nouir que dans des condi­tions men­tales spé­ciales, rare­ment réunies, en tous points oppo­sées à la liber­té de mœurs qui carac­té­rise l’é­poque moderne. Véro­nique avait connu trop de dis­co­thèques et d’a­mants ; un tel mode de vie appau­vrit l’être humain, lui infli­geant des dom­mages par­fois graves et tou­jours irré­ver­sibles. L’a­mour comme inno­cence et comme capa­ci­té d’illu­sion, comme apti­tude à résu­mer l’en­semble de l’autre sexe à un seul être aimé, résiste rare­ment à une année de vaga­bon­dage sexuel, jamais à deux. En réa­li­té, les expé­riences sexuelles suc­ces­sives accu­mu­lées au cours de l’a­do­les­cence minent et détruisent rapi­de­ment toute pos­si­bi­li­té de pro­jec­tion d’ordre sen­ti­men­tal et roma­nesque ; pro­gres­si­ve­ment, et en fait assez vite, on devient aus­si capable d’a­mour qu’un vieux tor­chon. Et on mène ensuite, évi­dem­ment, une vie de tor­chon ; en vieillis­sant on devient moins sédui­sant, et de ce fait amer. On jalouse les jeunes, et de ce fait on les hait. Cette haine, condam­née à res­ter inavouable, s’en­ve­nime et devient de plus en plus ardente ; puis elle s’amortit. »

Michel Houel­le­becq
Exten­sion du domaine de la lutte, Édi­tions Mau­rice Nadeau, 1994

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Jardinier du paysage…

« Jar­di­nier du pay­sage” a‑t-on dit du pay­san. Le pay­san médié­val, sur ses par­celles infimes, a été un orfèvre. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

La France, don du ciel pour une part…

« La France, don du ciel pour une part, mais aus­si tra­vail de géné­ra­tions de pay­sans qui l’ont amou­reu­se­ment faite”, poli­cée, jardinée. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Le paysannat est l’origine nécessaire…

« Le pay­san­nat est l’origine néces­saire, l’assise irrem­pla­çable de toute socié­té. Et voi­là notre socié­té indus­trielle qui mesure son expan­sion à la rare­té de ses pay­sans, autre­ment dit à sa pro­gres­sion vers la mort. »

Ray­mond Delatouche
La chré­tien­té médié­vale, un modèle de déve­lop­pe­ment, édi­tions Téqui, 1989

Si les Européens finissaient par oublier ce qu’ils sont…

« Si les Euro­péens finis­saient par oublier ce qu’ils sont ou par deve­nir mino­ri­taires sur leur propre sol, il serait illu­soire de croire qu’ils pour­raient conti­nuer à y impo­ser leurs modes de vie, leurs repré­sen­ta­tions, leurs pro­blé­ma­tiques, leur être au monde. C’est ce que savent bien ceux qui veulent à la fois « abo­lir la race blanche » et « détruire l’Occident » au nom du com­bat contre le pri­vi­lège blanc. C’est leur but, conscient ou non, assu­mé ou pas. Ce qui est atta­qué, c’est bel et bien tout ce qui fonde l’être de l’Européen, sa culture et, au-delà, les fon­de­ments anthro­po­lo­giques de la pos­si­bi­li­té même d’une culture qui lui est propre. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

La soumission ne paie jamais…

« Les pro­gres­sistes blancs battent leur coulpe pour faire leur auto­cri­tique et res­ter du côté des gen­tils, des « alliés » aux mino­ri­tés, plu­tôt que de sem­bler être dans le camp des racistes. Cette ser­vi­li­té ne leur sera d’aucune aide ; la sou­mis­sion ne paie jamais et il leur sera deman­dé tou­jours plus de contri­tion. »

Georges Guis­card
Le pri­vi­lège blanc. Qui veut faire la peau aux Euro­péens ?
, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2021

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