Le livre
Petit traité des vertus réactionnaires

Petit traité des vertus réactionnaires

Auteur : Oli­vier Bar­dolle
Édi­teur : Her­mann édi­teurs (14 avril 2011)

Pré­sen­ta­tion de l’é­di­teur : En Occi­dent, depuis près d’un demi-siècle, les idées pro­gres­sistes tiennent le haut du pavé. Il sem­ble­rait pour­tant que l’on redé­couvre aujourd’­hui cer­taines ver­tus à la pen­sée réac­tion­naire. Ne serait-ce qu’une capa­ci­té de résis­tance cer­taine aux ravages de l’hy­per­mo­der­ni­té et aux bien­faits immo­dé­rés de la pen­sée unique. Sans tom­ber dans le mani­chéisme propre à l’é­poque, ce petit trai­té, par­ti­cu­liè­re­ment tonique, dénonce les fausses valeurs avec jubi­la­tion et pous­se­ra cha­cun, qu’il se pré­tende de droite ou de gauche, à révi­ser son caté­chisme idéo­lo­gique. C’est ain­si qu’E­ric Naul­leau, répu­té de gauche, n’a pas hési­té à pré­fa­cer ce texte en toute indé­pen­dance d’es­prit (…).
Voir aus­si : Petit trai­té des ver­tus réac­tion­naires d’O­li­vier Bar­dolle, recen­sion par Juan Asen­sio
« Le Petit trai­té des ver­tus réac­tion­naires d’Olivier Bar­dolle est si petit qu’il n’évoque que cinq ver­tus car­di­nales de la Réac­tion, cette vieille momie que notre archéo­logue ama­teur, un homme pro­ve­nant de la socié­té du spec­tacle contre lequel son livre est pour­tant diri­gé, a pris le soin de sor­tir de son caveau pour l’exposer sous les regards hor­ri­fiés des badauds. »

Acheter chez un libraire indépendant

Découvrez 5 citations extraites du livre

Il y a toujours quelque chose de désespéré chez les réactionnaires...

« Il y a tou­jours quelque chose de déses­pé­ré chez les réac­tion­naires, ils s’engagent dans les plus folles aven­tures avec au cœur l’idée de rédemp­tion, et quand ils y vont c’est tou­jours un peu avec l’esprit de sacri­fice, ils ont le goût de l’action d’éclat et rêvent de faire de leur mort une apo­théose. Tan­dis que les pro­gres­sistes, eux, y croient réel­le­ment, naï­ve­ment même, ce sont eux les plus dan­ge­reux évi­dem­ment car ils ne savent pas s’arrêter à temps, ils entrainent les peuples avec eux en leur pro­met­tant un ave­nir mer­veilleux quand les réac­tion­naires, qui ne croient pas au peuple, ont une per­cep­tion plus esthé­tique des choses et se pré­oc­cupent d’abord du salut de leur âme. »

Oli­vier Bar­dolle
Petit trai­té des ver­tus réac­tion­naires, L’Éditeur, 2010

L’idée d’une démocratie terminale...

« C’est ain­si que s’est impo­sé en quelques décen­nies l’idée d’une démo­cra­tie ter­mi­nale, fon­dée sur les réac­tions à chaud d’opi­nions son­da­gières et l’exhibition per­ma­nente des stig­mates du Bien” qui doit se pro­pa­ger coûte que coûte à tous les aspects, y com­pris les plus intimes, de la vie humaine. Nous sen­tons qu’il y a quelque chose de tota­li­taire là-dedans mais cha­cun s’y résigne et la pro­pa­ga­tion Illu­mi­niste du Bien” est désor­mais consi­dé­rée comme un moindre mal. »

Oli­vier Bar­dolle
Petit trai­té des ver­tus réac­tion­naires, L’Éditeur, 2010

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés