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Citations sur l'aveuglement

Citations sur l'aveuglement : découvrez 5 citations de Enoch Powell, Erik L’Homme, Antoine de Saint-Exupéry, Josef Görres, Christopher Gérard

Les bruyants défenseurs des lois dites contre les discriminations…

« Il n’y a pas plus fausse appré­cia­tion de la réa­li­té que celle entre­te­nue par les bruyants défen­seurs des lois dites contre les dis­cri­mi­na­tions”. Que ce soit nos grandes plumes, toutes issues du même moule, par­fois des mêmes jour­naux qui, jour après jour dans les années 1930, ont ten­té d’aveu­gler le pays face aux périls crois­sants qu’il aurait fal­lu affron­ter. »

Enoch Powell
Dis­cours des fleuves de sang, allo­cu­tion du 20 avril 1968 à Bir­min­gham, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, 2019

Vieux bureaucrate, mon camarade ici présent…

« Vieux bureau­crate, mon cama­rade ici pré­sent, nul jamais ne t’a fait éva­der et tu n’en es point res­pon­sable. Tu as construit ta paix à force d’a­veu­gler de ciment, comme le font les ter­mites, toutes les échap­pées vers la lumière. Tu t’es rou­lé en boule dans ta sécu­ri­té bour­geoise, tes rou­tines, les rites étouf­fants de ta vie pro­vin­ciale, tu as éle­vé cet humble rem­part contre les vents et les marées et les étoiles. Tu ne veux point t’in­quié­ter des grands pro­blèmes, tu as eu bien assez de mal à oublier ta condi­tion d’homme. Tu n’es point l’ha­bi­tant d’une pla­nète errante, tu ne te poses point de ques­tions sans réponse : tu es un petit bour­geois de Tou­louse. Nul ne t’a sai­si par les épaules quand il était temps encore. Main­te­nant, la glaise dont tu es for­mé a séché, et s’est dur­cie, et nul en toi ne sau­rait désor­mais réveiller le musi­cien endor­mi ou le poète, ou l’as­tro­nome qui peut-être t’ha­bi­tait d’a­bord. »

Antoine de Saint-Exu­pé­ry
Terre des hommes, édi­tions Gal­li­mard, 1939

C’est pour un peuple…

« C’est pour un peuple le plus déplo­rable de tous les aveu­gle­ments que de lais­ser perdre son ori­gi­na­li­té, que de mécon­naître sa nature la plus pro­fonde, que de se lais­ser entraî­ner à des pra­tiques étran­gères, que de cher­cher à acqué­rir des biens qui ne lui étaient pas des­ti­nés et que de mépri­ser ceux qu’il aurait eu la force de s’approprier […] Que la nation apprenne à s’analyser, à se fouiller : elle décou­vri­ra en son sein une source pro­fonde qui com­mu­nique avec des tré­sors sou­ter­rains ! »

Josef Görres, direc­teur du Mer­cure rhé­nan (1814−1815), cité par Alain de Benoist
Ce que pen­ser veut dire, Édi­tions du Rocher, 2017

Les Dieux n’accordent aucune récompense. C’est l’éthique…

« Les Dieux n’accordent aucune récom­pense. C’est l’éthique de l’honneur qui com­mande de trans­mettre un nom sans tâche, d’être fidèle à la parole don­née et de res­pec­ter les contrats. Vio­ler ceux-ci n’est pas pécher, mais com­mettre une faute qui se paie tou­jours au prix fort. La faute suprême est celle que les Grecs nomment hybris : la déme­sure, dic­tée par l’orgueil, qui pousse l’aveugle à aller à l’encontre de l’ordre cos­mique. Les plus ter­ribles exemples d’hybris ne sont-ils pas aujourd’­hui ces tota­li­ta­rismes qui, à force de vou­loir « chan­ger l’homme », n’ont fait que l’avilir ? »

Chris­to­pher Gérard
Par­cours païen, Édi­tions L’Âge d’Homme, 2000

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