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Citations sur la discrimination

Les bruyants défenseurs des lois dites contre les discriminations…

« Il n’y a pas plus fausse appré­cia­tion de la réa­li­té que celle entre­te­nue par les bruyants défen­seurs des lois dites contre les dis­cri­mi­na­tions”. Que ce soit nos grandes plumes, toutes issues du même moule, par­fois des mêmes jour­naux qui, jour après jour dans les années 1930, ont ten­té d’aveu­gler le pays face aux périls crois­sants qu’il aurait fal­lu affron­ter. »

Enoch Powell
Dis­cours des fleuves de sang, allo­cu­tion du 20 avril 1968 à Bir­min­gham, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, 2019

À notre époque d’intelligence obscurcie…

« À notre époque d’intel­li­gence obs­cur­cie, on ne fait aucune dif­fi­cul­té de récla­mer pour tous une part égale aux pri­vi­lèges, aux choses qui ont pour essence d’être des pri­vi­lèges. C’est une espèce de reven­di­ca­tion à la fois absurde et basse ; absurde, parce que le pri­vi­lège par défi­ni­tion est inégal ; basse, parce qu’il ne vaut pas d’être dési­ré. »

Simone Weil
La per­sonne et le sacré, 1943, édi­tions Gal­li­mard, coll. Espoir, 1957, R&N Édi­tions, 2016

Vivre, c’est choisir, prendre parti, discriminer…

« Vivre, c’est choi­sir, prendre par­ti, dis­cri­mi­ner, s’engager sans retour – et tout nous pousse plus que jamais à nous enga­ger, à défendre pied à pied la cita­delle mena­cée. L’heure est à la mobi­li­sa­tion géné­rale, celle où on bat le rap­pel des troupes, où on éva­lue par­mi la foule le nombre de braves et d’audacieux. »

Fran­çois Bous­quet
Cou­rage ! manuel de gué­rilla cultu­relle, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, 2019

La distinction du politique c’est la discrimination de l’ami et de l’ennemi…

« La dis­tinc­tion spé­ci­fique du poli­tique, à laquelle peuvent se rame­ner les actes et les mobiles poli­tiques, c’est la dis­cri­mi­na­tion de l’ami et de l’ennemi. Elle four­nit un prin­cipe d’identification qui a valeur de cri­tère, et non une défi­ni­tion exhaus­tive ou com­pré­hen­sive. »

Carl Schmitt
La notion de poli­tique (Der Begriff des Poli­ti­schen), 1927, édi­tions Cal­mann-Lévy, 1972

On a perdu le sens des hiérarchies distinctives…

« On a per­du le sens des hié­rar­chies dis­tinc­tives, et notam­ment de la dif­fé­rence entre l’économie et la poli­tique. L’économie sert des inté­rêts quand la poli­tique n’est pas autre chose que la pro­tec­tion des citoyens. Elle doit res­ter au-des­sus. Elle est pre­mière. C’est le bou­clier réga­lien. »

Phi­lippe de Vil­liers
Le nou­veau monde est en train de mou­rir du coro­na­vi­rus, entre­tien avec Bas­tien Lejeune, Valeurs Actuelles, 18/03/2020

Qu’est-ce que la discrimination, si ce n’est l’action de distinguer…

« Qu’est-ce que la dis­cri­mi­na­tion, si ce n’est l’action de dis­tin­guer une chose d’une autre ? Dis­cri­mi­ner, c’est tra­cer des fron­tières, défi­nir des limites. Dans l’absolu, être, c’est déli­mi­ter un dedans et un dehors, c’est donc éga­le­ment dis­cri­mi­ner. Un pays n’existe que par ses fron­tières et les dif­fé­rences ne se concré­tisent que par des sépa­ra­tions. Toute action effec­tuée ou parole énon­cée en exclut fata­le­ment une autre et se trouve de fac­to dis­cri­mi­na­toire. Toute vie dif­fé­ren­ciée implique donc néces­sai­re­ment une dis­cri­mi­na­tion, une pré­fé­rence, une hié­rar­chie. »

Thi­bault Mer­cier
Athé­na à la borne. Dis­cri­mi­ner ou dis­pa­raître ?, Pierre-Guillaume de Roux édi­teur, 2019

L’illusion mondialiste soutient que les frontières sont non seulement contraignantes mais inutiles…

« L’illusion mon­dia­liste sou­tient que les fron­tières sont non seule­ment contrai­gnantes mais inutiles. Pour­tant, après des décen­nies de sans-fron­tié­risme, le prin­cipe même de sépa­ra­tion n’a pas dis­pa­ru et reprend au contraire de la vigueur. Com­ment ne pas voir que, dans une Europe qui s’est don­né pour objec­tif la sup­pres­sion de toute fron­tière exté­rieure entre les États, on assiste para­doxa­le­ment à la créa­tion expo­nen­tielle de nou­velles fron­tières, inté­rieures et plus insi­dieuses, qui sont aus­si bien tan­gibles qu’intangibles ? Com­mu­nau­ta­risme, mul­ti­pli­ca­tion des contrôles de sécu­ri­té à l’entrée des aéro­ports, musées, centres com­mer­ciaux et autres lieux publics, blocs de béton à l’entrée des mar­chés de Noël, mur autour de la tour Eif­fel sont autant de réponses débri­dées à la néces­si­té de pro­tec­tion des indi­vi­dus dans des États qui ont oublié qu’une de leurs fonc­tions réga­liennes était d’assurer la sécu­ri­té de leurs citoyens. »

Thi­bault Mer­cier
Athé­na à la borne. Dis­cri­mi­ner ou dis­pa­raître ?, Pierre-Guillaume de Roux édi­teur, 2019

La discrimination est à l’origine l’action de distinguer des objets…

« La dis­cri­mi­na­tion, on rou­git de le rap­pe­ler, est à l’origine, et lit­té­ra­le­ment, l’action de dis­tin­guer des objets de pen­sée, ou de dis­cer­ner les choses les unes des autres. Il n’y a donc pas un pro­pos, dans quelque langue que ce soit, il n’y a pas une phrase issue d’une pen­sée un peu construite, qui ne soit, en son essence, dis­cri­mi­na­toire. La parole ne s’énonce que pour dis­tin­guer ou dif­fé­ren­cier. Toute opi­nion est un tri. Toute remarque, même la plus éva­sive, com­mence par écar­ter ce dont elle ne parle pas et que, par consé­quent, elle dis­cri­mine”. »

Phi­lippe Muray
Causes tou­jours, édi­tions Des­cartes & Cie, 2013

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