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L’illusion mondialiste soutient que les frontières sont non seulement contraignantes mais inutiles…

« L’illusion mon­dia­liste sou­tient que les fron­tières sont non seule­ment contrai­gnantes mais inutiles. Pour­tant, après des décen­nies de sans-fron­tié­risme, le prin­cipe même de sépa­ra­tion n’a pas dis­pa­ru et reprend au contraire de la vigueur. Com­ment ne pas voir que, dans une Europe qui s’est don­né pour objec­tif la sup­pres­sion de toute fron­tière exté­rieure entre les États, on assiste para­doxa­le­ment à la créa­tion expo­nen­tielle de nou­velles fron­tières, inté­rieures et plus insi­dieuses, qui sont aus­si bien tan­gibles qu’intangibles ? Com­mu­nau­ta­risme, mul­ti­pli­ca­tion des contrôles de sécu­ri­té à l’entrée des aéro­ports, musées, centres com­mer­ciaux et autres lieux publics, blocs de béton à l’entrée des mar­chés de Noël, mur autour de la tour Eif­fel sont autant de réponses débri­dées à la néces­si­té de pro­tec­tion des indi­vi­dus dans des États qui ont oublié qu’une de leurs fonc­tions réga­liennes était d’assurer la sécu­ri­té de leurs citoyens. »

Thi­bault Mercier
Athé­na à la borne. Dis­cri­mi­ner ou dis­pa­raître ?, Pierre-Guillaume de Roux édi­teur, 2019

À propos de l'auteur

Thibault Mercier, né à Niort en 1985, est avocat, cofondateur du cercle « Droit & Libertés » et auteur d’Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ? (Pierre-Guillaume de Roux éditeur, 2019).
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Les droits de l’homme ne sont pas pour n’importe quel individu…

« Mais les droits de l’homme ne sont pas pour n’importe quel indi­vi­du. Les droits de l’homme sont amé­na­gés pour le pro­fit d’une classe sociale, du côté de laquelle Locke est enga­gé ; la classe des riches. La cri­tique de Marx est fon­dée. Les droits de l’homme de 1789 ser­virent la des­truc­tion de la monar­chie, mais lui sub­sti­tuèrent une oli­gar­chie. Ils ont signi­fié la domi­na­tion poli­tique de la classe bour­geoise ; dans l’économie du capitalisme. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

L’état de nature revêt la fonction d’une hypothèse scientifique…

« L’état de nature revêt la fonc­tion d’une hypo­thèse scien­ti­fique. L’état de nature est fait d’une pous­sière d’hommes iso­lés, et la socié­té, les ins­ti­tuions seront néces­sai­re­ment recons­truites à par­tir des hommes. Ren­ver­se­ment de la phi­lo­so­phie d’Aris­tote. Car Aris­tote observe dans la nature” des hommes enser­rés dans des groupes sociaux ; l’homme est natu­rel­le­ment poli­tique. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

Cette science du droit n’est pas concentrée sur l’individu…

« Cette science du droit n’est pas concen­trée sur l’individu. Elle ne fait pas de robin­son­nades. Héri­tière de la phi­lo­so­phie réa­liste de l’Antiquité, elle envi­sage l’individu tel qu’il est, situé dans un groupe. Le droit est rela­tion aux autres, avec qui nous com­mu­ni­quons par l’intermédiaire du par­tage des choses extérieures. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

C’est un thème éminemment grec que celui du droit…

« C’est un thème émi­nem­ment grec que celui du droit. Aris­tote est le pre­mier phi­lo­sophe du droit au sens strict. Les stoï­ciens s’occupèrent sur­tout de morale. Pla­ton avait les yeux tour­nés vers le ciel. Aris­tote regarde vers la terre. Tant en Grèce que pour les Romains, l’idée de droit est soli­daire de celle de jus­tice. Jus dérive de jus­ti­tia. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

Le fric qui efface paysages et pays est un phénomène bactérien…

« Le fric qui efface pay­sages et pays est un phé­no­mène bac­té­rien, cor­rup­teur et des­truc­teur. Aux biens natu­rels, au plai­sir de l’œuvre per­son­nelle, il sub­sti­tue ses fan­tasmes qui se suc­cèdent sur l’écran de télé qu’on offre au peuple en guise de vie. Les vraies richesses qui sont le fruit de la terre ou le don de l’homme, le fric si prompt à nous en pri­ver, est impuis­sant à nous les don­ner. Vrai­ment, où va le fric ? Ques­tion stu­pide : au fric. »

Ber­nard Charbonneau
Il court, il court le fric…, édi­tions Opales, 1996

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