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Citations sur les contes

Citations sur les contes : découvrez 6 citations de Anne-Laure Blanc, Armand Berger, Jean Raspail, Gilbert K. Chesterton, Dominique Venner, Pierre-Jakez Hélias

Si le conte débute par la formule consacrée…

« Si le conte débute par la for­mule consa­crée il était une fois”, ce qui le place dans une tem­po­ra­li­té ima­gi­naire, il se garde bien de dire il était n’importe où” : com­ment se fait-il que nous recon­nais­sions d’emblée les pay­sages des contes comme étant nôtres ? Les héros se perdent en forêt ou sur la lande, tra­versent des fleuves et côtoient des étangs pois­son­neux, quittent leur pauvre chau­mière et par­viennent, par­fois, dans de somp­tueux palais. Autant de lieux qui, sans être jamais nom­més, nous sont fami­liers : Bro­cé­liande, la Sologne, les rives du Rhin, Chambord… »

Anne-Laure Blanc
Le conte, loin­taine mémoire et per­ma­nence vivante, 3e col­loque annuel de l’Institut Iliade, 18 mars 2017

Le conte apporte quatre valeurs…

« Le conte apporte quatre valeurs essen­tielles : celle de quit­ter le réel pour un monde autre mais cré­dible, celle de tendre à l’émer­veille­ment, celle de s’évader tout entier, et celle de pro­cu­rer la joie, de l’enthou­siasme au sens éty­mo­lo­gique du terme, un trans­port, au vu d’une fin joyeuse, une euca­tas­trophe comme le dit Tol­kien. Ain­si, le conte de fées n’est pas l’apanage de la jeu­nesse, l’adulte pou­vant lui aus­si être tou­ché par l’effet pro­cu­ré à la lec­ture du conte. »

Armand Ber­ger
Tol­kien, l’Europe et la tra­di­tion. La civi­li­sa­tion à l’aune de l’imaginaire, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Longue Mémoire, 2022

Aussi vais-je écouter Kandall…

« Aus­si vais-je écou­ter Kan­dall lorsque le soir il réunit les enfants dans son wagon et leur raconte des his­toires. Invente-t-il ? A‑t-il vécu tout cela ? Les peu­plades qu’il res­sus­cite pour les regar­der mou­rir ont-elles jamais exis­té ? Qu’im­porte. Les enfants l’é­coutent avec des yeux immenses car Kan­dall sait trans­for­mer la mort en un com­men­ce­ment et ses récits vont bien au-delà de la tris­tesse. J’i­ma­gine qu’il nous racon­te­ra un jour, peut-être demain, com­ment est mort le peuple du train qui vou­lait mou­rir seul…»

Jean Ras­pail
Sep­ten­trion, édi­tions Robert Laf­font, 1979, réed. 2007

Le conte de fées…

« Le conte de fées envi­sage ce qu’un homme saint d’es­prit ferait dans un monde de fous. Le roman réa­liste et pru­dent d’au­jourd’­hui envi­sage ce qu’un homme essen­tiel­le­ment fou ferait dans un monde insignifiant. »

Gil­bert Keith Chesterton
Ortho­doxie, 1908, trad. Lucien d’A­zay, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Cli­mats, 2010

La tradition est un choix, un murmure…

« La tra­di­tion est un choix, un mur­mure des temps anciens et du futur. Elle me dit qui je suis.
Elle me dit que je suis de quelque part.
Je suis du pays de l’arbre et de la forêt, du chêne et du san­glier, de la vigne et des toits pen­tus, des chan­sons de geste et des contes de fées, du sol­stice d’hiver et de la Saint-Jean d’été, des enfants blonds et des regards clairs, de l’action opi­niâtre et des rêves fous, des conquêtes et de la sagesse. Je suis du pays où l’on fait ce que l’on doit parce qu’on se doit d’abord à soi-même.
Voi­là pour­quoi je suis un cœur rebelle. Rebelle par fidélité. »

Domi­nique Venner
Le cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédi­tion Pierre-Guillaume de Roux, 2014

Il y a des conteurs qui ont cessé de conter…

« Il y a des conteurs qui ont ces­sé de conter, à un moment don­né […], dès l’instant qu’ils ne trou­vaient plus per­sonne devant eux sus­cep­tible de les croire. […] Le conteur, ce n’est pas celui qui raconte (des racon­teurs d’histoire, il y en a par­tout), mais celui qui détient les contes d’une cer­taine popu­la­tion et essaie de trans­mettre ces contes-là, de façon à obte­nir l’accord de ceux qui l’écoutent, de faire en sorte que ceux qui l’écoutent se rendent compte qu’il dit exac­te­ment ce qu’ils sont, et ce qu’ils sont, bien sûr, dans le tré­fonds d’eux-mêmes, dans l’arrière-plan de leur incons­cient ou de leur subconscient. »

Pierre-Jakez Hélias
La sagesse de la terre (avec Jean Mar­kale), Petite Biblio­thèque Payot, 1978

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