Le livre
Le Camp des saints

Le Camp des saints

Auteur : Jean Ras­pail
Édi­teur : édi­tions Robert Laf­font (1973, rééd. 3 février 2011)

Le mot de l’au­teur : Dans la nuit, au midi de notre pays, cent navires se sont échoués, char­gés d’un mil­lion d’im­mi­grants. Ils viennent cher­cher l’es­pé­rance. Ils ins­pirent la pitié. Ils sont faibles… Ils ont la puis­sance du nombre. Ils sont l’Autre, c’est-à-dire mul­ti­tude, l’a­vant-garde de la mul­ti­tude. À tous les niveaux de la conscience uni­ver­selle, on se pose alors la ques­tion : que faire ? Il est trop tard.
Paru pour la pre­mière fois en 1973, Le Camp des saints, qui est un roman, relève en 2011 de la réa­li­té. Nous sommes, tous, les acteurs du Camp des saints. C’est notre des­tin que ce livre raconte, notre incons­cience et notre acquies­ce­ment à ce qui va nous dis­soudre.
C’est pour­quoi, en guise de pré­face à cette nou­velle édi­tion, dans un texte inti­tu­lé Big Other, j’ai vou­lu, une der­nière fois, mettre un cer­tain nombre de points sur les i. J. R.

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Découvrez 18 citations extraites du livre

Un morceau de choix de bons sentiments...

« Un mor­ceau de choix de bons sen­ti­ments. Une pièce mon­tée d’altruisme. Un chef‑d’œuvre de pâtis­se­rie huma­ni­taire, four­ré d’antiracisme à la crème, nap­pé d’égalitarisme sucré, lar­dé de remords à la vanille, avec cette ins­crip­tion gra­cieuse fes­ton­née en guir­landes de cara­mel : mea culpa ! »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

Exactement aptes à émouvoir les âmes sensibles...

« Un héli­co­ptère de l’Associated Press la sur­vo­la à vingt reprises à dif­fé­rentes alti­tudes, héris­sé de télé­ob­jec­tifs et de grands angu­laires. Par­mi les pho­tos qui furent publiées dans la presse du monde entier, cer­taines étaient pro­pre­ment bou­le­ver­santes, exac­te­ment aptes à émou­voir les âmes sen­sibles sans trop les effrayer. »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

On a bien trop endormi la population...

« On a bien trop endor­mi la popu­la­tion pour qu’elle pos­sède encore la force d’imaginer d’autres formes de guerre que celles que l’on com­mé­more bête­ment chaque année. La guerre ? Le Fran­çais peut bien lire ce mot noir sur blanc et sur huit colonnes sans que cela lui fasse ni chaud ni froid, à moins d’avoir vu l’ennemi, enten­du le canon ou tou­ché sa carte d’alimentation ! Tout ce que nous obtien­drions, c’est un rush des bonnes femmes sur le sucre, l’huile et le café, et un rush des mor­veux dans les rues du Quar­tier Latin. »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

L’ordre devenait donc une forme de fascisme...

« Jour après jour, mois après mois, au fil de ses doutes, l’ordre deve­nait donc une forme de fas­cisme, l’enseignement une contrainte, le tra­vail une alié­na­tion, la révo­lu­tion un sport gra­tuit, le loi­sir un pri­vi­lège de classe, la mari­jua­na un vul­gaire tabac, la famille un étouf­foir, la consom­ma­tion une oppres­sion, la réus­site une mala­die hon­teuse, le sexe un loi­sir sans consé­quence, la jeu­nesse un tri­bu­nal per­ma­nent, la matu­ri­té une forme nou­velle de séni­li­té, la dis­ci­pline une atteinte à la per­son­na­li­té humaine, la reli­gion chré­tienne… et l’Occident… et la peau blanche… »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

On a connu des évêques-félons...

« On a connu des évêques-félons, des géné­raux-félons, des ministres-félons, des intel­lec­tuels-félons et des félons tout court. C’est une espèce d’homme dont l’Occident se fait de plus en plus pro­digue au fur et à mesure qu’il se rétré­cit. »

Jean Ras­pail
Le Camp des saints, édi­tions Robert Laf­font, 1973

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