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Citations sur la discipline

Citations sur la discipline : découvrez 5 citations de Jean Raspail, Pierre Drieu la Rochelle, Alain de Benoist, Jean Mabire, Sylvain Tesson

L’ordre devenait donc une forme de fascisme…

« Jour après jour, mois après mois, au fil de ses doutes, l’ordre deve­nait donc une forme de fas­cisme, l’enseignement une contrainte, le tra­vail une alié­na­tion, la révo­lu­tion un sport gra­tuit, le loi­sir un pri­vi­lège de classe, la mari­jua­na un vul­gaire tabac, la famille un étouf­foir, la consom­ma­tion une oppres­sion, la réus­site une mala­die hon­teuse, le sexe un loi­sir sans consé­quence, la jeu­nesse un tri­bu­nal per­ma­nent, la matu­ri­té une forme nou­velle de séni­li­té, la dis­ci­pline une atteinte à la per­son­na­li­té humaine, la reli­gion chré­tienne… et l’Occident… et la peau blanche… »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

Le militantisme est une école…

« Le mili­tan­tisme est une école, et l’une des meilleures qui puissent être. C’est une école de dis­ci­pline et de tenue, d’exaltation et d’enthousiasme, une école de don de soi. C’est aus­si un creu­set d’ami­tié comme il y en a peu : avoir mili­té ensemble crée des liens qui per­durent dans le temps et, par­fois, triomphent de tout. […] Cela dit, c’est aus­si une école dont il faut savoir sor­tir […]. Le mili­tan­tisme a aus­si ses limites. Il a ses aspects néga­tifs. Le mili­tant n’est pas seule­ment quelqu’un qui se donne à fond, ce qui est une bonne chose. C’est aus­si un par­ti­san dans le mau­vais sens du terme. Il répète un caté­chisme, il se réfère à un nous” col­lec­tif qui le dis­pense de toute pen­sée per­son­nelle. Le bon mili­tant” est un true beli­vier, qui pré­fère les réponses aux ques­tions parce qu’il a besoin de cer­ti­tudes. »

Alain de Benoist
Mémoire vive, entre­tiens avec Fran­çois Bous­quet, édi­tions de Fal­lois, 2012

La retraite est révolte. Gagner sa cabane…

« La retraite est révolte. Gagner sa cabane, c’est dis­pa­raître des écrans de contrôle. L’ermite s’efface. Il n’envoie plus de traces numé­riques, plus de signaux télé­pho­niques, plus d’impulsions ban­caires. Il se défait de toute iden­ti­té. Il pra­tique un hacking à l’envers, sort du grand jeu. Nul besoin d’ailleurs de gagner la forêt. L’ascétisme révo­lu­tion­naire se pra­tique en milieu urbain. La socié­té de consom­ma­tion offre le choix de s’y confor­mer. Il suf­fit d’un peu de dis­ci­pline. Dans l’abondance, libre aux uns de vivre en pous­sah mais libre aux autres de jouer les moines et de vivre amai­gris dans le mur­mure des livres. Ceux-ci recourent alors aux forêts inté­rieures sans quit­ter leur appar­te­ment. »

Syl­vain Tes­son
Dans les forêts de Sibé­rie, édi­tions Gal­li­mard, 2011

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